L’hématologie cellulaire

L’hématologie avant tout, a permis de mettre en évidence les processus du fonctionnement des globules rouges, des globules blancs et des plaquettes, ainsi que celui de la différenciation entre les cellules des tissus composant la moelle osseuse. [5] Avec le nombre croissant de lames de cellules à analyser (en particulier les frottis), le dépistage s’est considérablement développé ces dernières années mettant en avant le besoin d’automatisation par des méthodes informatiques. [6] Le sang est un élément vital pour l’être humain. Le sang est un liquide circulant dans les artères et les veines de l’organisme. Le sang est composé d’un liquide jaunâtre, appelé plasma, dans lequel baignent des millions de cellules, notamment les globules rouges qui lui donnent sa couleur. Ces cellules, qui constituent les éléments figurés, représentent environ 45 p. 100 du volume du sang total. Son odeur est très caractéristique. Le sang a une densité relative comprise entre 1,056 et 1,066. L’organisme d’un adulte en bonne santé contient en moyenne entre 4,5 et 6 litres de sang, soit un onzième du poids du corps. [7] La majeure partie du plasma est constituée d’eau, fluide dans lequel sont dissoutes les nombreuses substances composant le sang. Un millimètre cube de sang humain contient environ cinq millions de globules rouges (hématies), cinq à dix mille globules blancs (leucocytes) et deux cent mille à trois cent mille plaquettes (thrombocytes). Le sang transporte également de nombreux sels minéraux et substances organiques en solution.

Cytomorphologie des cellules sanguines :

Le sang est constitué de cellules spéciales en suspension dans un liquide appelé plasma. Le sang représente environ 1/12 de la masse corporelle d’un homme adulte, ce qui correspond à de 5 à 6 litres de liquide. Il est constitué à 55 % de plasma et à 45 % de cellules appelées éléments figurés. [9] Le sang exécute de nombreuses fonctions importantes. Par la voie de l’hémoglobine contenue dans les érythrocytes, il transporte de l’oxygène vers les tissus et recueille le gaz carbonique (CO2). Il transporte aussi des substances nutritives (p. ex. les amino-acides, sucres et sels minéraux) et rassemble la matière excrétée qui sera éliminée par le filtre rénal. Le sang transporte également des hormones, des enzymes et des vitamines. Il assure la défense de l’organisme grâce à l’activité phagocytaire des leucocytes, au pouvoir bactéricide du sérum et à la réaction immunitaire dont les lymphocytes sont les protagonistes.

Le frottis de sang :

Le sang est essentiel au bon fonctionnement de l’organisme, ainsi une quelconque modification des paramètres sanguins quantitatifs et qualitatifs traduit un dysfonctionnement dans l’organisme. La réalisation d’analyses sanguines de contrôle est donc extrêmement importante : c’est pourquoi c’est l’une des premières étapes d’un diagnostic médical. [8] Au but de prélever des échantillons de sang, vous devez utiliser des gants en latex et des spéciales lancettes stériles qui vous permettent de piquer la peau en sécurité et d’en obtenir l’échantillon. Après l’usage, les lancettes et les lames doivent être jetées dans des conteneurs spéciaux munis d’une étiquette convenable. Tous les matériaux, comme les tissus, serviettes, colorants, etc. Qui ont été en contact avec le sang doivent être jetés d’une façon sure en suivant les protocoles de l’organisme compétent. Dans tous les cas, lisez notre page d’Avertissements .

Préparation d’un frottis sanguin :

1. Nettoyer : 2 lames à l’alcool (faces et tranches), les sécher avec du papier absorbant, les déposer sur papier absorbant.
2. Prélever : une goutte de sang à l’aide du compte-goutte.
3. Déposer : la goutte de sang à l’extrémité d’une lame .
4. Appliquer : une autre lame inclinée à 45° en avant de la goutte de sang de façon à ce que le sang s’étale sous la lame par capillarité .
5. Faire : glisser la lame inclinée à 45° pour étaler uniformément la goutte .
6. Sécher : le frottis avec le sèche-cheveux.
7. Repérer : au marqueur, avec une lettre F, la face où se trouve le sang .

Coloration frottis sanguin: May Grünwald Giemsa :

1- Fixation :
– Placer la lame du frottis sur un support horizontal au dessus d’un bac de coloration.
– Verser sur la lame 15 gouttes de colorant May-Grünwald pur de façon à recouvrir complètement le frottis. Laisser agir 3 minutes.

2- Coloration au May-Grünwald :
– Ajouter autant de gouttes d’eau neutre que de gouttes de colorant, le mélange est rapide.
– Laisser agir 2 minutes. (Préparer la dilution du Giemsa pendant ce temps.)
– Rejeter le colorant par un jet d’eau neutre.

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3- Coloration au Giemsa :
– Préparer la dilution du Giemsa pendant les 3 minutes précédentes : pour cela introduire 20 cm3 d’eau neutre dans une éprouvette graduée, ajouter 30 gouttes de colorant de telle manière que celui-ci reste à la surface de l’eau neutre.
– Verser le contenu de l’éprouvette dans une boîte de Laveran. Dès que la lame est prête, mélanger en agitant doucement (le pouvoir colorant est maximum au moment du mélange).
– Déposer la lame (frottis en dessous) dans la boîte, laissé agir 20 minutes (Giemsa lent). Rincer sous un jet d’eau neutre.

