LA STABILITE D’UNE SOLUTION HYDROALCOOLIQUE, DE L’ETHANOL A 60° ET A 70° ALCOOLIQUE

LA STABILITE D’UNE SOLUTION HYDROALCOOLIQUE, DE L’ETHANOL A 60° ET A 70° ALCOOLIQUE

Peau et flore cutanée 

Peau Plus que le revêtement extérieur du corps de l’homme, la peau est un organe à part entière. C’est l’un des plus importants en poids (3,5 kg environ) et en surface (1,80 m2 pour un adulte de 75 kg) [DUBOIS, 2008]. Elle constitue la première barrière de protection de l’organisme vis-à-vis de contraintes physiques, chimiques ou encore d’agressions biologiques. I.1.1. Structure La structure générale de la peau est celle d’un tissu stratifié comportant trois couches superposées. On peut distinguer de l’extérieur vers l’intérieur du corps (figure 1) :  L’épiderme, il est formé en surface d’une couche cornée. Elle est constituée principalement de kératine et joue un rôle de « bouclier » à la surface de la peau. C’est à ce niveau que se localise, pour une partie accessoire, la flore bactérienne cutanée.  Le derme, séparé de l’épiderme par la membrane basale, confère à la peau sa résistance et son élasticité. Il renferme des annexes cutanées comme les glandes sudoripares et les follicules pilo-sébacés, où se loge la majorité des bactéries de la flore cutanée.  L’hypoderme associé au tissu adipeux par la partie la plus profonde. Il existe cependant des variations dans la structure de la peau en rapport avec les fonctions des différentes parties du corps [DUBOIS, 2008].

Fonctions

La peau constitue une véritable barrière physique et protège les tissus et les organes de multiples agressions telles que le froid, la chaleur, les rayons ultraviolets, les agents extérieurs (bactéries, virus, champignons). Elle permet également d’assurer avec d’autres organes un rôle de thermorégulation, un rôle immunitaire et des fonctions neurosensorielles [DUBOIS, 2008]. I.2. Flore cutanée La peau héberge deux types de flore : la flore résidente qui est la propre flore de l’individu et la flore transitoire récupérée le plus souvent lors des actes de soins ou en contact avec un objet souillé. La flore résidente, composée surtout de 7 germes saprophytes, ne pourra jamais être totalement détruite car elle se trouve en superficie et en profondeur. Cependant, la flore transitoire, qui peut être potentiellement pathogène, est composée de germes variés. En revanche, étant en surface sur la peau, elle s’élimine aisément par un lavage avec des PHA. Cette flore est composée de bactéries, de champignons microscopiques et de virus [Goetz, 2004]. 

Bactéries

Les bactéries représentent une organisation procaryote que l’on différencie de façon importante des cellules des plantes et des animaux dite eucaryotes (figure 2). Figure 2: Différences entre cellules eucaryotes et cellules procaryotes

