CONTRIBUTION A L’ACTUALISATION ET GESTION DURABLE DES RESSOURCES EN EAU 

CONTRIBUTION A L’ACTUALISATION ET GESTION DURABLE DES RESSOURCES EN EAU 

ANALYSE DES DONNEES THERMO- PLUVIOMETRIQUES

Les données pluviométriques qui ont été collectées et analysées proviennent de l’Agence Nationale des Ressources Hydrauliques (A.N.R.H), et l’Office National de Météorologie (O.N.M). 

Pluviométrie

Pour l’analyse de la pluviométrie, nous avons choisi la période allant de 1995 à 2015, pour les deux stations (Khenchela et Oum El Bouaghi), c’est la période commune entre les deux stations et à laquelle nous pouvons coupler la température pour un éventuel calcule du bilan hydrique du bassin versant. Nous avons aussi choisie d’analyser la pluviométrie à partir des données recueillies au niveau la station hydrométrique de Foum El Gueiss, de la période allant de 1981 à 2015, 36 cette station fera l’objet d’une modélisation hydrologique (pluie-débit) par la suite dans ce travail. Connaitre le régime pluviométrique sur une assez longue période sera utile pour juger l’efficacité du calage effectué. A. Variabilité interannuelle des pluies La présentation brute de la série de précipitation permet d’en visualiser l’évolution chronologique des données. La variabilité interannuelle se présente comme suit : – Pour La station de Khenchela (Fig. 18) avec un minimum pluviométrique de 295 mm correspond à l’année 1999, l’année 2010 traduit le cycle le plus arrosé avec 626 mm ; – Pour la station d’Oum El Bouaghi (Fig. 18), le minimum est enregistré durant l’année 2005 avec 240 mm, représentant le cycle le plus sec, alors que le maximum est constaté durant l’année 2004 avec 665 mm ; – Pour la station de Foum El Gueiss (Fig. 19), un minimum de pluviométrie est enregistré en 1990 avec 191 mm. L’année la plus arrosés est l’année 2004 avec 59 mm.  Figure 19. Variabilité interannuelle des précipitations pour la station de Foum El Gueiss (1981-2015). B. Tendance du régime pluviométrique L’indice de pluviosité (Ip) est une méthode très utilisée pour caractériser les années sèches et les années humides. Elle présente le rapport entre la hauteur de précipitation annuelle à la hauteur moyenne de précipitation. Une valeur supérieur à 1 de cet indice caractérise les années humides par contre s’il est inférieur à 1 les années sont qualifiées de sèches (Hermassi, 2013). Ip = Pi/Pm. Pour dégager les grandes tendances (sèche ou humide) de la pluviométrie annuelle et supprimer les faibles fluctuations, on a utilisé aussi le cumul de l’écart proportionnel à la moyenne qui diffère l’indice de la pluviosité en soustrayant 1 de la valeur obtenue (Pi/Pm-1 cumul). Quand la somme des indices croit, il s’agit d’une tendance humide. La tendance est sèche dans le cas contraire. L’examen de la Figure 20 montre que : – Pour la station de Khenchela : la période comprise entre les 1995 et 2002, présente une séquence d’années sèche, à partir de l’année 2003 la tendance globale est humide avec une légère diminution de cumul au cours des dernières années. – Pour la station d’Oum El Bouaghi : la tendance est sèche sur la totalité de la période allant de 1995-2015 exception faite pour la période comprise entre 2002-2005 qui présente une tendance légèrement humide. – Pour la station de Foum El Guiess (Fig. 21) : entre l’année 1981 et 2015 nous avons deux cycles bien distincts le premier sec, s’étale de 1981 jusqu’à 1989.L’autre