CONTRIBUTION A L’ETUDE CHIMIQUE DE L’HUILE ESSENTIELLE

CONTRIBUTION A L’ETUDE CHIMIQUE DE L’HUILE ESSENTIELLE 

Les procédés d’extraction

 Les procédés d’extraction des huiles essentielles sont nombreux et ils peuvent être classés en deux catégories : − les méthodes classiques – expression, enfleurage, entraînement à la vapeur d’eau, hydrodistillation, hydrodiffusion, extraction par solvant volatil – , − les méthodes modernes – extraction par fluide supercritique, distillation assistée au four micro-ondes. 

L’expression à froid

 Traditionnellement, la peau du fruit est frottée vigoureusement puis l’essence qui s’y dégage est aspiré par une éponge qui sera à son tour exprimée pour obtenir l’huile essentielle. Ce procédé est très simple mais le plus limité car il est réservé aux fruits de la famille Rutaceae : citron, mandarine, orange, bergamote, lime, cédrat etc. 9 Actuellement, les grandes industries remplacent ce procédé artisanal par des presses hydrauliques. L’huile essentielle est séparée du jus de fruit par centrifugation. L’huile recueillie a une odeur très près de l’originale. 

 L’enfleurage 

 Cette technique a pour principe : l’absorption des odeurs par les graisses. Pour l’enfleurage à froid les pétales de fleurs sensibles sont déposées sur une mince couche de graisse animale purifiée qui de ce fait absorbe le plus fidèlement le parfum exhalé par les fleurs. Ce processus qui peut durer plusieurs jours est répété plusieurs fois jusqu’à ce que la graisse soit saturée de parfum. Cette dernière est extraite par lavage avec de l’alcool. Pour l’enfleurage à chaud, les fleurs sont macérées dans des graisses ou huiles chauffées au bain-marie ou naturellement au soleil. Le mélange est remué pendant 2h puis le lendemain, les fleurs de la veille sont retirées et remplacées par des fleurs fraîches. Pour les deux variantes, la diffusion de l’essence dans la graisse donne la « pommade florale ». Un lavage de cette dernière à l’alcool est effectué afin de solubiliser les principes aromatiques. L’évaporation du solvant permet d’obtenir l’ « absolue », une huile essentielle de haute qualité olfactive. L’enfleurage nécessite un matériel et une main d’œuvre considérables, ce qui fait d’elle une technique couteuse et peu courante. 

L’entraînement à la vapeur

Cette technique est la plus utilisée. La vapeur d’eau fournie par une chaudière traverse de manière ascendante un lit de matériel à extraire, ce dernier n’étant pas immergé dans l’eau. Les produits odorants volatils sont entraînés par des aérosols de vapeur d’eau avant leur propre point d’ébullition, ce qui permet de les recueillir intacts. En effet les cellules éclatent et libèrent l’huile essentielle qui par la suite, sera véhiculée vers le condenseur. 

L’hydrodistillation 

C’est le plus ancien procédé d’extraction. Le matériel végétal à extraire est mis en contact avec l’eau et l’ensemble est porté à ébullition en chauffant par le bas en vue d’une distillation. Les vapeurs d’eau entraînent avec elles celles de l’huile essentielle. Le 10 mélange de vapeur se dirige vers le système réfrigérant, se liquéfie puis le condensât est recueilli à la sortie du système de refroidissement. Les deux liquides non miscibles – eau, huile essentielle – sont séparés par différence de densité. Un essencier ou vase florentin est utilisé à cet effet. Cependant, ce procédé affecte la quantité finale de l’huile essentielle. L’action prolongée de la température et le contact avec l’eau peut mener à diverses réactions chimiques d’altération comme l’hydrolyse des esters, la polymérisation des aldéhydes, la décomposition de certaines molécules – par exemple, les cétones en diols – ou la saturation de certains composés insaturés.

 L’hydrodiffusion

Le courant de vapeurs d’eau traverse à très faible pression la masse végétale de haut en bas et peut la saturer en peu de temps. Ce procédé est réservé aux produits qui pourraient souffrir d’une ébullition prolongée. L’hydrodiffusion met à profit l’action osmotique de la vapeur d’eau qui libère l’huile essentielle en mélange azéotrope. La diffusion de l’huile essentielle est donc favorisée par le phénomène de gravité. L’huile essentielle est recueillie au bas de l’alambic. 

