L’approvisionnement en eau potable

IMPACTS DES PROPRIETES BIOCHIMIQUES, PHYSIQUES ET BACTERIOLOGIQUES DES EAUX DE MARE DU FERLO SUR LA PRODUCTION DE MOUSTIQUES ET LA SANTE DES POPULATIONS HUMAINES ET ANIMALES

INTRODUCTION

L’approvisionnement en eau potable est un problème majeur dans les pays en voie de développement. La pollution par les déchets représente une menace constante pour la qualité de l’eau de consommation [Organisation Mondiale de la Santé (OMS), 1986b]. Les maladies diarrhéiques sont une cause majeure de morbidité et de mortalité dans les pays en développement ; l’OMS estime qu’elles sont responsables de près de cinq millions de décès par année chez les enfants de moins de cinq ans (Briscoe et al., 1986 ; Chandler, 1984). C’est aussi dans les collectes d’eau que se développent le stade larvaire des moustiques dont les adultes vont devenir des vecteurs de maladies humaines et animales. Cependant, les efforts pour évaluer l’impact sur la santé d’une amélioration de la qualité de l’eau ont eu plus ou moins de succès, comme plusieurs auteurs l’ont démontré (Blum et Feachem, 1983 ; Esrey et al., 1985 ; Esrey et Habicht, 1986 ; Saunders et Warford, 1976). Par ailleurs la qualité de l’eau peut être influencée par l’usager. En effet, habituellement, l’usager gère lui-même son point d’eau, et sa réserve quotidienne d’eau, ce qui entraîne la possibilité d’en affecter la qualité, et ce de façon positive ou négative. C’est seulement prise dans son ensemble que la recherche entamée ici permettra de savoir si les conditions de base sont respectées, sachant que l’eau de consommation ne devrait pas être saline, qu’elle devrait être peu turbide, que l’on ne devrait y trouver ni organismes pathogènes, ni éléments pouvant avoir, de façon ponctuelle ou à long terme, un effet néfaste sur la santé ou d’éléments conférant une odeur ou un goût désagréable. La qualité de l’eau dépend de l’utilisation qui en est faite et les risques potentiels qui peuvent la compromettre. Les paramètres qui permettent de définir cette qualité sont d’ordre physique, chimique et microbiologique. De plus en plus, la notion de qualité de l’eau est envisagée de façon globale (Niang et al, 2002). Par ailleurs la qualité de l’eau est un élément important dans l’étude des interactions entre l’environnement et la dynamique des vecteurs de maladie notamment la fièvre de la vallée du rift (FVR). A titre d’indication biologique, le moustique, vecteur potentiel de la fièvre de la vallée du rift connaît de grandes variations quantitatives d’une mare à une autre. En effet il est rare à Kangalédji (8.35% de l’ensemble des captures sur piège à appât animal et captures sur homme en 2003) alors qu’il est très abondant à Ngao (75.2% des captures en 2002) (FALL, 2005) et on peut supposer que l’abondance est en relation avec la qualité globale de l’eau, même si cela peut être dû aussi à la dynamique de remplissage et de vidange de la mare.

Classification par toxicité

Le laboratoire utilise des animaux, surtout des rats ayant reçus une certaine quantité de cette substance pour tester sa toxicité dans les 24 ou 48h (heures). Ainsi le degré de toxicité des pesticides est étudié au laboratoire au moyen de la DL50 (ou quantité de substance active ingérée, nécessaire pour provoquer la mort de 50% des rats, sujets à une expérience de laboratoire). La DL50 est exprimée en mg de substance active par Kg (kilogramme) du corps de l’animal. Pour évaluer la dose mortelle, il suffit de multiplier la DL50 par le poids du corps humain. Ainsi par exemple si la DL50 est de 100mg/kg (milligramme par kilogramme) ; pour un homme de 60Kg (kilogramme), il faudra, pour le tuer, 60 x 100mg (milligramme) = 6g gramme) de matière active. L’OMS et la FAO utilisent la DL50 pour classer les pesticides selon leur toxicité (Wilma Arendse et al, 1989).

Rémanence, bioaccumulation, résistance aux pesticides

La rémanence est la persistance des produits dans le milieu. La rémanence d’un produit est influencée par sa nature, les conditions environnementales (température, humidité, pH ou potentiel d’hydrogène du milieu) par l’activité de la biomasse microbienne et par la présence d’autres pesticides ou substances dans le sol. La bioaccumulation est la capacité de certains pesticides d’augmenter de concentration le long de la chaîne trophique. Ainsi par ingestion d’animaux contaminés, les carnivores situés en bout de chaîne concentrent des doses de pesticides comme le DDT pouvant atteindre 1000fois celles des premiers maillons. La résistance des parasites aux pesticides est la conséquence de l’utilisation exagérée de produits à longue rémanence et à large spectre d’activité qui en outre détruisent l’entomofaune. En effet cette utilisation abusive aboutit à une adaptation des parasites aux pesticides. Ce qui a été observé avec le DDT et aujourd’hui encore avec de nouveaux produits comme les pyréthrinoïdes (Boseret, 2000).

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