Exploitation du code , Construction du code et son exploitation

Exploitation du code <MEDCA>, Construction du code <MEDCA-OM> et son exploitation

Nous allons, maintenant, appliquer ce code à d’autres périodes, dans le tronçon amont du collecteur et dans le tronçon aval. Ceci permet, d’une part d’examiner la possibilité de généraliser son application, d’autre part de découvrir les divers problèmes liés à cette généralisation. Les résultats numériques lors de l’application du code nous ont montré la nécessité de la construction d’un autre code – <MEDCA-OM>, qui tient compte à la fois des matière minérales et des matières organiques. Les résultats obtenus avec <MEDCA-OM> seront ensuite présentés. La première exploitation de <MEDCA> consiste à essayer de reproduire numériquement l’évolution des caractéristiques du dépôt dans une période au delà du 500ième jour, c’est à dire à continuer le calcul effectué pendant le calage du code pour la deuxième période de temps sec (du 117ième jour au 500’èn>e jour, voir chapitre précédent) jusqu’au lQOO’ème jour. Les valeurs optimales des paramètres proposées dans le paragraphe 13.9 sont utilisées. Les résultats de l’évolution du profil de dépôt et du volume sont respectivement présentés par les figures 14.2.1-1 et 14.4.1-2. Sur ces figures, on s’aperçoit que l’évolution du volume ainsi que celle du profil de dépôt calculées représentent assez bien pour ce qui se passe en réalité jusqu’au 800ième jour. Mais, au delà, la confrontation de la simulation à la réalité n’est plus convaincante. Normalement, le taux d’augmentation du volume de dépôt devrait diminuer lorsque la pente du profil de dépôt augmente, or le code prévoit le contraire. Les résultats numériques sont largement supérieurs à ceux mesurés. Il n’y a que des particules très fines qui peuvent traverser le tronçon.

En fait, l’analyse effectuée dans le chapitre 6 à partir des résultats des expériences sur les solides charriés (réalisées au 798ième jour) montre que presque tout l’ensemble des solides charriés à l’entrée du collecteur (sauf la partie très légère) se dépose dans le tronçon. Le piège Cl (figure 4.1-1) à l’emplacement-C n’intercepte que des solides fins et légers dont beaucoup sont des matières organiques, notamment pour les particules de grandes tailles. Par rapport aux matières minérales, ces matières sont souvent très légères et faciles à transporter. Au delà du 798’ème jour, parce que les conditions d’écoulement le permettent, elles ne devraient pas rester dans le dépôt. Par contre, si ces particules sont traitées comme des particules minérales, de plus forte masse volumique, le taux d’augmentation du volume de dépôt ne peut diminuer. C’est pourquoi le volume calculé est supérieur à celui mesuré. La prise en compte de la présence des matières organiques est donc nécessaire.

Application du code <MEDCA> dans le tronçon aval

Le tronçon entre les point 15 et 41 (figure 1.2-1) pris en compte présente une longueur de 260 mètres. Il est discrétisé en 31 sections pour le calcul de transport solide et en 30 tronçons pour stocker les caractéristiques du dépôt Ceci correspond à un pas d’espace, Ax,s = 8.67 mètre (pour des problèmes de mémoire, nous n’avons pas pu prendre un pas plus petit). Il est à noter également que les virages sont pris en compte pendant le calcul des paramètres hydrauliques. La formule de Chang (équation {7-4} est utilisée pour évaluer leurs pertes d’énergie. Le débit moyen est égal à 0.213m3/s (tableau 13.7-1). La profondeur d’eau au point 41 est évaluée à partir de la méthode décrite dans le paragraphe 13.4. La figure 14.2.2-1 donne ses valeurs en fonction de la cote du dépôt mesurée pendant la période du débit maximum de la journée (voir figure 1.4-1). La granulométrie des solides entrant dans le tronçon aval par le collecteur Canebière est supposée identique à celle entrant dans le tronçon amont, mais leur apport est évalué à partir de la surface de bassin versant du collecteur Canebière (43 hectare) soit (43/78) -0.1276 – 0.0703 m3/jour. Parce que les solides sortant du tronçon amont du collecteur 13 présentent de faibles décantabilités par rapport aux conditions d’écoulement dans le tronçon aval, ils sont négligés.

 

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