L’extraction par solvant volatil 

Certaines huiles essentielles renferment des composés hydrolysables ou thermolabiles, ils doivent être extraits au solvant organique. Cette technique plus douce met en œuvre des solvants comme l’hexane, le pentane, l’éther de pétrole, le benzène ou le toluène. Le choix des solvants est influencé par une série de paramètres : – bon pouvoir de dissolution, – faible point d’ébullition -autour de 40oC pour faciliter son élimination -, – inertie vis-à-vis du matériel végétal et de l’appareillage, – inodore et ininflammable. Le principe de l’extraction est le transfert de matière de la phase solide – matériel végétal – à la phase liquide – solvant – : il s’agit d’une extraction solide liquide. Il existe deux manières de réaliser le transfert de matière : – la macération qui consiste en un simple contact de la matière végétale avec le solvant. 11 – l’extraction au soxhlet au cours de laquelle on assiste à des contacts répétés entre la matière végétale et le solvant ; ce dernier est renouvelé dans une opération qui fonctionne en continu. Dans les 2 cas, le matériel végétal est broyé au préalable pour faciliter la pénétration du solvant. Ce procédé permet d’obtenir : – les « concrètes » ou essences concrètes, qui sont par définition des concentrés aromatiques, sous forme cireuse, issus de matières végétales fraîches ou fanées – fleurs – – les « résinoïdes » ou « oléorésines » issus de matières sèches ou de produits animaux. 

Extraction par fluide supercritique

 Ce procédé est basé sur le passage d’un courant de gaz carbonique – CO2 – à son état supercritique sur le matériel végétal placé dans des extracteurs sous pression. Le CO2 fait éclater les poches sécrétrices et entraine l’essence. Le dioxyde de carbone est un produit naturel dont les caractéristiques sont : inerte chimiquement, toxique, non inflammable, sélectif et facile à éliminer. 

La distillation assistée au four micro-ondes 

Cette nouvelle technique a été mise au point vers les années 1987-1988 par des Canadiens, pour l’extraction d’huiles essentielles et d’arômes. L’échantillon à extraire est introduit directement dans le four et soumis aux micro-ondes. Sous l’action du chauffage, l’eau de constitution entre en ébullition et provoque l’éclatement des cellules libérant ainsi les composés volatils en dehors du tissu biologique. L’HE est entraînée sous forme azéotrope vers le condensateur et séparée de l’eau par décantation. Il existe deux variantes pour ce type d’extraction : – la distillation par micro-ondes à pression atmosphérique essentiellement aux matières végétales à teneur en eau > à 80%, – la distillation par micro-ondes à pression réduite qui s’effectue avec ou sans ajout d’eau respectivement aux produits secs ou humides, dénommée procédé VMHD. La pression du milieu est réduite au cours de l’opération. VMHD : Vacuum Microwave Hydrodistillation

