Impact du lombricompost mélangé à de la balle de riz carbonisée sur les paramètres agronomiques de la laitue

 Impact du lombricompost mélangé à de la balle de riz carbonisée sur les paramètres agronomiques de la laitue

Définition du lombricompostage 

Sous nos pieds, le sol : à l’échelle de la planète, une mince couche de terre recouvre les roches émergées. Supports des végétaux qui sont à la base de tout réseau trophique, les sols sont une composante essentielle des écosystèmes terrestres (Deprince, 2003). Cette mince couche de sol regorge une grete diversité de faunes notamment les vers de terre plus précisément les lombrics qui jouent un rôle important dans la fertilité des sols. Les mécanismes sont complexes, car ils impliquent également la microflore du sol, en particulier les bactéries. Celles-ci sont un agent indispensable de la décomposition de la matière organique, mais toutes seules elles sont incapables d’assurer cette dégradation sans un autre agent qui les transporte et les stimule à la fois (Ponge, 2004).Selon ce même auteur, l’ingestion de matière minérale (argiles, limons) par les lombrics et son brassage avec la matière organique mettent en contact le microbe (qui est en général en état de vie ralentie dans le sol) avec son substrat, par exemple la litière ou bien une racine morte, sous la forme d’une bouillie riche en mucus qui va « réveiller » la microflore par sa richesse en sucre. Pourtant, le rôle bénéfique de ces organismes dans la productivité des sols et la fourniture de services écosystémiques est encore mal connu et peu utilisé par les gestionnaires du sol (agriculteurs, etc.) (Blanchart et Jouquet, 2015). Le lombricompostage est un processus biologique dans lequel des vers de terre sont utilisés pour accélérer la dégradation des déchets organiques (Suleiman, 2014). Elle a une structure en fine particule et contient des éléments nutritifs sous des formes facilement disponibles pour l’absorption par les plantes (Atiyeh et al., 2000).

Avantages du lombricompostage 

Il n’est pas nécessaire de retourner les déchets,  Pas de mouches,  Pas d’odeur,  La dégradation des déchets par les vers est beaucoup plus rapide (3 – 4 mois suffisent) contre 5 à 6 mois pour un composteur,  La récolte est beaucoup plus simple  Un lombricomposteur peut se mettre dans une maison, sur une terrasse. Il est possible de l’installer dans un appartement. 

 Rôle du lombricompost 

 Rôle agronomique 

Le lombricompost constitue un élément important du système intégré d’alimentation en éléments nutritifs des plantes pour une fertilisation équilibrée. Il est aussi utile pour la préservation de la santé afin de maintenir la productivité des sols (Chaudhary et al., 2004). Il fournit un amendement homogène et efficace permettant d’accroître la fertilité des sols en utilisant les matières organiques disponibles (Benazzouk, 2015). De ce fait, la fertilisation organique à base de composts et vermicomposts permet, par ailleurs, l’amélioration de la qualité organique du sol et l’augmentation progressive de la biodisponibilité des nutriments (Jouquet et al., 2011)

Rôle phytosanitaire 

Les vermicomposts présentant une diversité fonctionnelle microbienne plus grete peuvent être utiles pour la gestion de la pollution par les pesticides en agriculture (Fernández-Gómez et al., 2011). 

Rôle contre les insectes telluriques et les nématodes

 Le compost du ver de terre commercial a un effet sur les champignons pathogènes, mais pas sur les nématodes parasites (Szczech et al., 1993). L’application de compost immédiatement après la fumigation est une technique envisageable afin de restaurer la microflore du sol traitée par un biocide. De cette façon, une microflore bénéfique peut occuper la niche écologique évitant que cette dernière ne soit occupée par une microflore pathogène (Bernier-English, 2009). 

Paramètres de production du lombricompost

 La litière

 La litière est la matière dans laquelle les vers vont vivre dans le lombricomposteur. La litière peut être composée d’une grete variété de matériaux: du terreau ou de la terre noire mélangée à du papier journal, du carton ondulé déchiqueté, de la fiente de volaille, fumiers de vache, de cheval, de chèvre de mouton de lapin ou de porc et les fibres de coco.

 Les lombrics 

Les vers de terre représentent jusqu’à 70 % de la biomasse du sol (Zirbes et al., 2011) . Cinq mille espèces ont déjà été décrites à travers le monde. Cependant, de nombreuses restent à découvrir et principalement dans les zones tropicales (Brown et al., 2013). Les lombrics vivent à la surface des sols, se nourrissent de pourriture de végétation, de compost et de fumier (Milliet, 2015). Grâce à un système digestif caractérisé par une forte activité microbienne, ils mangent jusqu’à une fois leur poids par jour et réduisent le volume des déchets organiques de 40 % à 60 %. Et 50 % de ce qu’ils consomment ressort sous forme de déjections (le compost) (Adhikary, 2012). Assez élaboré, le tube digestif comprend une bouche, un pharynx qui peuvent servir de ventouse pour tirer les aliments dans les galeries et de broyeur pour les triturer (Milliet, 2015). Selon Milliet, hermaphrodites, ces vers pondent des « capsules » qui éclosent au bout de trois semaines et donnent naissance à des petits à l’allure de fils blancs translucides qui prennent, en quelques jours, une coloration rose, puis rouge. Dans un environnement propice, ils deviennent adultes en deux ou trois mois et peuvent vivre trois ans. Sans yeux, sans oreilles, sans dents, ils n’émettent aucun son et ne dorment jamais. En effet, plusieurs études ont classé les vers de terre en trois catégories écologiques à travers le monde (Azizi, 2017). Les trois catégories de vers sont : Les vers anéciques («qui sort de terre») – Ces vers fouisseurs font surface la nuit afin de traîner de la nourriture dans leurs galeries creusées dans les couches minérales profondes du sol. Exemple : le lombric commun ou ver nocturne rampant. Les vers endogés («à l’intérieur de la terre») – Également des vers fouisseurs, mais leurs «tubes» ou trous sont généralement peu profonds; ils se nourrissent de la matière organique du sol et viennent rarement à la surface. Exemple : Aporrectodea icteria Les vers épigés («à la surface du sol») – Ces vers vivent dans des litières à la surface du sol et se nourrissent de la matière organique en décomposition. Ils forent très peu le sol et n’ont pas de trous permanent Ce sont ces vers «décomposeurs» que l’on utilise dans le lombricompostage (Card et al., 2002). Exemple : Allolobophoridella eisens.