humide, s’étale de 2002 jusqu’à 2011. Entre ces deux cycles on constate une fluctuation entre 100,0 200,0 300,0 400,0 500,0 600,0 700,0 Précipitations (mm) Années Pi Station de Foum El Gueiss 38 l’humidité et la sécheresse. Figure 20. Evolution de cumul l’indice de l’écart proportionnel à la moyenne au niveau du bassin versant (1995-2015). Figure 21. Evolution de l’indice de pluviosité pour la station de Foum El Gueiss (1981-2015). C. Variabilité mensuelle des pluies Dans le graphe ci-dessous (Fig.22) sont représentées les hauteurs (en mm) des précipitations mensuelles pour la période allant de 1995 à 2015. Le régime pluviométrique des deux stations (Khenchela et Oum El Bouaghi), est caractérisé par le mois le plus arrosé au niveau de la station de Khenchela est le mois de septembre avec 59.5 mm tandis que pour la station d’Oum El Bouaghi c’est le mois de Mai. Le moins pluvieux coïncident avec le mois de juillet -1,00 -0,50 0,00 0,50 1,00 1,50 Années Pi/Pm-1 cumul Station de Khenchela cumul Pi/Pm-1 cumul Station Oum El Bouaghi cumul -2,00 -1,00 0,00 1,00 Années Pi/Pm-1 cumul Station de Foum El Gueiss 39 pour les deux stations avec 16.12 enregistrée au niveau de la première et 9.4 mm au niveau de la deuxième. La pluviosité au niveau des trois stations, commence à s’accroître au mois d’Octobre pour aboutir à son max au mois de Décembre, régresse à partir du mois de Janvier, pour reprendre au mois d’Août en passant par deux chutes assez considérables au mois de Février et Avril a) b) c) Figure 22. Précipitations mensuelles moyennes interannuelles :a) station de Khenchela .b) station d’Oum El Bouaghi.c) station de Foum El Gueis. 0,0 10,0 20,0 30,0 40,0 50,0 60,0 Sep Nov Jan MarsMai Juil Précipitation (mm) Mois Station de Khenchela (1996-2015) Précipitation (mm) 0,0 10,0 20,0 30,0 40,0 50,0 60,0 Sep Dec Mars Jui Précipitation (mm) Mois Station d’Oum El Bouaghi (1996-2015) Précipitation (mm) 0,0 10,0 20,0 30,0 40,0 50,0 60,0 Sep Dec Mars Jui Précipitation (mm) Mois Station de Foum El Gueiss (1990-2000) Précipitations 40 2.2.2. Températures L’étude des températures est utile, car elles influent sur un grand nombre des facteurs (évapotranspiration, l’enneigement et sa durée). Elles influent très fortement sur la répartition de la végétation. Ce paramètre tout comme la précipitation trouve son importance dans le calcul de l’évapotranspiration, élément important du bilan hydrique. Les graphes sur la figure 23, présente l’évolution des températures annuelles moyennes au niveau de la station d’Oum El Bouagui et de celle de Khenchela (1995-2015). Il en ressort que les valeurs fluctuent sensiblement d’une année à l’autre. L’écart entre la température de l’année la plus chaude et l’année plus froide approche 2 °C au niveau de la station de Khenchela et dépasse les 2.5 °C pour celle d’Oum El Bouaghi. La période d’observation est sans doute trop courte pour que l’évolution soit nette au regard des variations interannuelles. Les valeurs moyennes mensuelle interannuelle pour la période allant de 1995 à 2015 (Fig.24) montrent que janvier est le mois le plus froid (6.6 ,6.5 °C) enregistrée sur Khenchela et Oum El Bouaghi, alors que juillet est le plus chaud (26.9, 26.7 °C). La température moyenne annuelle est de 15.7 pour la station de Khenchela et 15.6 pour celle d’Oum El Bouaghi (Tabl.5), les températures sont ainsi relativement homogènes sur tout le bassin de Gareat El Tarf.

