Les déformations structurales

Les déformations structurales

Tectonique

Les déformations structurales plicatives et cassantes qui ont touchées la région d’étude correspondent à la phase de néotectonique poste-tortonienne (Fig.27) [VILA, 1980]. Vila (1980) estimait que le bilan néotectonique est essentiellement créateur de relief avec un raccourcissement méridien assez faible étant donnée la rareté des accidents cassantes à composante distensive. La région de la Calle est cependant avant tout un pays de plis Cénozoïque. Vers la fin du Crétacé, des mouvements du sol se manifestaient et qui se traduisaient par la lacune stratigraphique de l’Eocène inférieur dans la chaîne numidique. On parle de diastrophisme alpin qui s’est traduit, en Algérie orientale et en Tunisie, par des bossellements formants les barres littorales. D’importants évènements orogéniques se sont déroulés pendant le Lutétien, l’Eocène supérieur et l’Oligocène inférieur et poursuivis à se manifester dans la région de la Calle pendant le Néogène permettant la naissance, dans les chaînes sublittorales, aux plis numidiens, orientés généralement Ouest- Est, ces dislocations se différencient par leur direction, des formes structurales : plis eurasiens, alignés Sud- Ouest/ Nord- Est, dans le Tell algérien. Les plis numidiens portent l’empreinte de poussées tangentielles bien plus énergiques que les plis eurasiens [JOLEAUD, 1936]. Les montagnes de la Calle, qui se prolongent vers l’Est de la chaîne numidique avec une direction WSW- ENE, représentent des anticlinaux couverts de grés de Numidie et à noyau constitué par des argiles de Numidie (Fig.28). Vers le nord, dans les collines du cap Rosa, le Nummulitique (Grès et argiles de Numidie) constitue le substratum et souvent caché par des dépôts quaternaires. L’orientation WSW- ENE, de nombreux chabets, correspond à des lignes tectoniques : le cas des thalwegs suivis par le sentier du lac Mellah à la Mechta Bou Fhal, par l’ancienne route du pont de la république au Bordj Ali Bey, par la piste de douar Demen Driess, enfin par la nouvelle route entre le lac Oubeïra et l’oued el Kebir-Est.   Le rebroussement des plis numidiens vers le NNE, caractéristiques des monts de la Calle, s’observe dans le Bou- Liff et le Bou- Merchen à l’ouest de la ville d’’El Kala. La région côtière était toutefois alors d’une centaine de mètres moins élevée qu’aujourd’hui [JOLEAUD, 1936]. Le rivage s’est ensuite trouvé reporté à une cinquantaine, puis à une trentaine de mètres plus bas (Milazzien et Tyrrhénien), enfin à une quinzaine de mètres (Monastrien), des plates-formes d’abrasion entaillées dans les mollasses calcaires Figure n°28 : Coupes géologiques représentatives dans la région d’étude (Extrait des coupes réparties entre Bône te la Calle _ Joleaud.L + Traitement) 62 témoignent d’un soulèvement par saccades, entraînant l’affaissement du niveau de base des cours d’eau à une altitude très inférieure. Les basses vallées étaient activement creusées ; leurs larges thalwegs étaient envahis par les eaux salées lors du retour offensif subséquent de la mer. Par exemple, le lac Mellah et Oubeïra correspondaient à de simples élargissements d’un même vallum : le haut oued el Kebir- Est (oued Bougous actuellement) ; les cuvettes existantes plus ou moins inondées (lac Bleu, garaet el Oueze, lac Bourdim) nous donnent une idée de la topographie primitive de ces deux lacs. . Les failles sont largement réparties et mettent en évidence une succession de compressions et de distensions modérées. Ce réseau de failles sont visibles sur les séries numidiennes et parfois cachées sous les dépôts du Quaternaire et il est dessiné selon deux directions : Réseau de failles d’une direction Nord- Ouest/ Sud- Est, affectant le Quaternaire donc sont invisibles comme celle de la faille de cap Rosa ; Réseau de failles d’une direction Nord- Est/ Sud- Ouest, et sont visibles sur les formations numidiennes. Des coupes géologiques (Fig.29) ont été établies et effectuées pour permettre de visualiser l’ampleur des déformations structurales géologiques dans la région du fait de la tectonique. Nous pouvons constater que les formations gréseuses numidiennes du Lattorfien plongent dans un pendage incliné du fait de la remonté et la poussée des couches sous-jacentes. II-2-2-1/ Évènements sismiques Le rapprochement des deux plaques tectoniques, eurasienne et africaine, engendre la circonstance d’activités sismiques. Selon le CRAAG, la région tellienne est la plus active, dans cette région se produit la plus grande activité et les séismes les plus sérieux ; la région des hauts plateaux est beaucoup moins active que la région tellienne ; Au niveau de l’Atlas Saharien, seuls quelques événements se sont produits. La région d’étude fait partie de la chaine des Maghrébides. D’après sa sismotectonique, le relief se caractérise par une déformation principalement décrochante. Son trait structural majeur correspond au système de décrochement senestre Nord- Est/ Sud- Ouest. 

 RICHESSE NATURELLE

Le parc national d’El Kala est conçu d’importants écosystèmes qui lui offrent cette sublime richesse en interférence entre la faune et la flore. Plusieurs espèces faunistiques (Tab.08) et floristiques (Tab.09) ont été recensés dans le territoire du PNEK. La distinction des habits observés dans le PNEK a pour conséquence l’existence d’une faune particulièrement riche et variée. En effet, les principaux groupes systématiques y sont rencontrés, à savoir les mammifères et les oiseaux. Les espèces qui y hivernent ou qui y nichent sont rares et protégées. Les principales espèces animales que regroupe le P.N.E.K sont : le cerf de barbarie, l`hyène rayée, le porc qui pique, le renard doux, la loutre, le chacal dore, la cigogne blanche et l`oie cendrée [BOUZIANI, 2000]. La particularité du parc national d’El Kala est la population d’oiseaux d’eau hivernante et nicheuse, une bonne partie des espèces est protégée et même en voie de disparition. Les zones humides de la Calle constituent le dernier sanctuaire pour la survie de ces espèces. La diversité aviaire du parc est de 195 espèces dont 71 protégées par décret [YOUBI, 2008].

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