4- Séchage
– Laisser sécher la lame à l’air, en position inclinée, après avoir essuyé la face inférieure de la lame avec du papier filtre.
– Attendre au moins 5 minutes avant l’examen microscopique du frottis. [12] Nous allons maintenant décrire l’aspect morphologique de chacun de ces types de cellules:

Le plasma :
Le sérum dépourvu de cellules, ou plasma, peut être obtenu au moyen de la centrifugation. Le plasma est un liquide légèrement alcalin, ordinairement jaunâtre. Il est constitué à 90 % d’eau et à 10 % de matières sèches. Neuf/dix de celles-ci sont constituées de substances organiques, la dernière l’étant de minéraux. Ces substances organiques sont composées de glucides (glucose), de lipides (cholestérol, triglycérides, phospholipides, lécithine, gras), de protéines (globulines, albumines, fibrinogènes), de glycoprotéines, d’hormones (gonadothrophine, érythropoïétine, thrombopoiétine), d’amino-acides et de vitamines. Les substances minérales sont dissoutes sous forme ionique, c’est-à-dire dissociées en ions positifs et négatifs .

Les globules rouges (érythrocytes):
Les globules rouges sont aussi appelés hématies (du grec « haima » = « sang ») ou érythrocytes (du grec « érythros » = « rouge » et « kytos » = « vide »). Ces cellules ont une forme biconcave et ne possèdent pas de noyau, du moins chez les mammifères. D’un diamètre de 7 µm (= 7 millionièmes de mètre) pour une épaisseur de 2 µm, les hématies sont très déformables et capables de circuler, transportées passivement par le courant sanguin, dans des vaisseaux capillaires de 3-4 µm de diamètre ! On en trouve en moyenne 5 millions par mm³ de sang chez l’homme et 4,5 millions par mm³ de sang chez la femme.

Les globules blancs (ou leucocytes):
Les globules blancs sont aussi appelés leucocytes (du grec « leukos » = « blanc » et « kytos » = « vide »). En effet, un « point blanc » est principalement fait d’un amas considérable de leucocytes.

Ils possèdent un noyau aisément observable au microscope après coloration. On en trouve normalement de 5000 à 9000 par mm³ .[14] Chaque type de leucocyte est présent dans le sang en proportions différentes :
• Neutrophiles, de 50 à 70 %
• Eosinophiles, de 2 à 4 %
• Basophiles, de 0,5 à 1 %
• Lymphocytes, de 20 à 40 %
• Monocytes, de 3 à 8 % .

Table des matières

Introduction générale
L’hématologie cellulaire
1.1. Introduction
1.2. Cytomorphologie des cellules sanguines
1.3. Le frottis de sang
1.3.1. Préparation d’un frottis sanguin
1.3.2. Coloration frottis sanguin: May Grünwald Giemsa
1.3.3. Le plasma
1.3.4 Les globules rouges (érythrocytes)
1.3.5 Les globules blancs (ou leucocytes)
1.3.5.1 Les neutrophiles
1.3.5.2 Les éosinophiles
1.3.5.3 Les basophiles
1.3.5.4. Les lymphocytes (ou agranulocytes)
1.3.5.5 Les monocytes
1.3.6. Les Plaquettes (Thrombocytes)
1.3.7. Le rôle du sang
1.4 Les maladies du sang
1.4.1 La leucémie
1.4.2 Les lymphomes
1.4.3. Les syndromes myélodysplasiques
1.4.4. La drépanocytose
1.5. Conclusion
Chaînes de traitement d’images microscopiques
2.1. Introduction
2.2. Les Systèmes Informatiques d’Analyse d’Images cytologiques
2.2.1. La segmentation
2.2.2. La caractérisation
2.2.3. La classification
2.3. Les espaces de couleur
2.3.1. L’espace (Rc, Gc, Bc)
2.3.2 L’espace (rc, gc, bc)
2.3.3 Les espace HSV et HSL
2.3.4. Treillis des images couleur
2.4. Description de l’application pour l’analyse morphologique de frottis sanguins
2.5. Acquisition des images couleur
2.6. Segmentation des images couleurs
2.6.1. Le pré-traitement
2.6.2. Les traitements
2.6.3. Les post-traitements
2.6.4. L’analyse de données quantitatives
2.7. Description de la méthode
2.7.1. La segmentation
2.7.1.1. Le rôle de segmentation
2.7.1.2. Les approches de segmentation
2.8. La segmentation par LPE
2.8.1. Définition de la LPE
2.8.1.1. Le problème de la LPE
2.8.1.2. LPE sur la Fonction distance
2.8.1.3. LPE sur gradient morphologique
2.8.1.4. LPE sur marqueurs internes et marqueurs externes
2.9. La morphologie mathématique
2.9.1. Morphologies binaire et numérique
2.9.2. Transformations morphologiques élémentaires
2.9.2.1. L’érosion
2.9.2.2. Dilatation
2.9.2.3. Les gradients morphologiques
2.9.2.4. La fermeture
2.9.2.5. L’ouverture
2.10 Conclusion
Conclusion générale 

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