Table des matières

INTRODUCTION GENERALE
PARTIE I : PORTRAIT DU BASSIN VERSANT DE GAREAT EL TARF
CHAPITRE 1 : CARACTERISTIQUES PHYSIQUES DU BASSIN
1.1 POSITIONNEMENT GEOGRAPHIQUE
1.2. APERÇU SUR L’OROGRAPHIE DU BASSIN VERSANT
1.3. LE RELIEF DU BASSIN DE GAREAT EL TARF
1.4. LES CARACTERISTIQUES MORPHOMETRIQUES
1.4.1. Surface et périmètre
1.4.2. Indice de compacité de Gravilus
1.4.3. Le rectangle équivalent
1.4.4. Le relief .
A. Hypsométrie.
B. Les altitudes caractéristiques
C. Les pentes
1.5. LE RESEAU HYDROGRAPHIQUE
1.5.1. Topologie du réseau hydrographique
1.5.2. Extraction du réseau hydrographique et son hiérarchisation sur ArcGis
1.5.3. Caractéristiques du réseau hydrographique
A. La longueur caractéristique
B. Pente moyenne d’un cours d’eau
C. Densité de drainage
D. Fréquence des biefs
E. Coefficient de torrentialité
F. Temps de concentration TC
1.6. CONCLUSION
CHAPITRE 2 : CARACTERISTIQUES CLIMATIQUES DU BASSIN
2.1. INTRODUCTION
2.2. ANALYSE DES DONNEES THERMO- PLUVIOMETRIQUES
2.2.1. Pluviométrie
A. Variabilité interannuelle des pluies
B. Tendance du régime pluviométrique
C. Variabilité mensuelle des pluies
2.2.2. Températures
2.3. SYNTHESE CLIMATIQUE
2.3.1. Diagramme Ombrothermique
2.3.2. Indice de De Martonne
2.4. LE BILAN HYDRIQUE
2.4.1. L’évapotranspiration potentielle (ETP)
2.4.2 Évapotranspiration réelle (ETR)
2.4.3. Estimation de la réserve facilement utilisable RFU
2.4.4. Déficit agricole et pluie efficace
2.4.5. Interprétation du bilan hydrique
2.5. CONCLUSION
CHAPITRE 3 : APERÇU SOCIO-ECONOMIQUE DU BASSIN
3.1. INTRODUCTION
3.2. SITUATION DEMOGRAPHIQUE
3.3. EMPLOIE
3.4. SECTEUR AGRICOLE
3.5. INDUSTRIE
3.6. TOURISME
3.7. POLITIQUE DU SNAT POUR LE DEVELOPPEMENT DES HAUTS PLATEAUX
3.8. POLITIQUE DU SNAT POUR LE DEVELOPPEMENT DU BASSIN VERSANT DE GAREAT EL TARF
3.9. CONCLUSION
PARTIE II : ETUDE QUANTITATIVE DES RESSOURCES EN EAU
CHAPITRE 4 : CARACTERISTIQUES GEOLOGIQUES ET RESSOURCES EN EAU
4.1. INTRODUCTION
4.2. APERÇU GEOLOGIQUE
4.2.1. Lithostratigraphie
4.2.2. Cassures et flexures
4.2.3. Les données Structurales
4.3. Unités hydrogéologiques
4.3.2. Etudes géophysiques
4.3.3. Lithologie et âge des formations aquifères
4.3.4 .Mise en évidence des nappes aquifère
4.3.5. Carte piézométrique et battement de la nappe
4.3.6.Caractéristiques hydrodynamiques
4.3.7. Ressources en eau souterraines potentielles
4.4. RESSOURCES EN EAU SUPERFICIELLES
4.4.1. Barrages
4.4.2. Ecoulement superficiel
4.5. RESSOURCES EN EAU NON CONVENTIONNELLES
4.6. CONCLUSION
CHAPITRE 5 : MODELISATION PLUIE-DEBIT
5.1. INTRODUCTION
5.2. MODELE HYDROLOGIQUE
5.2.1. Classification des modèles hydrologiques
5.3. CHOIX DU MODELE PLUIE-DEBIT GR
