Cours contrôle de gestion et outil comptable tayloriens

Cours contrôle de gestion et outil comptable tayloriens, tutoriel & guide de travaux pratiques en pdf.

POURQUOI LA GESTION PAR LES ACTIVITES?

L’inadaptation du contrôle de gestion traditionnel à la conduite de la performance
Les outils du contrôle de gestion traditionnels sont marqués par l’industrie naissante.
Cette invention géniale a vécu 1 siècle, connaissant la plus forte croissance économique de l’histoire, mais est aujourd’hui obsolète.

Les 4 principes de la gestion taylorienne
Le contrôle de gestion naît entre 1850 et 1910 dans l’industrie américaine. Le chimiste Dupont de Nemours crée un modèle unique réunissant pour la 1ere fois différentes comptabilités (comptabilité générale, analytique, contrôle des coûts et des investissements).
Ses travaux sont inspirés de son ancien collègue Frederick Taylor qui développe la comptabilité analytique, le chronométrage, les standards, l’allocation des coûts indirects, le suivi du temps de main d’œuvre, des machines, la gestion stocks, la rémunération à la rentabilité. Ce système influence les grandes entreprises : GM, Général Electric.
-1. Stabilité de la performance dans le temps
On fait référence à des standards, des normes de performance prédéfinies : « gestion au rétroviseur ». Fin 19es, les technologies évoluent lentement et les mentalités sont marquées par le déterminisme (Pour Laplace: l’état de l’univers est l’effet de son état antérieur et la cause de celui qui suit)
-2. Information parfaite du dirigeant, profession naissante. Issu du technique, cet homme orchestre connaît tous les métiers de l’entreprise.
–>>Stabilité et Information parfaite déterminent un modèle de contrôle
-3. La performance équivaut à minimiser les coûts
Taylor opère une simplification : maximiser V-C (valeur – coûts)= minimiser C. L’économie se caractérise alors par un marché d’offreurs (D>O), l’industrie a du mal à répondre à la demande. (Les gens ne peuvent pas choisir la couleur de leur voiture). Taylor se désintéresse de la valeur car il veut gérer du certain =coût (or la valeur est hypothétique.)
-4. Coût global= coût du facteur de production dominant=travail
Référence à la ressource étalon du travail qui représente au moins 50% du capital.
–>>Minimiser le coût, essentiellement dus au coût du L engendre un modèle de productivité industrielle

Contrôle de gestion et outil comptable tayloriens
– Piloter la performance équivaut à minimiser le coût du travail, donc augmenter la productivité du travail ouvrier. Invention du chronométrage pour assimiler un travail à un temps : fongibilité (1h de travail=1h de travail) qui implique un travail répétitif et normalisé.
(Absorption d’une quantité importante de main d’œuvre non qualifiée issue de l’immigration).
– Comment additionner des choux et carottes? La productivité se calcule en heures standard (équivalent temps) = produit/ heures réelles =coût. (Une usine a une capacité de x heures standard/mois) Le levier de pilotage est la rémunération au rendement.
Le Contrôleur de gestion est un inspecteur du rendement des ouvriers : Les comportements sont ils conformes à la norme prédéfinie en amont, y a t il des écarts par rapport au budget? Rôle de vérificateur, inspecteur. Le pilotage est une boucle de contrôle.
Un outil comptable extraverti. Comme le contrôle de gestion, l’outil comptable se détourne du diagnostic de performance interne. Il se concentre sur l’analyse externe prioritaire pour les partenaires financiers (banques) : données financières mesurables, priorité à l’impact immédiat, allocation des ressources présentes. On assiste parfois à une fuite en avant de la précision du chiffre, au détriment de la pertinence. Keynes : « Il faut cesser d’avoir tord avec précision pour commencer à avoir vaguement raison. »
Transition :
Les 4 principes tayloriens sont aujourd’hui périmés :
– Le marché est instable : accélération de l’innovation, ouverture à la concurrence mondiale
-L’information est imparfaite : avec le développement des technologies, du traitement de l’info, la spécialisation
-La gestion de la valeur est essentielle : marché de demande : exigence de qualité, innovation et personnalisation du fait de la concurrence et de la saturation des besoins élémentaires. Compétitivité jugée sur la qualité, les délais et les coûts.
-Importance accrue du capital et des technologies dans les facteurs de production, complexification et différenciation entre les formes de travail.
Comment tirer un avantage concurrentiel aujourd’hui?

Les nouvelles données de la compétition industrielle

Gérer la valeur et le changement pour un diagnostic permanent
– C’est la valeur qui permet aujourd’hui de créer la valeur ajoutée, elle est déterminée par le marché et entretient des liens complexes avec les coûts : certains coûts ne créent pas de valeurs (gaspillage, stockage) et il existe des valeurs sans coût (amabilité). La valeur ne peut être traitée par le contrôle de gestion par une mesure comptable. De plus, elle n’est pas divisible en parts imputables à chaque service ou employé : valeur globale. Elle se mesure par la qualité, l’optionalité, les délais, des indicateurs non financiers pour établir un diagnostic (comme un diagnostic de santé)
– Gérer le changement
La performance n’est pas une arrivée définitive, mais un voyage. Au « Changement contrainte » du fait de la concurrence, de l’évolution technologique (R. Smith, Président de GM : « Je ne suis pas un type qui aime changer, mais nous devons changer »), le « Changement objectif » est préférable. C’est une dynamique de progrès continu (le kaizen japonais considère le contentement de soi comme son ennemi mortel) dans laquelle les standards ne sont qu’un point de passage.

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