Paramètres physico-chimiques 

Température 

Le suivi de la température est une mesure indirecte de l’intensité des dégradations qui ont la particularité d’être exothermiques. Les vers de compost travaillent efficacement à des températures allant de 15 à 30°C. En dessous de 15°C, l’activité biologique des vers diminue et la transformation des déchets ralentit. En dessous de 5°C, les vers entrent en hibernation et ne transforment plus la matière. Au-dessus de 35°C, ils tenteront de quitter la litière et mourront rapidement, s’ils n’y parviennent pas. En général, une chaleur ambiante au-dessus de 20°C stimule la reproduction (Munroe, 2006a). 

Humidité 

Les vers qui respirent par leur peau doivent vivre dans un milieu humide. Si la peau d’un ver sèche, il mourra. La litière doit donc pouvoir absorber et conserver l’eau suffisamment pour que les vers prospèrent (Munroe, 2006a). Les lombrics se réfugient dans la partie centrale la plus humide de l’etain(Francis et al., 2003). Ils sont sensibles à l’humidité, un taux d’humidité inférieur à 50% dans la litière est dangereux (Azizi, 2017). 7 c) Rapport carbone-azote La qualité du mélange litière/nourriture peut être évaluée par son rapport C/N (Sierra et al., 2011). Un produit organique au C/N élevé (> 15-20, compostage incomplet) peut entraîner un risque de « faim d’azote » pour les plantes, car les micro-organismes du sol utiliseront l’azote du sol disponible pour la minéralisation du produit en question. Utilisé seul, ce critère de qualité a ses limites : deux produits ayant le même C/N peuvent avoir des actions différentes sur l’évolution de la teneur en MO du sol (Huber et Schaub, 2011). d) Aération Les vers respirent et ne peuvent survivre à des conditions anaérobies (absence d’oxygène). Si certains facteurs tels que des teneurs élevées en graisses dans leur nourriture ou une humidité excessive combinée à une mauvaise aération s’additionnent et restreignent l’arrivée d’oxygène, certaines parties de la litière ou même le système entier peuvent devenir anaérobies ; ce qui tuera les vers très rapidement (Munroe, 2006b). e) Qualité du lombricompost On peut déterminer la qualité d’un lombricompost par une observation visuelle sans infrastructure couteuse. D’une part, la structure permet d’apprécier le degré de décomposition et de maturité d’un produit (Milliet, 2015). D’autre part, la couleur du lombricompost varie d’un lombricompost à l’autre et évolue pendant le processus de décomposition (Huber et Schaub, 2011). Lorsque le lombricompost est sec, la consistance est plus granuleuse, agréable et facile à utiliser.

Table des matières

Dedicaces
remerciement
sommaire
liste des figures
liste des tableaux
liste des acronymes
Résumé
Abstract
INTRODUCTION
Chapitre Ⅰ: SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE
Ⅰ.1 Définition du lombricompostage
Ⅰ.2 Avantages du lombricompostage
Ⅰ.3 Rôle du lombricompost
I.3.1 Rôle agronomique
I.3.2 Rôle phytosanitaire
I.3.3 Rôle contre les insectes telluriques et les nématodes
Ⅰ.4 Paramètres de production du lombricompost
I.4.1 La litière
I.4.2 Les lombrics
I.4.3 Paramètres physico-chimiques
Chapitre Ⅱ: MATERIEL ET METHODES
II.1 Matériel d’étude
II.2 Processus de carbonisation de la balle de riz
II.3 processus de production du lombricompost
II.4 Présentation de la zone d’étude
II.5 procédure de qualification agronomique
II.6 Mise en place des essais
II.5.1 Test de phytotoxicité
II.5.2 Test d’efficacité sur les paramètres agronomiques
II.7 Méthodes de mesure des paramètres étudiés
Chapitre Ⅲ: RESULTATS ET DISCUSSION
Ⅲ.1 RESULTATS
III.1.1 Impact du lombricompost à base de fumier de cheval et fumier de vache sur la germination de la laitue
III.1.2 L’impact du lombricompost à base de fumier cheval et de fumier de vache sur la croissance de la laitue
III.1.3 Impacts des traitements sur la longueur racinaire de la laitue
III.1.4 Impact du lombricompost à base de fumier de cheval et du fumier de vache sur le rendement de la laitue
DISCUSSION
Conclusion
Perspectives
RéférenceS bibliographiques

 

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