5.3.1. Environnement du modèle GR
5.3.2. Optimisation du modèle
5.3.3. Calage
5.3.4. Les données d’entrées
5.4. MODELE DU GENIE RURAL A 2 PARAMETRES MENSUEL GR2M
5.4.1. Description du modèle pluie-débit mensuel GR2M
5.4.2. Calage et validation du modèle hydrologique GR2M
5.5. MODELE DU GENIE RURAL A 1 PARAMETRE ANNUEL GR1A
5.5.1. Description du modèle pluie-débit annuel GR1A
5.6. CONCLUSION
PARTIE III : GESTION DURABLE DES RISQUES NATURELS LIES A L’EAU ET DES RESSOURCES EN EAU
CHAPITRE 6 : POLITIQUE DE GESTION DES RESSOURCES EN EAU AU NIVEAU DU BASSIN
DE GAREAT EL TARF
6.1. INTRODUCTION
6.2. STRATEGIE DE GESTION DES RESSOURCES EN EAU EN ALGERIE
6.3. LES ACTEURS DE L’EAU EN ALGERIE
6.3.1. Les acteurs de l’eau à compétence national et régionale
6.3.2.Les acteurs de l’eau à compétence locales
6.4. SYSTEME DE PLANIFICATION DE L’EAU EN ALGERIE
6.4.1. Le plan national de l’eau (PNE)
6.4.2. Le plan directeur d’aménagement des ressources en eau (PDARE)
6.5. LA VOLONTE DE FAVORISER L’ACCES ET LE PARTAGE EQUILIBRE DES RESSOURCES EN
EAU
6.7. GESTION DES RESSOURCES EN EAU POUR LE BASSIN VERSANT DE GAREAT EL TARF
6.7.1. Demande en eau des différents secteurs
A. Demande en eau domestique
A. Demande en eau d’irrigation
B. Demande en eau industrielle
CHAPITRE 7 : MODELISATION DES INONDATIONS PAR RUISSELLMENT SUR iRIP@
7.1. INTRODUCTION
7.2. QUELQUES DEFINITIONS
7.2.1. Inondation
7.2.2Ruissellement
7.3. LA METHODE IRIP
7.4. LES DONNEES D’ENTREES SUR iRIP@
7.5. LES CARTES CALCULEES PAR iRIP@
7.5.1. Les cartes d’aptitude au ruissellement
7.5.2. Carte d’aléa et du risque d’inondation par ruissellement
7.6. RESULTATS ET DSCUSSIONS
7.6.1. Carte de production du ruissellement
7.6.2. La carte de transfert du ruissellement
7.6.3. La carte d’accumulation du ruissellement
7.6.4. Inondation et risque d’inondation par ruissellement
7.7. VALIDATION DE LA CARTE iRIP@ DES RISQUES D’INONDATION
7.8. CONCLUSION
CHAPITRE 8 : MODELISATION DE LA GESTION DES RESSOURCES EN EAU SUR WEAP3
8.1. NTRODUCTION
8.2. PRESENTATION DE WEAP
8.3. APPROCHE DE WEAP
8.4. FONCTIONNEMENT DE WEAP.
8.5. APPLICATION DE WEAP DANS LE BASSIN VERSANT DE GAREAT EL TARF
8.5.1. Création de la zone d’étude
8.5.2. Création du compte courant
8.5.3. Numérisation des données nécessaires du compte courant
La formulation et l’application des modèles dépendent d’un élément important qui est la disponibilité de données
8.5.4. Assimilation des politiques de gestion sur WEAP 1
8.5.5. Résultats et discussions des scénarios des politiques de gestion
8.5.6. Vulnérabilité des ressources en eau au changement climatique
8.6. CONCLUSION
CONCLUSION GENERALE

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