Relations sulfates/carbonates pendant la diagenèse des sédiments marins

Relations sulfates/carbonates pendant la diagenèse des sédiments marins

Interprétation des résultats sur les phases diagénétiques 

 Ordre d’apparition des phases 

En se basant sur les relations texturales, les isotopes stables, la composition chimique des phases et les études pétrographiques et microthermométriques sur inclusions fluides, nous pouvons définir l’ordre et les conditions d’apparition des différents minéraux lors de l’enfouissement des sédiments fins du delta (Figure 2.28). Les phases impliquées sont majoritairement des sulfates et des carbonates : (i) Précipitation précoce de pyrite qui apparaît sous différentes textures : framboïdale, sous forme de nodules ou de plaquage autour de bioturbations ainsi que sous la forme de cristaux automorphes ou sub-automorphes en remplissage de cavités dans des gastropodes ou des foraminifères. (ii) Formation de calcite inorganique intragranulaire (C1) remplaçant les parois d’aragonite ou de calcite biogénique de microorganismes à test calcaire. Les signatures chimiques de ces calcites sont différentes de celles des carbonates apparus plus tard lors de l’enfouissement. (iii) Première génération de dolomites (D1) dans les marnes (automorphes) ou en tant que ciment principal des concrétions (automorphe ou subautomorphe), à des températures inférieures à 40°C. La première phase de dolomitisation peut être synchrone avec la recristallisation des carbonates biogéniques. (iv) Recristallisation de la matrice micritique des marnes en microsparite secondaire (C2a) durant une ou plusieurs phases tectoniques, durant lesquelles se mettent également en place des fractures tectoniques remplies de calcite C2b, dans des sédiments déjà lithifiés. (v) Croissance des barytines tabulaires ou prismatiques millimétriques à centimétriques dans les conduits de bioturbations, à l’intérieur de concrétions. Des baguettes de barytine émergeant des cristaux massifs sont également observées. La formation des barytines a pu démarrer avant ou pendant la précipitation des ciments C2, mais leur présence dans un seul type de structures (conduits) ne permet pas de le préciser. (vi) Générations D2 et D3 de dolomites issues ou non de la recristallisation des dolomites D1, dans les conduits à barytines des concrétions ou rarement dans les marnes. Les rhomboèdres de dolomite peuvent avoir une face incomplètement développée contre les barytines automorphes, ce qui montre qu’ils sont postérieurs à la croissance des barytines. Le ciment dolomitique D3, dont la composition se rapproche de l’ankérite, peut également avoir comblé des cavités de tests de foraminifères ou petite gastéropodes. La précipitation de ces phases est peut-être synchrone des dernières étapes de la croissance des concrétions (section 3.5). La génération D4 apparaît par la suite, sans que les relations texturales ne permettent de préciser à quel moment par rapport aux sulfatess et calcites C3. (vii) Croissance d’une première génération de célestines fibreuses (Cél 1) dans les conduits, observée très rarement et uniquement à El Senal. Les célestines de fractures tectoniques sont peut-être associées en partie à cette génération. (viii) Ouverture des fractures septariennes dans plusieurs concrétions. Des barytines et célestines Cél 1 sont déplacées et/ou fracturées (El Senal). (ix) Précipitation des calcites rousses riches en Fe (C3) dans les conduits de petites concrétions cylindriques, dans les fractures septariennes ou en remplacement de dolomite dans des conduits à barytines tabulaires (dédolomitisation) (x) Mise en place des célestines subautomorphes centimétriques (Cél 2) à des températures similaires, dans les vides résiduels des fractures septariennes, conduits de petites concrétions tubulaires et en comblement de porosité dans les concrétions (baguettes), mais également dans des fractures tectoniques et autour de gastropodes. (xi) Les dernières générations de ciment calcitique (C4) remplacent partiellement tous les sulfates et carbonates précédents durant la télogenèse et l’altération récente. 

