CONTRIBUTION A LA CONNAISSANCE DES PLANTES RARES OU MENACEES DE DISPARITION DE LA CASAMANCE

CONTRIBUTION A LA CONNAISSANCE DES PLANTES RARES OU MENACEES DE DISPARITION DE LA CASAMANCE

ENQUETE ETHNOBOTANIQUE

Notre enquête s’est déroulée dans vingt neuf (29) localités des trois (3) départements de la Basse Casamance que sont Bignona (avec 14 localités), Oussouye (8) et Ziguinchor (7). Le choix de ces localités a été fait au hasard (figure 4). I. OBJECTIFS DE L’ETUDE L’objectif général de l’étude est de contribuer à la connaissance des plantes rares ou menacées de disparition de la Basse Casamance. Les objectifs spécifiques sont :  recenser les espèces végétales rares ou menacées de disparition,  identifier les différents usages de ces espèces,  identifier les causes de raréfaction,  déterminer les périodes où commence la raréfaction,  recueillir des propositions pour la conservation des espèces.

METHODOLOGIE DE L’ETUDE

Une enquête a été faite auprès des populations à l’aide d’un questionnaire confectionné en tenant compte des objectifs visés par l’étude (Annexe I et Annexe II). Les personnes âgées ont été ciblées par l’étude, compte tenu de leur expérience de la vie. Ces personnes enquêtées sont des guérisseurs traditionnels, des paysans, parfois des infirmiers. 

IDENTIFICATION BOTANIQUE

Les espèces citées au cours des entretiens ont été récoltées en vue de leur identification au Laboratoire de Pharmacognosie et Botanique de la Faculté de Médecine, de Pharmacie et d’Odontologie de l’Université Cheikh Anta DIOP de Dakar. 

PROBLEMES RENCONTRES

Les problèmes rencontrés au cours de l’enquête sont :  la raréfaction des espèces : malgré le fait qu’on ait pu échantillonner le maximum possible d’espèces végétales, il n’en demeure pas moins que certaines espèces sont absentes.  le problème de communication : nous avons eu énormément de difficultés avec les idiomes diolas surtout ceux du département d’Oussouye, le baïnounk et le socé de Ziguinchor ;  les questions délicates : la collaboration limitée de certains enquêtés surtout quand il s’agissait de savoir qui exploite la nature ;  Problèmes de transport : notre enquête a été faite au mois de juin, sous une chaleur de désert parfois avec de longues marches (la plus longue a été de 15 km du fait qu’il n’y avait pas de voitures) ;  Indisponibilité : certains enquêtés étaient pris par la préparation de leur champ  Certaines localités nous ont été déconseillées par des enquêtés, du fait de la sensibilité de la question de la surexploitation des forêts casamançaises.  Dans certains villages, un problème de transmission des connaissances se pose car les vieux guérisseurs emportent dans leur tombe leur savoir-faire.

RESULTATS

Données sur la population enquêtée Au terme de l’enquête, 206 personnes dont 17 femmes ont été enquêtées (Tableau III) lors de notre passage dans 29 villages de la Basse Casamance (figure 4). Ce travail a permis de recenser 86 espèces végétales supposées rares, réparties dans 32 familles et 76 genres. Parmi celles-ci, les plus représentatives sont les Caesalpiniaceae (19,77 %), les Euphorbiaceae (8,14 %), les Apocynaceae (6,98%), les Arecaceae (6,98 %), les Moraceae (6,98 %) (Tableau VII).

Table des matières

Introduction
Chapitre I : présentation du cadre de l’étude
I. Cadre physique
I.1. Géologie
I.2. Climat
I.3. Hydrographie
II. Cadre humain
II.1. Démographie
II.2. Composition ethnique
III. Cadre administratif
IV. Activités économiques
IV.1. Artisanat
IV.2 Tourisme
IV.3 Commerce
IV.4 Agriculture
IV.5 Elevage
IV.6 Pêche
V. Cadre socio-sanitaire
V.1. Structures de santé
V.2. Personnel de santé
Chapitre II : enquête ethnobotanique
I. Objectifs de l’étude
II. Méthodologie de l’étude
II.1. L’identification botanique
II. 2. Problèmes rencontrés
III. Résultats
IV. Discussion
Conclusion
Références bibliographiques
Annexes

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