Maturation des objectifs et de l’approche méthodologique pour le suivi in situ

Maturation des objectifs et de l’approche méthodologique pour le suivi in situ

Présentation du site d’étude et des objectifs de suivi initiaux 

Le site d’étude initialement retenu est un dispositif de biofiltration en bordure d’une route départementale. Ce système de traitement, composé d’un accotement végétalisé (qui correspond de fait à une bande enherbée), suivi d’un fossé filtrant et infiltrant (concept similaire à celui d’une biofiltration swale, mais avec une géométrie de fossé, c’est à dire moins large et plus profond) de traitement a été conçu par le maître d’ouvrage de cette voirie, le Conseil Départemental de Seine-et-Marne (CD 77). Ce site fait également l’objet d’une expérimentation du CD 77 qui souhaite avoir un retour d’expériences sur ces ouvrages pour envisager la mise en œuvre de dispositifs similaires lors des aménagements ou réaménagements futurs de voirie.

Situation générale

Le site d’étude est situé à Compans dans le département de Seine et Marne, en bordure de la zone industrielle de Mitry-Compans (Figure 16). Cette zone industrielle abrite plusieurs établissements industriels dont sept classés SEVESO, avec des activités de stockage et conditionnement de gaz, de dépôt et distribution d’hydrocarbures, de fabrication de polymères et de traitement de déchets dangereux (Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire, 2018). Cette activité industrielle constitue une source potentielle de pollution par retombées atmosphériques du site d’étude. De plus, localisé à proximité de l’aéroport Charles de Gaulle, le site subit également une pollution due au trafic aérien. 

Bassin versant étudié

Les ouvrages de biofiltration initialement aménagés à Compans récupèrent les eaux de ruissellement de la Route Départementale 212 (RD 212). Cette route comporte quatre voies avec une circulation journalière importante de 11 000 véhicules par jour et par sens de circulation, dont une partie importante de poids lourds. Elle a fait l’objet d’un réaménagement, achevé en 2012 par le Conseil Départemental 77. La zone étudiée est présentée sur la Figure 17. Le bassin versant de l’ouvrage concerne un sens de circulation (du nord-ouest au sud-est), soit deux voies. Lors d’un événement pluvieux, la pente transversale de la route mène les eaux de ruissellement vers l’accotement.

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Les eaux ne sont pas canalisées en bordure de route mais rejoignent directement par ruissellement superficiel la première partie du dispositif de traitement – l’accotement végétalisé. L’eau ruisselle à travers cet accotement d’une largeur d’environ 2 m, vers des fossés filtrants et infiltrants. Les fossés sont divisés en biefs d’environ 50 m par des redans en béton. Les bassins versants alimentant chaque bief ont été individualisés; chacun couvre une surface d’un peu plus de 500 m² (biefs 1, 2 et 3, figure 15).

Une autre section de la RD 212, une centaine de mètres plus loin dans le même sens de circulation (vers le sud-est), constitue un bassin versant de référence (Figure 17), permettant de s’intéresser aux eaux de ruissellement non-traitées (eaux brutes). Il est supposé, en l’absence de bretelle d’entrée/sortie, que la circulation est identique et le niveau de pollution similaire entre les différents bassins versants et biefs étudiés. Sur ce bief, l’eau ruisselle transversalement à la route, puis est canalisée par une bordure en béton et collectée en point bas par une grille reliée au regard dédié aux eaux brutes. Le bassin versant de cette section couvre une surface d’environ 945 m².

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