L’étude du logement

LOGEMENT

Tout comme l’emploi, l’étude du logement permet d’expliquer l’attractivité d’un territoire. Un individu va effectivement choisir de s’établir dans un territoire selon la présence ou non de logements en adéquation avec ce qu’il recherche. L’étude du logement se résume essentiellement en l’ancienneté d’installation des habitants, le nombre et le type de logements existants et le prix de l’immobilier. Mais il y a également une grande part des ménages qui n’y habitent pas depuis longtemps (46 % des personnes y habitent depuis moins de 9 ans). Ceci montre qu’il y a à la fois un ancrage de la population sur le territoire d’étude, mais qu’il existe aussi un renouvellement des habitants. Aussi, vu que le solde des entrée-sorties annuel moyen du territoire d’étude est de -0,13 %, il n’y a donc pas de nouveaux arrivants, ce renouvellement est donc interne au territoire, et est sans doute dû au parcours Les communes de Morton, Saix et Fontevraud-l’Abbaye, déjà marquées par une évolution de leur population et idéalement positionnées entre Thouars, Loudun, Chinon, Saumur et Montreuil-Bellay, se caractérisent par un important solde entrée-sorties (entre 0 % et 2 %).  Ceci peut être dû à un manque d’attractivité du territoire qui ne parvient pas à attirer de nouvelles personnes (variation annuelle moyenne due au solde des entrées-sorties = -0,13 %), ou à une inadaptation de l’offre immobilière à la population ce qui pousse les personnes à construire leurs propres biens pour des raisons de coûts ou de vétusté des logements existants.

L’évolution du nombre de résidences principales est croissante. Cet accroissement est due au fait que la taille des ménages diminue, ce qui fait que même si le SIVV ne gagne pas autant de population, le nombre de logements est obligé d’augmenter du fait de la décohabitation. Le nombre de logements sur l’aire urbaine de Loudun n’a jamais cessé d’augmenter depuis 1968 malgré la baisse de la population du territoire. Celui-ci a ainsi cherché à améliorer son offre immobilière en étalant l’emprise au sol. Ce phénomène peut s’expliquer par la baisse de la taille moyenne des ménages sur le territoire (qui est passée de 3,2 à 2,2 entre 1968 et 2009) mais également par l’augmentation du nombre de logements vacants. On observe que le nombre de logements en résidence principale a augmenté au cours des dernières années passant de 8 000 en 1968 à un peu plus de 12 000 en 2009. Le nombre de résidence secondaire a lui augmenté jusqu’en 1982 où il était de 726, puis, jusqu’en 2009 il diminue et atteint 588. Le nombre de logements vacants augmente globalement depuis 1968, il atteint aujourd’hui un total de 1188 logements. L’augmentation du nombre de logements total peut paraître plus élevée que la croissance démographique mais cela s’explique par la réduction du nombre de résidents par ménage. Le SIVV est le pôle où se trouve la plus grande part de résidences secondaires, tandis que l’aire urbaine de Loudun avec les Trois-Moutiers est le pôle où la vacance des logements a le plus augmenté en 41 ans.

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On remarque en effet que les prix dans l’aire urbaine de Chinon sont plus élevés que dans les aires urbaines de Thouars et Loudun. Cependant, ces prix restent relativement faibles en comparaison aux grandes villes alentours. Le prix de l’immobilier joue un rôle dans l’évolution des pratiques de mobilité. Il est vrai que certaines personnes font le choix d’habiter un territoire rural car les prix de l’immobilier sont moins élevés que dans les grandes villes, elles sont de ce fait prêtes à réaliser de plus grandes distances pour leurs activités. On remarque que le prix de l’immobilier n’est pas réparti équitablement sur tout le territoire. En effet, il est le plus élevé dans le SIVV, tandis que les deux autres pôles ont une valeur immobilière relativement faible. On notera que Thouars et Loudun et les Trois-Moutiers ont les prix les plus faibles de leur territoire, signe d’un désintérêt des acheteurs ou loueurs dans cette zone aussi bien dû au territoire qu’à la ville (taille et vétusté des logements). Cependant, on note que les personnes ont tendance à se diriger en périphérie, pour des habitats certainement pavillonnaires car c’est là que les prix sont les plus élevés. Ceci pousse les familles les moins aisées, ne trouvant pas de logement adéquat en centre- ville, à aller plus loin qu’en première couronne des villes centres pour s’installer, augmentant ainsi leur exclusion géographique, culturelle et sociale.

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