Historique de l’exploitation piscicole à Madagascar

Historique de l’exploitation piscicole à Madagascar

– Phase coloniale
Diverses espèces de poissons ont été introduites en vue de remplacer les espèces autochtones de faible performance. Dans cette politique plusieurs stations piscicoles ont été implantées.

– Phase de l’indépendance jusqu’en 1979
L’activité piscicole est presque non prioritaire. L’activité est en état de dormance. Les stations piscicoles étaient presque toutes en veilleuse.

– De 1979 à 2003 : Il y a un nouvel essor de la filière piscicole avec le démarrage et des différents projets avec : Désengagement de l’état en matière de production d’alevins (location gérance des stations étatiques) et privatisation de la production d’alevins .

De 2003 jusqu’à 2007 : Il y a développement de la pisciculture commerciale qui est plutôt tournée vers le marché local.

Problématiques de la filière pisciculture à Madagascar 

Malgré leur volonté de développement, les pisciculteurs malgaches se heurtent à des problèmes tels :
• Insuffisance des alevins et leur qualité.
• Cherté du prix des alevins.
• Dégénérescence des souches de géniteurs piscicoles.
• Capacité d’encadrement et d’appui de l’administration limitée.
• Manque d’esprit d’entreprenariat des paysans.
• Faible pouvoir d’achat des paysans.
• Absence de mécanisme de financement piscicole adapté.
• Activité d’autoconsommation.
• Absence de politique de recherche de développement technologique.
• Enclavement des zones propices à l’activité piscicole.

Biologie d’Oreochromis niloticus 

Caractéristiques taxonomiques et morphologiques 

La classification systématique de cette espèce est :

Règne : Animal
Embranchement : Vertebré
Classe : Poissons
Sous classe : Ostéichtyens
Ordre : Perciforme
Famille : Cichlidae
Genre : Oreochromis
Espèce : niloticus

Les principaux synonymes de cette espèce sont :

• Tilapia nilotica
• Tilapia (Sarotherodon) nilotica
• Sarotherodon niloticus

L’espèce a une couleur grisâtre. La partie antérieure de la ventre et le flanc sont rosâtres. Les nageoires caudales sont de forme arrondies et munies de stries brune verticales. Oreochromis niloticus a plutôt une forme trapue et se reconnaît facilement par : La tête portant les deux narines à gauche et à droite ; Des os operculaires non épineux ; Du corps comprimé latéralement, couvert d’écailles cycloïdes et parfois cténoïdes ; 18 à 28 branchiospines sur la partie inférieure du premier arc branchial.

Enfin, le pisciculteur reconnaît le sexe en examinant la papille génitale. Chez le mâle, celle-ci est protubérante en forme de cône et porte un pore urogénital à l’extrémité, tandis que chez la femelle, sa forme est arrondie avec une fente transversale au milieu (pore génital) et un pore urinaire à l’extrémité.

Exigences écologiques 

Des nombreuses études sur terrain et en laboratoire (PULLIN et al, 1980) montre que Oreochromis niloticus est une espèce relativement résistante par rapport à une large variation des milieux écologiques et eurytope. Cette espèce thermophile vit mieux à un optimum de température entre 13,5 °C et 33 °C. L’euryhalinité d’Oreochromis spp est ég alement bien connue, il se rencontre dans les eaux de salinité comprise entre 0 °/°° et 30 °/°°. La tolérance à la variation du pH est très large, variant de 5 à 11.

Du point de vue concentration en oxygène dissous, l’Oreochromis spp tolère à la fois les sursaturations et les déficits importants. En effet, en dessous de 3 mg / l, les stress respiratoires se manifestent, bien que la mortalité ne survienne qu’après 6 heures d’exposition.

Régime alimentaire

Oreochromis niloticus est pratiquement omnivore à tendance végétarienne. Son régime alimentaire est constitué de phytoplancton filtré par les microbranchiospines du milieu naturel. Les Diatomées sont les plus importants (Freyer et Iles, 1972). En même temps, il ingurgite du zooplancton, des insectes aquatiques et toutes sortes des produits agricoles (Yashouv et Chervinski, 1971 ; Hastings, 1973). Cette capacité d’adaptation à divers aliments est phénoménale et à la base de sa haute potentialité pour la pisciculture. Les individus mâles présentent une croissance nettement plus rapide que les femelles et atteignent une taille supérieure.

Cycle biologique 

Oreochromis niloticus fait partie des Tilapia, au sens large du terme, qui incubatent leur progénitures dans la bouche (TREWAVAS, 1973). Lorsque les conditions abiotiques deviennent favorables, les mâles se rassemblent en arène de production. Ceux-ci creusent un nid en forme d’assiette plate. En cas d’arrêt au-dessus d’un nid et après une parade nuptiale de synchronisation sexuelle, la femelle dépose un lot d’ovules que le mâle féconde immédiatement. Puis, la femelle les reprend dans la bouche pour les incuber. L’éclosion des oeufs a lieu dans la bouche, 4 à 5 jours après la fécondation. Une fois leur vitelline résorbée après une dizaine de jours et malgré que les alevins soient capables de nager, ils sont encore gardés par la femelle pendant plusieurs jours avec des incursions hors de la bouche. Toutefois, ceux-ci se réfugent dans la cavité buccale au moindre danger. A une taille d’environ 10 mm, les alevins quittent définitivement leur mère et vivent en petits bancs dans les eaux littorales peu profondes. Enfin, la taille de première maturité sexuelle d’Oreochomis niloticus varie généralement entre 14 et 20 cm (PLISNIER et al, 1988).

Lire sur cLicours.com :  Etat de l’art sur les systèmes de localisation en intérieur

Croissance

Oreochromis niloticus est pratiquement omnivore à tendance végétarienne.

Son régime alimentaire est constitué de phytoplancton filtré par les microbranchiospines du milieu naturel. (LOWE-Mc CONNEL, 1982) Sa durée de vie est relativement courte (4 à 7 ans), sa vitesse de croissance est extrêmement variable selon les milieux. Ainsi Oreochromis niloticus grandit plus vite dans le lac Albert (34 cm à 4 ans) que dans le lac Tchad (26 cm à 4 ans) ou le lac Mariout (24 cm à 4 ans).. La croissance la plus lente et la durée de vie la plus courte sont observées dans le lac Alaotra (± 20 cm à 4 ans) où cette espèce a été introduite. La croissance la plus rapide et la longévité la plus longue (7 ans et 38 cm) sont observées dans le lac Albert. Toutefois le plus grand spécimen aurait été capturé dans le lac Turkana (Rodolphe) et mesurait 64 cm de longueur totale (sous-espèce: O. niloticus vulcani, TREWAVAS, 1982).

Une autre grande caractéristique d’Oreochromis niloticus concerne son dimorphisme sexuel de croissance. Dès que les individus atteignent l’âge de maturité (1 à 3 ans selon le sexe et le milieu), les individus mâles présentent une croissance nettement plus rapide que les femelles et atteignent une taille nettement supérieure. Ainsi dans le lac Itasy, les mâles vivent plus longtemps et atteignent une taille maximale de 38 cm soit 2 000 g alors que les femelles ne dépassent pas 28 cm soit 950 g. Toutefois, d’après LOWE-Mc CONNEL (1982), dans les grands lacs où la croissance est bonne, mâles et femelles atteignent des tailles identiques.

Table des matières

INTRODUCTION
Historique et contexte du projet
PREMIERE PARTIE
I- CADRE GENERAL DE L’ETUDE
I.1- Historique de l’exploitation piscicole à Madagascar
I.2- Problématique de la filière pisciculture à Madagascar
I.3- Biologie d’Oreochromis niloticus
I.3.1-Caractéristiques taxonomiques et morphologiques
I.3.2- Exigences écologiques
I.3.3- Régime alimentaire
I.3.4- Cycle biologique
I.3.5- Croissance
I.4- Généralités sur le lac
Conclusion partielle
DEUXIEME PARTIE
II- MATERIELS ET METHODES
II.1- Situation de site d’élevage
II.2- Matériels
II.2.1- Matériels des cages mis à l’essai
a- Structure flottante
b- Treillis immergés
II.2.2- Matériels biologiques
II.2.3- Matériels d’élevage
II.2.4- Matériels pour la fabrication d’aliments et les ingrédients
II.3- Méthodologie d’expériences
II.3.1- Proposition de modèle des cages flottantes
II.3.2- Confection des cadres flottantes
II.3.3- Montage des poches de filets
II.3.4- Emplacement des cages sur le lac
II.3.5- Fabrication d’aliments
II.3.6- Mise en charge des alevins
II.3.7- La conduite d’élevage
a- Alimentation
b- Suivi d’élévage
c – La récolte
Conclusion partielle
TROISIEME PARTIE
III- RESULTATS ET DISCUSSIONS
III.1- Résultats
III.1.1- Investissement
III.1.2- Evaluation technique de l’élevage
III.1.3- Coût d’exploitation
III.1.3.1- Aspect économique de base
III.1.3.2- Charges d’alevins
III.1.3.3- Charges d’aliments
III.1.3.4- Charges de personnels
III.1.4- Recettes
III.1.5- Bilan économique annuel
III.2- Discussions
Conclusion partielle
Conclusion générale 

Cours gratuitTélécharger le document complet

Télécharger aussi :

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.