Table des matières

SOMMAIRE
LISTE DES FIGURES
LISTE DES SCHEMAS
LISTE DES TABLEAUX
INTRODUCTION
GENERALITES
I. BOTANIQUE DE Syzygium micropodum baker varietesubrotundifolia
I. 1 Position systématique
I. 2 Description botanique
I. Répartition géographique
I. 4 Utilisations empiriques des Syzygium
II. LES HUILES ESSENTIELLES
II.1 Définitions
II.2 Historique
II- Les procédés d’extraction
II..1 L’expression à froid
II..2 L’enfleurage
II.. L’entraînement à la vapeur
II..4 L’hydrodistillation
II..5 L’hydrodiffusion
III.. L’extraction par solvant volatil
II..7 Extraction par fluide supercritique
II..8 La distillation assistée au four micro-ondes
II.4 Propriétés physiques
II.5 Caractéristiques
II.5.1. Caractéristiques organoleptiques
II.5.2. Caractéristiques physiques
Indice de réfraction à 20oC – – NFT
Pouvoir rotatoire – – NFT
II.5.. Caractéristiques chimiques
Indice d’acide -IA-, NTF
Indice d’ester -IE- NTF
Miscibilité à l’éthanol
II. . Composition chimique
II. 7. Domaines d’utilisation des huiles essentielles
III. CRIBLAGE PHYTOCHIMIQUE
III.1. Les alcaloïdes
III.2. Les flavonoïdes et leucoanthocyanes
Test de WILSTATER
Test de BATE-SMITH
III.. Les tanins et polyphénols
III.4. Les anthraquinones
III.5. Les stérols insaturés et triterpènes
III.. Les cardénolides, bufadiénolides, et désoxy-sucres [1,21]. 2
III.7. Les hétérosides cyanogénétiques
III.8. Les saponines
IV. LES METHODES CHROMATOGRAPHIQUES
IV.1. Chromatographie sur Couche Mince (CCM)
IV.2. Chromatographie liquide à basse pression (CLBP)
IV.. Chromatographie en phase gazeuse (CPG)
IV.4. Chromatographie en phase gazeuse couplée à la spectrométrie .
de masse (CPG / SM)
IV.4.1. Spectrométrie de masse (SM)
IV.4.2.Couplage CPG/SM
IV.5. Couplage CPG/ Spectrophotométrie Infrarouge en Transformé de
Fourier CPG/FTIR) [20,]
IV.5.1. Spectrophotométrie IR
IV.5.2. Spectrophotométrie FTIR [,5]
IV.5.. Couplage CPG/FTIR [20,]
V. TRAVAUX ANTERIEURS
MATERIELS ET METHODES
I. MATERIELS
I.1. Matériel végétal
I.2. Matériels de laboratoire
II. METHODES
II.1. Extractions
II.1.2. Extraction de l’huile essentielle
II.2. Criblage phytochimique
II.2.1. Recherche des alcaloïdes
II.2.1.1. Macération chlorhydrique
II.2.1.2. Test préliminaire
II.2.2. Recherche des flavonoïdes et Leucoanthocyanes
II.2.. Recherche des tanins et polyphénols
II.2.4. Recherche d’anthraquinones .
II.2.5. Recherche des stéroïdes et terpénoïdes .
II.2. Recherche des stérols insaturés et triterpènes
II.2.7 Recherche de cardénolides et bufadiénolides
II.2.8. Recherche de saponines : test de mousse
II.2.9 Recherche d’hétérosides cyanogénétiques
II.2.10. Recherche de polysaccharides
II.2.11. Recherche de coumarines
II.. Détermination des caractéristiques physiques
II..1. Indice de réfraction : – – NFT
II..2. Pouvoir rotatoire : – – NFT
II… Densité relative à 20°C : – – NFT
II.4. Détermination des caractéristiques chimiques
II.4.1. Indice d’acidité -IA- NFT
II.4.2. Indice d’ester -IE- NFT
II.4.. Miscibilité à l’éthanol – NF T
II.5. Méthodes chromatographiques
II.5.1. Chromatographie sur couche mince (CCM)
II.5.2. Chromatographe liquide à base pression -CLBP
II.5.. Chromatographie en phase gazeuse – CPG
II.5..1. Analyse par couplage CPG/SM
II.5..2. Analyse en CPG/FTIR
II.. Essai d’isolement de composés à partir de la poudre de feuilles
de S.micropodum Baker
II..1. Préparation de l’extrait acétonique brut EVMTP
II.-2. Fractionnement de l’extrait acétonique brut : préparation d’extraits spécifiques
II… Fractionnement de l’extrait Hexane -1 [Hex1]
II..4. Isolement de deux (02) composés par CCM préparative
RESULTATS ET DISCUSSIONS
I. HUILE ESSENTIELLE DE Syzygium micropodum Baker
I.1. Extractions
I.2. Caractéristiques organoleptiques
I.. Caractéristiques physico-chimiques
I..1. Caractéristiques physiques
I–2- Caractéristiques chimiques
I.4. Etude chromatographique
I.4.1. Analyses en CCM de HET de Syzygium micropodum Baker
I.4.2. Analyse en CLBP : fractionnement en HY et PO
I.4.. L’analyse en CPG 4
I.4.4. Analyse en CPG/SM et en CPG/FTIR
I.5. Interprétation de spectres de masse (SM)
II. CRIBLAGE PHYTOCHIMIQUE .
III. ESSAIS D’ISOLEMENT DE COMPOSES
III.1 Essai d’isolement à partir de l’huile essentielle de Syzygium micropodum Baker
III.2 Essai d’isolement à partir de l’extrait acétonique brut
III.2.1. Préparation de l’éxtrait acétonique brut (CAE)
III.2.2. Fractionnement de l’extrait acétonique brut
III.2.. Fractionnement de l’extrait héxanique Hex1 ou [A]
III.2.4. Isolement par CCM préparative des produits A11 et A22
ETUDE DE L’ACTIVITE ANTI-MICROBIENNE DE L’HUILE ESSENTIELLE DE Syzygium micropodum baker variete subrotundifolia
I. DEFINITION
II. MATERIELS
II.1. Les souches microbiennes
Les souches bactériennes
Les souches fongiques
II.2. Les milieux de culture
II.. Les instruments des stérilisations
III. MISE EN EVIDENCE DE L’ACTIVITE ANTI-MICROBIENNE .
III.1. Méthode
III.2. Résultats et interprétation
CONCLUSION GENERALE
REFERENCES

projet fin d'etude

Télécharger le document complet

Télécharger aussi :

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *