Vascularisation de l’encéphale 

Vascularisation de l’encéphale 

 Les progrès réalisés dans les techniques d’étude morphologique (cerveaux injectés) et dans les techniques d’imagerie médicale, ont permis de mieux appréhender le dispositif vasculaire cérébral ainsi que les troubles vasculaires responsables des lésions ischémiques ou hémorragiques du parenchyme cérébral. La moelle est vascularisée par les artères vertébrales. Le cerveau est vascularisé par les branches des artères carotides et vertébrales. Chaque artère vascularise une zone déterminée. Tout arrêt de la circulation sanguine dans un secteur entraîne la destruction des cellules. 1.2. Le dispositif artériel : L’encéphale est irrigué par deux systèmes artériels : • Le système carotidien interne en avant • Le système vertébro-basilaire en arrière. En dehors de ces deux grands systèmes artériels, il existe des voies de suppléance que sont : le polygone de Willis, les anastomoses antérieures et les anastomoses à la surface des hémisphères. 

Système carotidien interne 

 Chacune des deux carotides internes naît de la bifurcation de la carotide primitive, dans la région latérale du cou, un peu en dedans de l’angle de la mâchoire. Elle gagne la base du crâne en demeurant relativement superficielle sous le bord antérieur du sterno-cléido-mastoïdien. La carotide interne pénètre ensuite dans le crâne, traverse le rocher et gagne le sinus caverneux, puis l’espace sous arachnoïdien où elle donne alors l’artère ophtalmique et se termine par quatre branches : [3, 11] − L’artère cérébrale antérieure ; − L’artère sylvienne ou artère cérébrale moyenne ; − La choroïdienne antérieure ; − La communicante postérieure. Chacune de ces artères a un territoire profond et un territoire superficiel. L’artère cérébrale antérieure (ACA) : Il en existe deux unies par l’artère communicante antérieure. Origine : L’ACA naît de la carotide interne. Trajet : Elle se dirige en avant et en dedans, gagne la face interne du lobe frontal. Elle présente un premier segment cisternal A1 au-dessus du nerf et du chiasma optique et un deuxième segment A2 dans la scissure longitudinale du cerveau (scissure calloso- marginale) au-delà duquel elle passe en avant de la lame terminalea, suit le genou du corps calleux et se termine par l’artère péri calleuse A3 à la face dorsale du corps calleux. Irrigation : Le territoire cortico-sous cortical qui comprend : − La face interne des lobes frontaux et pariétaux ; − Le bord supérieur et une mince bande de la face externe des hémisphères ; − La partie interne de la face inférieure du lobe frontal ; − Les 4/5 antérieurs du corps calleux, le septum pellicidum les piliers antérieurs du trigone, la commissure blanche antérieure. Le territoire profond qui comprend : − La tête du noyau caudé ; − La partie antérieure du noyau lenticulaire ; − La moitié inférieure du bras antérieure de la capsule ; − L’hypothalamus antérieur. L’artère cérébrale moyenne ou artère sylvienne Il en existe deux chacune se trouvant dans un hémisphère cérébral. Origine : Branche distale externe de la carotide interne. Trajet : Plus grosse artère des branches de division de la carotide interne, son trajet se divise en 4 segments. Elle se porte transversalement en dehors donnant un segment M1 à la base du crâne avec ses artères perforantes (entre l’uncus et les stries olfactives). Un segment M2 dans la fissure de la face latérale du lobe de l’insula, descend sur la face médiale de l’opercule fronto-pariétal et chemine ensuite sur la face latérale de l’hémisphère. Elle dessine ainsi au niveau de son coude le bord supérieur du lobe de l’insula. Un segment M3 à la partie postérieure de la fosse latérale et un segment M4 ou segment terminal constitué de l’artère angulaire ou artère du pli courbe. Irrigation : Le territoire cortico-sous cortical qui comprend : − La plus grande partie de la face externe de l’hémisphère ; − La partie externe de la face inférieure du lobe frontal ; − Le lobe de l’insula ; − La substance blanche sous-jacente et une partie des radiations optiques. Le territoire profond qui comprend : − La plus grande partie des noyaux striés (putamen, partie externe du pallidum, tête et corps du noyau caudé) ; − La capsule interne (partie supérieure des bras antérieur et postérieur) ; − La capsule externe et l’avant- mur. (claustrum) L’artère choroïdienne antérieure Origine : Elle est la plus grêle des branches terminales de la carotide interne Trajet : Son trajet est récurrent contourne le pédoncule cérébral en suivant le tractus optique (bandelettes jusqu’au corps genouillé externe) puis pénètre dans la corne temporale pour vasculariser les plexus choroïdes. Irrigation : Elle irrigue − La bandelette optique, le corps genouillé externe ; − Les noyaux gris : la partie interne du pallidum, la queue du noyau caudé et le noyau amygdalien ; − La partie antérieure du cortex hippocampique adjacent ; − Le bras postérieur de la capsule interne (dans sa partie inférieure) et le segment retro-lenticulaire de celui-ci ; − Quelques branches vont au plexus choroïde et inconstamment aux pédoncules cérébraux. L’artère communicante postérieure Elle unit la carotide interne à la cérébrale postérieure. Origine : Elle naît de la face postérieure de l’artère carotide interne au niveau de la bifurcation du tronc basilaire à la jonction du mésencéphale, du diencéphale et du télencéphale. Trajet : Dans sa partie basale, elle contourne le mésencéphale, poursuit son parcours hémisphérique en atteignant la face interne du lobe temporal et se termine sur le cunéus du lobe occipital. Irrigation : Elle irrigue − Le thalamus ; − l’hypothalamus ; − Le bras postérieur de la capsule interne ; − La région du corps de Luys et du pied du pédoncule. 

 Le système vertébro-basilaire

 Les artères vertébrales

Sont au nombre de deux, Origine : Chaque artère naissant de l’artère sous-clavière à la base du cou. Trajet : S’enfonce dans un canal osseux creusé dans les apophyses transverses cervicales, monte jusqu’au niveau du sillon bulbo protubérantiel où elle fusionne avec son analogue controlatéral pour former le tronc basilaire. Irrigation: − Les 2/3 supérieurs de la moelle par l’artère spinale antérieure ; − Face latérale du bulbe et la face inférieure du cervelet par l’artère cérébelleuse postérieure et inférieure. Le tronc basilaire Origine : Naît de la fusion des deux artères vertébrales. Trajet : Remonte le long de la protubérance, se divise en deux artères cérébrales postérieures. Irrigation : Il donne des artères destinées au bulbe et à la protubérance : − L’artère cérébelleuse moyenne qui irrigue le flocculus ; − L’artère cérébelleuse supérieure qui irrigue la face supérieure du cervelet. − Les artères cérébrales postérieures Origine : Naissent de la bifurcation du tronc basilaire.  Trajet : se divise en segment cisternal P1 entre son origine et la rencontre de l’artère communicante postérieure, en segment P2 cheminant à la face inféromédiale de l’hémisphère (entre T5 et le mésencéphale) et en segment P3 entre le pulvinar et le sillon calcarin et se termine en artère du sillon calcarin. Irrigation: – le mésencéphale et le thalamus via le segment P1 d’où naissent les branches profondes thalamo-perforées et mésencéphaliques. − Les branches terminales qui irriguent la face interne du lobe occipital (scissure calcarine), le splénium du corps calleux, le corps genouillé externe en partie, les 3ème, 4ème et 5ème circonvolutions temporales. Au total le territoire vertébro-basilaire irrigue la partie supérieure de la moelle cervicale, le tronc cérébral, le cervelet, le tiers postérieur des hémisphères. 

 Les voies de suppléances 

Ce sont le polygone de Willis, les anastomoses antérieures et les anastomoses à la surface des hémisphères. Le polygone de WILLIS : Il est composé des deux artères cérébrales antérieures unies par la communicante antérieure et les deux communicantes postérieures reliant les carotides internes aux branches de bifurcation du tronc basilaire, c’està-dire aux artères cérébrales postérieures. Les anastomoses antérieures : ils s’établissent entre les artères carotides interne et externe dans l’orbite : Le système d’anastomose entre l’artère ophtalmique née de la carotide interne et des branches des artères maxillaires interne et faciale nées de la carotide externe. Les anastomoses à la surface des hémisphères : Ils sont présents à la convexité du cerveau, et relient les différents territoires artériels. Celles-ci se constituent  soit bout à bout, soit par des ramifications «en candélabres » entre branches appartenant à deux artères différentes. Fig. : 1.plygone de Willis A   Fig.4.Arteres fosse posterieure. Fig.5. Territoires vasculaires (coupes sagittales)   

Le dispositif veineux cérébral 

Les veines du cerveau sont avalvulaires. Elles ne comportent pas de tunique musculaire et ne sont pas satellites des artères. Elles se jettent dans différents sinus veineux, canaux à paroi rigides creusés dans l’épaisseur de la dure-mère [3]. Il existe trois grands systèmes veineux que sont : le système veineux cérébral, le système central ou ventriculaire et le système basal. 

Le système veineux cérébral

Il comprend les veines superficielles issues du réseau pial et collecte le sang veineux des circonvolutions cérébrales. La convexité se draine surtout en haut vers le sinus longitudinal supérieur, la face inter hémisphérique vers les deux sinus longitudinaux (supérieur et inférieur), la face inférieure vers les sinus caverneux, pétreux et latéraux. 

 Le système central ou ventriculaire

 Collecte le sang veineux des corps optostriés de la capsule interne, des parois ventriculaires et d’une grande partie du centre ovale, ainsi que le sang veineux des plexus choroïdes. Ces veines aboutissent à la grande veine de Galien, qui s’unit au sinus longitudinal inférieur pour former le sinus droit (qui se jette dans le trocular ou pressoir Hérophile). 

 Le système basal

Collecte le sang veineux de la base du cerveau Il est représenté de chaque côté par une veine volumineuse, née au niveau de l’espace perforé antérieur. Cette veine basilaire se jette dans la grande veine de Galien. Finalement le sang veineux crânien est conduit par deux sinus latéraux, qui donnent naissance aux veines jugulaires internes droite et gauche.

Table des matières

INTRODUCTION
RAPPELS
1.1. VASCULARISATION DE L’ENCEPHALE
1.2. DISPOSITIF ARTERIEL
1.2.1. Système carotidien interne
1.2.2. Système vertèbro-basilaire
1.3. Territoires vasculaires
1.3.1. Voies de suppléances
1.3.2. Dispositif veineux
2. Physiopathologie des AVC
3. Facteurs de risque
4. Etiologies
5. Diagnostic positif
5.1. Clinique
5.2. Moyens d’explorations et résultats
5.3 Diagnostic différentiel
6. Epidémiologie
CHAPITRE I. NOTRE ETUDE
1. PATIENTS ET METHODES
1. Type d’étude
2. Cadre de l’étude
3. Période d’étude
4. Matériel
5. Méthodologie
APPORT DU SCANNER DANS LA PRISE EN CHARGE DES AVC A L’HOPITAL REGIONAL DE DIOURBEL
CHAPITRE II. RESULTATS
1. Types d’AVC
2. Répartition selon le sexe
3. Répartition de patients selon le délai entre la survenue de l’AVC et l’admission
4. Répartition de patients selon le délai de réalisation du Scanner
5. Répartition de patients selon le délai entre l’admission et la réalisation du scanner
6. Répartition de patients selon le délai de réalisation du scanner et la fréquence de différents types d’AVC
7. Répartition des AVC selon l’âge
8. Siège de lésions selon les territoires vasculaires
9. Répartition de patients selon les territoires parenchymateux
Chap. III. DISCUSSION
3.1. Limites de l’étude
3.2. Données sociodémographiques
3.3. Données anamnestiques
3.4. Apport de la TDM dans le diagnostic
3.5. Répartition selon les territoires parenchymateux
3.6. Apport de la TDM dans le diagnostic étiologique
CONCLUSIONS
RECOMMANDATIONS
REFERENCES
ANNEXE

projet fin d'etudeTélécharger le document complet

Télécharger aussi :

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *