La région hypophysaire se situe en dessous du centre du cerveau dans l’étage moyen de la base du crâne. Elle est limitée au-dessus par les nerfs optiques, le chiasma optique et le cercle de Willis. Latéralement par les sinus caverneux et les artères carotides internes. En arrière par le tronc cérébral et l’artère basilaire. Elle peut être le siège de plusieurs pathologies, dominées par les pathologies tumorales.
Selon l’origine des tumeurs on peut distinguer cinq grands groupes :
1. Les tumeurs adénohypophysaires.
2. Les tumeurs de la neurohypophyse
3. 0Les tumeurs non hypophysaires
4. Les tumeurs non hypophysaires rares
5. Les tumeurs métastatiques.
Ces tumeurs de la région hypophysaire sont en grande majorité bénignes et dominées parles adénomes notamment les adénomes hypophysaires, qui représentent entre 10-15%des tumeurs primaires intracrâniennes de l’adulte [1]. Leur incidence et prévalence précise varie en fonction des moyens de surveillance, de la population étudiée et de la période de l’étude. Les données des centres académiques médicaux suggèrent que les tumeurs hypophysaires peuvent représenter jusqu’à 20% des tumeurs primaires opérées. Les estimations épidémiologiques indiquent une incidence annuelle de 8.2 à 14.7 cas /100000 habitants. Une étude récente belge a rapporté une prévalence de 94 cas /100000 habitants [1].
La région hypophysaire peut aussi être le siège de tumeurs non adénomateuses tels que :les craniopharyngiomes constituants à peu près 3% des tumeurs intracrâniennes, étant plus fréquent chez l’enfant que chez l’adulte (environ 6 à 9 % des tumeurs de l’enfant) [2] ;Les kystes de la poche de Rathke ( retrouvé dans environ 13 à 33% des hypophyses dans les séries d’autopsies)[3] ; les kystes arachnoïdiens ; les kystes épidermoïdes ; les chondromes ; les méningiomes ;les gliomes de bas grades (tumeurs post hypophysaires) ; les carcinomes ; les métastases et autres. L’imagerie médicale (radiographie standard, TDM et IRM) est d’un grand apport dans le diagnostic de la majorité de ces tumeurs, elle permet de classer les adénomes selon leurs diamètres en macro adénome (diamètre ≥ 10mm) et micro adénome (diamètre <10mm) [4]. Elle permet également de voir le degré d’envahissement des constituants de la région hypophysaire afin d’évaluer le pronostic après la chirurgie.
Ces tumeurs nécessitent une prise en charge multidisciplinaire, impliquant la collaboration des neurochirurgiens, endocrinologues, ophtalmologues et réanimateurs.
La région hypophysaire encore appelée région sellaire, se situe en dessous du centre du cerveau dans l’étage moyen de la base du crane (figure 1et 2). Elle présente à décrire une loge, de forme parallélépipédique et de nature ostéo fibreuse, comportant des éléments anatomiques hétérogènes. Cette loge est creusée dans la portion antérieure et médiane de l’étage moyen de la base du crâne, dans la selle turcique. Elle présente à décrire des parois faites essentiellement d’éléments ostéo fibreux et un contenu constitué principalement de l’hypophyse.
PAROIS DE LA LOGE HYPOPHYSAIRE
PAROI INFERIEURE
Correspondant au plancher de la selle turcique du sphénoïde, paroi osseuse généralement concave en haut et légèrement inclinée en bas et en arrière, qui présente en avant deux reliefs transversaux : le sillon du sinus coronaire antérieur et la crête synostosique terminée latéralement par les apophyses clinoïdes moyennes. Mis à part ces reliefs, le fond de la selle turcique a une épaisseur régulière de l’ordre de 1mm .
PAROI ANTERIEURE
Correspondant à la gouttière optique et au tubercule de la selle ; aux angles supéro- externes se trouvent les apophyses clinoïdes antérieures, parfois reliées aux apophyses clinoïdes moyennes par un pont osseux délimitant le foramen carotide clinoïde où passe la terminaison de la carotide interne [4].
PAROI SUPERIEURE
Correspondant au « diaphragme sellaire » ou « tente de l’hypophyse », formation dure-mérienne pratiquement horizontale, percée d’un orifice livrant passage à la tige hypophysaire et parfois à un diverticule arachnoïdien cysti-forme rempli de liquide céphalo-rachidien ; son pourtour dédoublé englobe des éléments veineux regroupés sous le nom de sinus coronaire antérieur [4].
PAROIS LATERALES
Egalement dure-mérienne, elles unissent la tente de l’hypophyse aux bords latéraux de la selle turcique et constituent la paroi médiale du sinus caverneux [4].
RAPPORTS DE LA LOGE HYPOPHYSAIRE
En haut (supra sellaire) : le lobe frontal et le 3eme ventricule sont situés Just eau dessus de l’hypophyse. Le chiasma optique représente le principal rapport. La tige hypophysaire en arrière n’ait de l’hypothalamus et s’insère sur la posthypophyse.
En avant : partie supérieure du sinus sphénoïdal et arrière fond des fosses nasales.
En arrière : la lame quadrilatère qui sépare l’hypophyse des citernes inter pédonculaire et pré-pontique.
En bas : le plancher de la loge correspondant au sinus sphénoïdal. Latéralement (loge caverneuse) : la loge caverneuse est un espace ostéo duremérien extradural, situé de part et d’autre de la loge hypophysaire. Son contenu est vasculo-nerveux notamment la carotide interne, des plexus veineux et des nerfs crâniens .
INTRODUCTION |