Structure

Toutes les bactéries ne possèdent pas l’intégralité des composants cités cidessous. Il existe une grande variabilité entre les familles bactériennes quant aux types de structures et de composition chimiques. Les principaux critères de la cellule bactérienne sont les suivantes : les pili, les ribosomes, la capsule, la paroi, les flagelles, le cytoplasme, les vacuoles de réserve, le chromosome et les plasmides (figure 3) . A: Pili* B: ribosomes** C: Capsule* D: Paroi** E : Flagelle F : Cytoplasme** G : Vacuoles de réserve* I : chromosome** H : Plasmides * J : mb plasmique** *Éléments facultatifs *Éléments constants Figure 3 : La cellule bactérienne et ses composantes [SINGLETON, 2005]. 9 a. Paroi bactérienne Présente chez la majorité des bactéries, cette couche externe à la membrane plasmique est une structure rigide et résistante. Son rôle est indispensable à la survie des bactéries. Parmi ses rôles nous pouvons citer le maintien de la forme cellulaire, la protection contre les chocs mécaniques et les variations de pressions osmotiques mais aussi la régulation de la pénétration de molécules et ions. La paroi a également un rôle antigénique grâce à la présence de protéines. Il existe deux types de parois qui définissent deux grands groupes de bactéries et que l’on identifie par la coloration de Gram : les Gram positif et le Gram négatif [SINGLETON, 2005]. La paroi cellulaire des Gram positif au microscope électronique homogène, épaisse (30 à 300 nm d’épaisseur) est de structure simple. Elle est constituée d’une seule couche très riche en peptidoglycane. A la coloration de Gram, ces bactéries se coloreront en pourpre [PRESCOTT, al, 2000 ; Laboratoire GLAXO, 1972]. A l’inverse, la paroi des bactéries de Gram négatif est beaucoup plus fine (20 à 30 nm d’épaisseur), hétérogène et plus complexe. Elle est composée d’une fine couche de peptidoglycane recouvrant la membrane plasmique, surmontée à l’extérieur par une couche de lipopolysaccharides et de protéines [SINGLETON, 2005]. Ces bactéries apparaitront en rose ou rouge à la coloration de Gram [EUZEBY, 10/05/11]. Certains antibiotiques comme les fluorquinolones, les bêta-lactamines, les tétracyclines… ont une action ciblée sur la paroi cellulaire [BOSGIRA, 2002]. b. Membrane cytoplasmique Elle se présente sous la forme d’une double feuille lipidique souple d’environ 7,5 nm d’épaisseur jouant un rôle de barrière perméable sélective. Les types de lipides présents dans la membrane cytoplasmique sont variables d’une espèce 10 bactérienne à une autre ; les plus retrouvés sont les phospholipides [SINGLETON, 2005]. De nombreuses protéines y sont enchevêtrées et assurent des fonctions de conversion d’énergie ou encore la perception permettant de fournir des informations sur l’environnement dans lequel se trouve la cellule [FAUCHERE, al, 2002]. c. Cytoplasme Il contient de nombreux éléments nécessaires au développement et à la survie bactérienne. On peut y trouver des ribosomes des granules de réserve, des ions et des éléments nutritifs. Les ribosomes assurent un rôle dans la synthèse protéique et peuvent être la cible de certains antibiotiques tels que les aminosides, les tétracyclines [SINGLETON, 2005 ; BOSGIRA, 2003] Les granules de réserve vont, comme leur nom indique, stocker les polymères produits par la bactérie et forment un véritable réservoir d’énergie [KOWALSKI, 1975]. d. Appareil nucléaire Contrairement aux eucaryotes, les bactéries procaryotes ne possèdent pas de membrane nucléaire. Le noyau se trouve en contact direct avec le contenu cytoplasmique. Il est constitué par un filament continu, unique et circulaire d’ADN double brin enroulé sur lui-même. Les antibiotiques comme les quinolones, l’association sulfamide-triméthoprime ou nitroimidazolés peuvent avoir un effet bactéricide en agissant sur l’ADN [SINGLETON, 2005; BOSGIRA, 2003]. e. Flagelles, fimbriae et pili Ces trois structures transitoires sont présentes facultativement à la surface de la cellule bactérienne. Ce sont de fins filaments protéiques dont la présence est 11 conditionnée par le milieu dans lequel se trouve la bactérie [EUZEBY, 10/05/11]. Les flagelles uniques ou multiples, groupés ou non, permettent à la cellule de se déplacer dans un milieu liquide. Ces déplacements en trois dimensions sont possibles grâce à des mouvements de rotation liés à l’attraction ou la répulsion par des substances chimiques : on parle de chimiotactisme [SINGLETON, 2004; BOSGIRA, 2003]. Les pili et fimbriae sont de tous petits filaments qui entourent la bactérie. On distingue les pili communs, impliqués dans des phénomènes d’adhésion et antigéniques ; des pili sexuels plus longs et plus épais intervenant dans les échanges de matériels génétiques entre bactéries [FAUCHERE, 2002]

Table des matières

INTRODUCTION
PREMIERE PARTIE: SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE
I. Peau et flore cutanée
I.1. Peau
I.1.1. Structure
I.1.2. Fonctions
I.2. Flore cutanée
I.2.1. Bactéries
I.2.2. Champignons
I.2.3. Virus
I.2.4. Composition qualitative de la flore cutanée
I.2.5. Variations topologiques
II. Asepsie, Antisepsie, Antiseptiques et solutions hydro alcooliques (SHA)
II.1 Principe de base : l’asepsie, l’antisepsie et les antiseptiques
II.1.1. Asepsie et Antisepsie selon AFNOR (association française de normalisation)
II.1.2. Désinfection et Antisepsie selon le comité européen de normalisation
II.1.3. Antiseptiques
II.2. Solution hydro alcoolique
II.2.1. Composition des solutions hydro alcooliques (SHA)
II.2.2. Action et efficacité des SHA
II.2.3. Tolérance des solutions hydro alcooliques
II.2.4. Prévention des effets secondaires liés à l’utilisation des SHA
II.2.5. Avantages des SHA
II.2.6. Inconvénients et limites des SHA
II.3. Ethanol à 60° et à 70°alcoolique
II.3.1. Distinction alcool et éthanol
II.3.2. Mouillage de l’alcool éthylique
II.3.3. L’éthanol
II.3.4. Facteurs influençant l’activité de l’éthanol
II.3.5. Indications
II.3.6. Contre-indications
II.3.7. Précautions d’emploi
DEUXIEME PARTIE: ETUDE EXPERIMENTALE
I. Cadre d’etude
II. Objectif
III. Méthodologie
III.1. Matériel
III.2. Matières premières
III.3. Méthodes
III.3.1. Préparation de l’eau oxygénée a 3% (H2O2) 35
III.3.2. Fabrication de la SHA
III.3.3. Préparation de l’éthanol à 60 et à 70°
III.3.4. Contrôle du Degré alcoométrique
III.3.5. Etude de la stabilité des produits hydro alcooliques.
IV. Résultats
V. Discussion
CONCLUSION

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