Conditions de précipitation des pyrites 

Le mécanisme le plus simple expliquant la formation précoce des pyrites est l’influence de la réduction bactérienne des sulfates lors des premiers mètres d’enfouissement, comme cela est observé dans la majorité des sédiments marins contenant de la matière organique réactive (Goldhaber, 2002). Une étude des valeurs isotopiques du soufre, qui est fractionné par les processus bactériens, permettrait de confirmer cette origine. 

 Conditions de précipitation des dolomites 

L’interprétation basée sur la seule étude des concrétions de Biñas d’Ena n’apparaît pas fondamentalement modifiée par l’étude des autres champs. Ainsi, les concrétions décrites dans toute la zone d’étude sont parallèles aux couches penchées par la croissance synsédimentaire de l’anticlinal de Boltaña au Lutétien, confirmant qu’elles se sont toute formées de manière précoce. La majorité des concrétions sont ovoïdes, ce qui est en accord avec le modèle « classique » de formation des concrétions dans les sédiments fins (Coleman, 1993 ; Seilacher, 2001) et permet de questionner le rôle de la circulation des fluides interstitiels sur la croissance des concrétions, déduit de la seule observation de Biñas d’Ena. La présence fréquente de conduits à barytines dans les concrétions montre que les bioturbations ont bien une influence majeure sur la dolomitisation. La majorité de la matrice dolomitique est faite de dolomite D1 qui a précipité dans les porosités des marnes ou a remplacé les carbonates présents initialement, et qui enregistre une fenêtre de températures de précipitation de seulement 20°C. Les dolomites D2 et D3, trouvées principalement dans les conduits à barytines tabulaires, sont postérieures et enrichies en Fe ce qui suppose une formation dans un environnement de plus en plus réducteur au cours de l’enfouissement (Hendry, 2002). La précocité de formation des concrétions est confirmée par les analyses isotopiques. Les valeurs de δ 13C varient de -14,2 à +9‰, mais la majorité des valeurs sont positives. La moyenne des mesures, égale à +1,9‰, laisse supposer que la dolomitisation a eu lieu en zone de méthanogenèse avec un signal tamponné par les carbonates d’origine marine (Mozley et Burns, 1993), déjà présents en quantité dans les marnes. Les valeurs de δ 18O (-4,4 à 0‰) indiquent des températures de 27 à 52°C en considérant une source marine. Les mesures réalisées sur des transects cœur-bord montrent une baisse du δ 18O (hausse de la température) vers l’extérieur des concrétions, en accord avec les observations faites sur de nombreuses concrétions carbonatées (Mozley et Burns, 1993 ; Mozley, 1996) et pourrait indiquer une croissance progressive durant l’enfouissement ou la prépondérance de ciments tardifs à l’extérieur des concrétions (Mozley, 1996; voir section 3.5). La valeur très négative en δ 13C de -14,2‰, trouvée dans une concrétion de Biñas d’Ena, est accompagnée de la valeur la plus basse en δ 18O (-4,4‰), ce qui correspond à une température enregistrée égale à 52°C. Plusieurs sources du carbone peuvent expliquer une telle valeur : dolomitisation à partir d’alcalinité issue de la remontée de fluides plus profonds et liée à la décarboxylation de la matière organique (qui a lieu à des températures supérieures à 70°C), de méthane ou de l’alcalinité produite par la réduction des sulfates. Le caractère isolé de la mesure ne permet pas d’expliquer ces valeurs. 

Conditions de précipitation des calcites 

 Ciment C1 

Le premier ciment de calcite à apparaître (C1) témoigne de la recristallisation de carbonates biogéniques en calcite inorganique au cours de la diagenèse, ce qui est un phénomène couramment décrit dans les sédiments marins (e.g., Helz and Holland, 1965; Katz et al., 1972; Gieskes, 1975; Sayles and Manheim, 1975 ; Baker et al., 1982 ; Elderfield and Gieskes, 1982; Gieskes, 1983; Stout, 1985; Elderfield, 1986; Gieskes et al., 1986 ). La recristallisation résulte d’une solubilité des carbonates biogéniques (calcite magnésienne, aragonite plus élevée que celle de la calcite inorganique (Tribble et al., 1995 ; Morse et al., 2007). La recristallisation opère dès les premiers mètres d’enfouissement (e.g., Morse et al., 1985; Morse et MacKenzie, 1990; Walter et Burton, 1990; Tribble, 1993). Dans les sédiments prélevés durant les programmes ODP, la disparition de l’aragonite est ainsi généralement achevée dans les premières centaines de mètres. Ces indications supposent que le ciment C1 s’est formé rapidement durant l’enfouissement à partir d’eaux interstitielles probablement d’origine marine, et que les éléments de matrice micritique résultant de l’accumulation de carbonates biogéniques ont probablement aussi été recristallisés.

Ciments C2a et C2b

 Cette recristallisation a été en partie occultée par la formation des ciments de calcite C2. La présence de ciments ayant des signatures isotopiques similaires dans les marnes et dans les fractures tectoniques montre que les ciments C2a et C2b se sont formés tous les deux lors de plusieurs évènements tectoniques associés à la mise en place des chevauchements dans le bassin d’Ainsa. Les orientations des fibres de calcite sont conformes à la vergence des chevauchements à l’Éocène (NS) et à la croissance de l’anticlinal de Boltaña (EW). La présence des fibres tectoniques indique que les sédiments étaient déjà au moins partiellement lithifiés lors des mouvements cisaillants.  Les valeurs de δ 13C sont compatibles avec les valeurs des carbonates marins Éocènes (- 0,3 à +2,8‰ ; Shackleton and Kennett, 1975; Veizer and Hoefs, 1976; Hudson and Anderson, 1989) ce qui indique que l’alcalinité carbonatée nécessaire à la précipitation des ciments été fournie par la dissolution des carbonates préexistants dans les sédiments, en accord avec la recristallisation de la matrice des marnes en ciment C2a. Les isotopes de l’oxygène indiquent des températures de précipitation allant de 43 à 53°C, ce qui est identique ou légèrement plus élevé que les températures calculées pour la dolomite D1. Les données d’inclusions fluides dans les ciments C2b montrent que l’évènement tectonique est allé de pair avec la circulation de saumures ayant des salinités pouvant atteindre 90‰. Il est envisagé que les mouvements tectoniques aient contraint la migration de saumures dans la partie nord-ouest du delta. Des études du résidu sec des inclusions permettraient de voir si les fluides sont riches en sulfates afin d’établir un éventuel lien génétique avec les fluides ayant provoqué la précipitation des sulfates. 

Ciments C3a et C3b 

Les calcites rousses C3 trouvées dans tous les champs présentent des caractéristiques de composition et des valeurs isotopiques communes qui les distinguent des ciments C1 et C2, en particulier par leur richesse en Fe (corrélé aux teneurs en Mg et Mn) et leur faible valeur de δ 18O. Dans l’étude préliminaire (publication 1), nous avions considéré que ces valeurs de δ 18O pouvaient s’expliquer par l’influence d’eaux météoriques. Les analyses effectuées dans les autres champs permettent de nuancer cette première interprétation. En effet, les températures calculées sur les ciments C2a et C2b (37 à 47°C), qui sont apparus avant les ciments C3 à partir de saumures, se placent juste en-dessous des températures obtenues pour les calcites rousses (54 à 64°C) si un fluide de signal isotopique marin (δ 18O = 0‰ V-SMOW) est considéré comme source. Ces températures sont parfaitement concordantes avec celles déduites de la pétrographie des inclusions fluides dans les barytines (<50°C), apparues avant, et les célestines centimétriques (Cél 2 ; 50-70°C), formées après les calcites C3. La teneur élevée des calcites en Fe est compatible avec un environnement réducteur ayant permis la libération de Fe2+ dans les eaux interstitielles et son incorporation dans leur réseau cristallin (James et Choquette, 1990 ; Hendry, 2002). Elle ne peut pas être considérée comme un critère discriminant entre une source marine ou météorique des fluides, car les calcites précipitant en zone météorique phréatique et durant la diagenèse d’enfouissement peuvent être riches en Fe tant qu’une source en Fe est disponible (James et Choquette, 1990). Des eaux de salinité variable (de 7,4 à 64‰) ont été enregistrées dans des inclusions secondaires des sulfates, ce qui montre que des eaux météoriques ont circulé dans les séries marneuses étudiées. Au final, si des fluides de salinité plus importante sont désormais privilégiés pour expliquer la présence des calcites C3, seules les analyses de la salinité d’inclusions fluides primaires pourraient nous le confirmer, mais des inclusions exploitables restent à découvrir. 

Conditions de précipitation des sulfates

 Source des sulfates

 Lors de l’étude détaillée de l’affleurement de Biñas d’Ena (publication 1), nous avons montré que le problème majeur pour expliquer la présence de la barytine et de la célestine est l’origine des sulfates, car la réduction du sulfate a fait baisser sa concentration dans l’eau interstitielle avant la formation des minéraux sulfatés. La présence de célestine et les barytines impliquent que des eaux dont la concentration en sulfate n’a pas été consommée par l’oxydation de la matière organique aient par la suite circulé dans les marnes et les concrétions. Les valeurs modales de Tfg (-2,3°C) dans les inclusions fluides indiquent que les deux sulfates ont probablement précipité à partir d’eaux interstitielles ayant une salinité proche de l’eau de mer, mais ne donnent pas d’indices supplémentaires sur l’origine des sulfates. Les mesures d’isotope du soufre (δ 34S = 20,6 à 24,8‰) peuvent indiquer une source marine directe Éocène à Pliocène en se basant sur les courbes de variations temporelles du δ 34S marin de Paytan et al. (1998) (Figure 2.29B) et en considérant un fractionnement isotopique entre l’eau de mer et la barytine inférieur à +0,4‰ (Paytan et al., op.cit.). Nous considérons que cette valeur de fractionnement s’applique également à la célestine. Deux valeurs de célestine (23 et 24,8‰) et trois valeurs de barytine (24 à 24,3‰) sont trop élevées pour provenir directement d’eau de mer Éocène à Pliocène. Elles peuvent être expliquées par (i) des phénomènes de fractionnement isotopique des sulfates dissous associés à la réduction bactérienne du sulfate (e.g., Golhaber, 2002), comme avancé par Travé et al. (1997) pour expliquer les δ 34S légèrement élevés des célestines décrites au nord-est du bassin d’Ainsa, ou (ii) une source Triasique des sulfates (évaporites), d’après les données de Kampshulte et Strauss (2004) (Figure 2.29A). En effet, les valeurs de δ 34S du Trias moyen et supérieur varient de 21,5 à 15,9‰ pour les mesures effectuées sur des sulfates se substituant dans des calcites (SSS) et de 25,8 à 13,4‰ dans les mesures effectuées directement sur des évaporites. Les valeurs supérieures à 20‰ sont retrouvées à des âges absolus de 240-235Ma, correspondant au Trias moyen. 

