Développement et validation des fonctionnalités de la plateforme de s- maintenance

Développement et validation des fonctionnalités de la plateforme de s- maintenance

Une des caractéristiques de la plateforme de s-maintenance est de proposer des services dynamiques et d’assurer des fonctionnalités (auto-traçabilité, auto-apprentissage, autogestion, etc.) susceptibles de faire évoluer l’intelligence et les comportements de la plateforme en tenant compte de l’aspect dynamique des connaissances. En effet, la dynamicité de la connaissance est un enjeu essentiel en ingénierie des connaissances. Bachimont (Bachimont, 2004) souligne que l’ingénierie des connaissances manipule des inscriptions de connaissances qui permettent elles-mêmes « l’expression, la transmission et l’appropriation de la connaissance proprement dite ». Cette inscription de connaissances doit se prêter à une interprétation critique et à une (re)construction de la connaissance. Ce chapitre est consacré à la mise en place de fonctionnalités de remise à jour de connaissances, en fonction des interactions entre composants et expérience des utilisateurs, plus précisément des traces numériques d’interaction entre utilisateur et plateforme. Ces traces nous permettront de comprendre les comportements des utilisateurs : chaque utilisateur doit mentionner pour quoi l’a-il fait ? Par conséquent, nous envisagerons de formaliser les décisions prises par rapport aux contraintes, afin de comprendre et réutiliser les expériences passées. Ces traces d’activités sont assurées par les applications (les services) de la plateforme. Elles permettront de formaliser dans la base de connaissances l’expérience associée à l’’exécution des activités, ses entrées et ses sorties ainsi que les contraintes subies. Ces connaissances dans la base de connaissances permettent à ces applications (application de diagnostic, application de pronostic, etc.) d’avoir un retour d’expérience sur leurs fonctionnements. Ce retour d’expérience exploité par ces applications aide à proposer des services dynamiques faisant évoluer leur comportement en fonction de leurs expériences.

Les traces numériques d’interaction associées à un modèle, seront définies par Mille comme des traces modélisées. Alain Mille dans (Laflaquière, Prié, & Mille, 2008) défend que les traces puissent prétendre au statut d’inscription de connaissance. Il dit que : « en s’ouvrant à l’interprétation d’un observateur, les traces modélisées ne sont pas seulement une présentation de l’activité pour elle-même, elles deviennent potentiellement une ressource de cette activité au sein de l’environnement observé. » Partant de ce postulat, nous développons les fonctionnalités d’auto-traçabilité, d’auto-apprentissage et d’autogestion en prenant appui sur ces inscriptions de connaissances, ceci à l’aide d’une ingénierie susceptible d’exploiter l’aspect dynamique des connaissances, et de réutiliser ces inscriptions à partir de l’expérience passée de ses utilisateurs, l’ingénierie des traces. L’ingénierie des traces, faisant partie de l’ingénierie des connaissances, fournies une nouvelle forme de réutilisation d’expérience et nous semble la mieux adaptée pour fournir un support aux fonctionnalités d’auto-X par l’aspect dynamique des connaissances utilisées dans la plateforme et par conséquent des services. A ces fins, nous proposons d’élaborer un système à base de traces (SBT) permettant de tracer les activités effectuées via la plateforme. En effet, l’analyse de ces traces a pour objectif de fournir un retour d’expérience, sous forme de règles de connaissances aussi bien pour l’utilisateur de la plateforme que pour les applications qu’elle intègre.

Plateforme de maintenance orientée connaissances

Ceci est réalisé via un SBT adapté à la s-maintenance, son architecture sera fourni dans la deuxième section. L’architecture de ce système prend appui sur l’ontologie de maintenance, et plus particulièrement la partie réservée au processus relatif aux différentes activités dans la plateforme. En effet, dans ce chapitre, nous faisons un zoom sur certains composants de l’architecture de s-maintenance : base de connaissances, le raisonneur, le coordinateur et le gestionnaire de traces modélisées. Une trace d’interaction est définie comme un objet contenant la représentation d’une partie de l’expérience entre un système et ses utilisateurs. De manière générale, une trace d’interactions peut contenir tout ce qui est en rapport avec l’activité menée par les utilisateurs sur un système (Cram, Jouvin, & Mille, 2007). Champin et al (Champin, Prie, & Mille, 2004) définissent la trace comme étant une séquence d’états et de transitions représentant l’activité de l’utilisateur. Il existe différents termes qui se réfèrent au concept de trace d’interactions comme les logs, les historiques, les traînées et les tracks (Mille, 2006). Laflaquière et al (Laflaquière, Prié, & Mille, 2008) considèrent que ces traces sont un support potentiel d’une expérience d’utilisation. Ces traces d’interactions peuvent être réutilisées à deux fins : l’assistance et l’analyse. L’analyse des traces consiste à analyser l’activité qui a généré les interactions (Mille, 2006) sachant qu’il existe différentes techniques d’analyse comme la visualisation des données tracées (Rossi, Lechevallier, & El Golli, 2005), la transformation des traces (Georgeon, Mille, & Bellet, 2006), la détection de séquences fréquentes, etc.

 

Cours gratuitTélécharger le document complet

Télécharger aussi :

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *