Injections de fissures reconstitution et renforcement par béton projeté

CONSISTANCE DES TRAVAUX

NOTA : Les travaux ne doivent pas être entrepris sans réalisation d’un diagnostic préalable des causes des désordres observés
(*) Selon les défauts et/ou les désordres rencontrés sur l’ouvrage, on définit les types de travaux à prévoir. (cf. article 1.3 ci-dessus)
Excepté pour les ragréages dont la nécessité d’y avoir recours est définie dans le commentaire de l’article 1.3, toute autre application de produit doit être faite suivant l’objectif attendu de ladite application (soit pour l’esthétique, soit pour un effet protecteur, ou bien pour les deux conjugués).
Les documents suivants peuvent orienter le prescripteur dans le choix des produits à appliquer:
– Normes NF-EN 1504-1 à NF EN 1504-7
– GA P 18-902 du 01/05/2004 : Guide d’application. Produits et systèmes pour la protection et la réparation de structures en béton. Recommandations pour la sélection des systèmes de protection de surface des bétons destinés aux ouvrages de génie civil
– Norme NF-P 95-103 : Traitement des fissures et protection du béton
– Guides STRRES FABEM (1 à 4)
– Protection des bétons par application de produits à la surface du parement – Guide technique LCPC – Décembre 2002.
– Choix et application des produits de réparation et de protection des ouvrages en béton – Guide technique LCPC Sétra – Août 1996.
– Guide AFGC 2003 sur la “Réhabilitation du béton armé dégradé par la corrosion”
– Mise en peinture des bétons de génie civil – Guide technique de Juin 1999 – LCPC

POUR LES RECONSTITUTIONS ET RENFORCEMENTS PAR BETON PROJETE PAR VOIE SECHE

PRINCIPE DE LA PROJECTION

– Voir fascicule ASQUAPRO « Mise en œuvre du béton projeté » et Guides STRRES FABEM 5
La projection est une technique qui permet la mise en place de matériaux, béton ou mortier, sur un support à réparer ou à protéger. Le principe de la projection consiste à :
– malaxer, homogénéiser les matériaux à l’état sec ou humide,
– les transporter par canalisations, rigides ou souples, grâce à des pompes mécaniques ou de l’air comprimé,
– à projeter plus ou moins violemment, grâce à de l’air comprimé, le matériau sur les supports à revêtir.

PROJECTION PAR VOIE SECHE

Le mélange de ciment et de granulats non additionné d’eau au moment du malaxage, est projeté par de l’air comprimé dans la conduite menant à la lance où l’eau nécessaire est ajoutée.
Selon le type de machine utilisée, la vitesse de transport des matériaux varie de 50 à 100 m/s. La vitesse de projection varie de 100 à 150 m/s. Il est possible d’utiliser une sortie avec pré-mouillage. L’eau est incorporée au mélange en amont de la lance. Les poussières sont supprimées mais la vitesse de projection est alors diminuée. On peut aussi citer la projection par voie mouillée à flux dilué ou dense. Pour l’application sur béton armé, seule la technique de la voie sèche est recommandée.

Travaux compris dans l’entreprise

( * ) Le présent CCTP est intégré dans un DCE dans lequel doivent figurer des plans, schémas et croquis explicitant les travaux à réaliser. Des photos de l’ouvrage existant peuvent être incluses, notamment pour permettre de mieux appréhender la nature des matériaux en place.
( ** ) La liste qui suit peut être adaptée en fonction des particularités du chantier.
(*** *) Mettre en fonction des travaux envisagés.
Les exigences performantielles des matériaux à mettre en œuvre sont traités dans le chapitre 3.

Travaux compris dans l’entreprise
D’une manière générale, l’entreprise comprend toutes les fournitures et mises en œuvre, nécessaires à la complète réalisation des travaux objets du présent marché, ainsi que la remise en état des lieux mis à la disposition de l’entrepreneur ou modifiés par le déroulement des travaux, à l’exclusion de celles mentionnées au sous-article suivant.
Ces travaux définis au présent CCTP sont explicités (*) par des plans joints au présent CCTP ; ils comprennent en particulier : (**) (*** *)
– l’installation et la signalisation de chantier,
– les ouvrages provisoires ou éléments provisoires et tous les ouvrages mis au marché et qui ne font pas partie des travaux de réparation proprement dits,
– mise à sec de l’ouvrage par constitution d’un batardeau en maintenant l’écoulement du cours d’eau,
– la mise en place des dispositifs de confinement du chantier pour la protection de l’environnement,
– la validation des hypothèses d’étude,
– les études d’exécution,
– le contrôle interne,
– la mise en œuvre des aciers passifs,
– les ragréages locaux manuels,
– la protection générale de surface,
– le calfeutrement des fissures,
– l’injection des fissures,
– les reconstitutions par béton projeté,
– les renforcements par béton projeté,
– le repliement et la remise en état des lieux,
– la réalisation et la fourniture du dossier de récolement.

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