Table des matières

INTRODUCTION
I. CADRE GEOLOGIQUE DU DELTA DU SOBRARBE .
1.1. Formation alpine des Pyrénées .
1.2. Le bassin d’avant-pays Sud Pyrénéen
1.2.1. Evolution tectonique
1.2.2. Relations tectono-sédimentaires
1.3. Le bassin d’Ainsa
1.3.1. Cadre général
1.3.2. Age des dépôts
1.3.3. Structuration du bassin à l’Éocène
1.3.4. Liens avec le bassin de Jaca: le Hecho Group
1.4. Le complexe deltaïque du Sobrarbe
1.4.1. Mise en place du delta
1.4.2. Stratigraphie des dépôts
1.4.3. Lithologie
II. LA DIAGENESE DES SEDIMENTS DU DELTA DU SOBRARBE
2.1. Introduction
2.2. Localisation des concrétions carbonatées dans le delta
2.3. Méthodes d’études
2.3.1. Introduction
2.3.2. Pétrographie : optique, MEB et cathodoluminescence
2.3.3. Pétrographie et microthermométrie sur inclusions fluides
2.3.4. Analyses isotopiques : carbone et oxygène
2.3.5. Analyses isotopiques du soufre
2.3.6. Analyses élémentaires : microsonde
2.3.7. Analyses des teneurs en carbone et soufre
2.3.. Analyses de Diffraction des Rayons X
2.4. Résultats préliminaires: origine des concrétions dolomitiques et des ciments carbonatés et sulfatés à Biñas d’Ena
2.4.1. Introduction
2.4.2. Publication 1: Dolomitic concretions in the Eocene Sobrarbe delta (Spanish Pyrenees): Fluid circulation above a submarine slide scar infilling
2.5. Résultats obtenus sur l’ensemble des affleurements
2.5.1. Lithologie et minéralogie des sediments
2.5.1.1. Lithologie
2.5.1.2. Minéralogie
2.5.2. Description des minéraux diagénétiques
2.5.2.1. Sulfures : pyrite
2.5.2.2. Dolomites
2.5.2.2.1 Dolomite disséminée dans les sédiments
2.5.2.2.2 Dolomite des concrétions
2.5.2.2.3. Dolomites des conduits
2.5.2.2.4. Dolomites ferreuses tardives
2.5.2.3. Calcites .
2.5.2.3.1. Calcites remplaçant les microfossiles .
2.5.2.3.2. Calcite microsparitique (recristallisation des marnes)
2.5.2.3.3. Calcites comblant les fractures tectoniques
2.5.2.3.4. Calcites rousses
2.4.2.3.5. Calcites télogénétiques
2.4.2.3.6. Ciment indéterminé
2.5.2.4. Sulfates
2.5.2.4.1. Barytine
2.5.2.4.2. Célestines
2.5.3. Interprétation des résultats sur les phases diagénétiques
2.5.3.1. Ordre d’apparition des phases
2.5.3.2. Conditions de précipitation des pyrites
2.5.3.3. Conditions de précipitation des dolomites
2.5.3.4. Conditions de précipitation des calcites
2.5.3.4.1. Ciment C1
2.5.3.4.2. Ciments C2a et C2b
2.5.3.4.3. Ciments C3a et C3b
2.5.3.5. Conditions de précipitation des sulfates
2.5.3.5.1. Source des sulfates
2.5.3.5.2. Mécanismes de précipitation de la barytine
2.5.3.5.3. Mécanismes de précipitation de la célestine
2.6. Origine de la dolomitisation : apports des analyses géochimiques sur roche totale
2.6.1. Introduction : les hypothèses couramment acceptée pour la formation de la dolomite
2.6.1.1. « Dolomite problem » et mécanismes d’inhibition
2.6.1.2. Modèles de précipitation en subsurface
2.6.1.3. Modèles de formation pendant la diagenèse précoce
2.6.1.4. Cas des concrétions dolomitiques
2.6.2. Intérêt des analyses de composition sur roche totale
2.6.3. Méthodes d’échantillonnage, d’analyses et de traitement des données
2.6.3.1. Stratégie d’échantillonnage
2.6.3.2. Méthodes analytiques
2.6.3.3. Traitement des données
2.6.4. Résultats : composition des marnes .
2.6.4.1. Détermination des pôles de composition
2.6.4.2. Eléments contenus principalement dans les phases du pôle shale
2.6.4.3. Eléments contenus principalement dans les phases du pôle carbonate
2.6.4.4. Eléments contenus dans d’autres phases : pyrite diagénétique, minéraux lourds et phases indéterminées
2.6.5. Résultats : composition des concrétions
2.6.5.1. Détermination des pôles
2.6.5.2. Eléments contenus principalement dans les phases du pôle shale
2.6.5.3. Eléments contenus principalement dans les phases du pôle carbonate
2.6.5.4. Eléments contenus dans d’autres phases : pyrite diagénétique, minéraux lourds et phases indéterminées
2.6.6. Comparaison des concentrations entre marnes et concrétions
2.6.6.1. Détermination des éléments enrichis ou appauvris dans les concrétions
2.6.6.2. Origine des enrichissements et appauvrissements
2.6.7. Variations de compositions au sein des concrétions
2.6.7.1. Cas des concrétions PR et ES
2.6.7.1.1. Profils radiaux des variations de concentration des éléments
2.6.7.1.2. Interprétation
2.6.7.2. Cas de la concrétion BE2
2.6.7.2.1. Profils radiaux des variations de concentration des éléments
3.6.7.2.2. Interprétation
2.6.. Impact du concrétionnement sur la composition des marnes
2.6.. Calcul de compaction des sédiments autour des marnes suivant la méthode de Gresens
2.6.. Synthèse : mécanismes de croissance des concrétions dolomitiques
2.7. Diagenèse : comparaison avec les dépôts antérieurs du bassin
2.7.1. Comparaison des structures dolomitiques (concrétions du delta et Yellow Beds du Hecho Group)
2.7.1.1. Dolomitisation dans les faciès turbiditiques : les Yellow Beds
2.7.1.2. Comparaison des observations pétrographiques des concrétions et des YB
2.7.1.3. Comparaison des analyses de composition sur roche totale
2.7.1.4. Comparaison des valeurs isotopiques
2.7.1.5. Interprétation
2.7.2. Diagenèse des grès du Hecho Group
2.7.3. Précipitation de sulfates et carbonates en zone de cisaillement – NE du bassin
2.7.4. Interprétation : enregistrement de la diagenèse à l’échelle du bassin d’Ainsa
2.7.4.1. Similarités texturales et compositionnelles entre faciès profonds et deltaïques
2.7.4.1.1. Dolomitisation
2.7.4.1.2. Formation des calcites
2.7.4.2. Influence de l’enfouissement sur les valeurs d’isotopes stables
2.7.4.2.1. Dolomites
2.7.4.2.2. Calcites
2.7.4.3. Apports des isotopes stables et inclusions fluides des carbonates sur la nature des fluides interstitiels à
l’échelle du bassin d’Ainsa
2.7.5. Synthèse : évolution des fluides diagénétiques dans le bassin d’Ainsa
III. ETUDE DE LA STABILITE DES SULFATES ET DES CARBONATES DANS LES SEDIMENTS MARINS : DEMARCHE ET METHODES
3.1. Introduction
3.2. Démarche suivie pour le calcul de la stabilité des minéraux dans les sédiments marins
3.2.1. Équilibre chimique, solubilité, produit d’activité ionique, produit de solubilité
3.2.2. L’indice de saturation
3.3. Choix de la base de la base de données
3.4. Présentation des données DSDP/ODP/IODP
3.3.1. Historique des programmes DSDP/ODP/IODP
3.4.2. Méthodes de prélèvement des eaux interstitielles
3.4.3. Méthodes de préparation et d’analyse des eaux interstitielles
3.4.4. Contenu de la base de données de composition des eaux interstitielles
3.4.5. Organisation des échantillons dans la base de données
3.4.6. Corrections appportées à la base de données
3.4.7. Calcul des pressions et températures in situ
3.4.7.1. Température
3.4.7.2. Pression
IV. CALCUL DE L’EQUILIBRE DE LA CELESTINE, DE LA CALCITE ET DE L’ARAGONITE DANS LES EAUX INTERSTITIELLES DES SEDIMENTS MARINS3
4.1. Introduction
4.2. Publication 2 (accepté à Geochimica et Cosmochimica Acta): A study of celestine
equilibrium in marine sediment porewaters using the entire ODP/IODP data base
4.2.1 Introduction
4.2.2. Data selection
4.2.2.1. Correction of data base errors and typos .
4.2.2.2. Borehole temperatures and pressures
4.2.2.3. Density calculations and conversion of molarities to molalities
4.2.3. Thermodynamic models for the calculation of mineral saturation indices
4.2.4. Results: the saturation state of marine sediment porewaters with respect to celestine
4.2.4.1. Characteristics of sites at equilibrium with respect to celestine
4.2.4.1.1. Lithological characteristics
4.2.4.1.2. Main characteristics of porewater compositions
4.2.4.1.3. Porewater saturation with respect to celestine: a synthesis of the main . results
4.2.5. Discussion
4.2.5.1. Implications of the extended celestine stability in marine sediments
4.2.5.1.1. The agreement between celestine saturation calculations and petrographical observations
4.2.5.1.2. Implications for diagenetic models of marine sediments
4.2.5.1.3. Implications for diagenetic studies of ancient sediments
4.2.5.2. Controls on celestine stability in marine sediments
4.2.5.2.1. Role of CaCO3 and organic carbon content of sediments on the stability of celestine
4.2.5.2.2. Dynamic fronts of celestine precipitation .
4.2.5.3. The apparent solubility product of celestine .
4.2.6. Conclusions
4.3. La stabilité de l’aragonite et de la calcite dans les sédiments marins
4.3.1. Introduction
4.3.2. Caractéristiques du système carbonaté en solution aqueuse
4.3.2.1. Définition du système
4.3.2.2. Définition de l’indice de saturation
4.3.3. Validité des calculs d’indices de saturation des carbonates dans les eaux interstitielles ODP/IODP
4.3.4. Utilisation du programme CO2SYS
4.3.4.1. Intérêt du programme .
4.3.4.2. Choix du modèle et des paramètres
4.3.4.3. Etapes de calcul
4.3.4.4. Traitement des données
4.3.5. Résultats
4.3.5.1. Synthèse des variations de pH et alcalinité
4.3.5.2. Variation des indices de saturation de la calcite et de l’aragonite
4.3.6. Discussion : l’état de saturation de la calcite et de l’aragonite dans les eaux interstitielles comme
indication de la recristallisation des carbonates
V. A STUDY OF GYPSUM EQUILIBRIUM IN MARINE SEDIMENTS USING THE
ENTIRE ODP/IODP POREWATER DATABASE
5.1. Introduction
5.2. Publication 3: The stability of gypsum in marine sediments using the ODP/IODP
porewater data base (en preparation pour soumission à Marine Geology)
5.3. Introduction
5.4. Data selection
5.5. Thermodynamic model for the calculation of gypsum saturation index
5.6. Results: the saturation state of ODP/IODP porewaters with respect to gypsum
5.6.1: Gypsum saturation linked to the presence of evaporites or evaporitic brines
5.6.1.1. Saturation in sediment containing evaporite layers: example of sites 652 and 654
5.6.1.2: Saturation in brines in sediments devoid of evaporites: the example of Leg 2
5.6.2: Gypsum saturation due to the alteration of volcanogenic material
5.6.2.1 Saturation due to the alteration of volcanogenic material in sediments: example of Leg 1
5.6.2.2. Saturation due to the alteration of volcanogenic material with increasing salinity: case of Leg 4 – site
5.6.3. Other mechanisms leading to saturation .
5.6.3.1. Saturation due to the alteration of the basaltic basement: case of Leg 4 – site
5.6.3.2. Saturation at sites of hydrothermal discharge: Leg – site 3B
5.6.3.3. Case of Leg 1 – site 63 (Chile Triple Junction)
5.7. Discussion
5.7.1. Consequences on the formation of gypsum in marine sediments
5.7.2. The gypsum/anhydrite transition
5.. Conclusion
CONCLUSION GENERALE
BIBLIOGRAPHIE
ANNEXES
Annexe 1: Composition des dolomites
Annexe 2: Composition des calcites
Annexe 3: Composition des sulfates
Annexe 4: Données de microthermométrie sur inclusions fluides
Annexe 5: Résultats des analyses ICP
Annexe 6: Corrections de la base de données Janus
Annexe 7: Complétion de la base de données Janus
Annexe : Gradients de température et températures à l’interface eau-sédiments employés pour les calculs
Annexe : Annexe de la publication 2
Annexe : Échelles de pH employées lors des missions ODP
Annexe : Annexe de la publication

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