Etudes et mise en œuvre d’une solution d’automatisation

L’aspect du monitoring

Le terme Monitoring couramment utilisé, provient de l’anglais, il signifie supervision. Cependant une précision est à apporter, en effet ceci est un abus de langage, car en vérité le Monitoring est composé de deux disciplines : la métrologie et la supervision.
La métrologie permet de créer des historiques de données, d’y appliquer un traitement (des filtres par exemple) afin d’extraire les données qui nous intéressent et de les présenter sous forme de graphiques. Cet historique des données permet si besoin d’apporter des correctifs au niveau des paramétrages des services, le juste pourcentage des ressources à utiliser… Cet aspect du Monitoring est tout aussi important car il va permettre d’améliorer le service, et donc ainsi le rendu de l’utilisateur.
Concentrons-nous à présent sur la notion qui est à savoir la supervision. Une définition récurrente sur le Web indique que : « la supervision est une technique de suivi de pilotage informatique de procédés de fabrication automatisés. La supervision concerne l’acquisition de données (mesures, alarmes, retour d’état de fonctionnement) et des paramètres de commande des processus généralement confiés à des automates programmables. »
En résumé la supervision est la surveillance du bon fonctionnement d’un système ou d’une activité. En effet quel que soit le secteur d’activité, l’informatique est devenue l’épine dorsale de l’entreprise. Plus particulièrement le système d’information qui est au centre de l’activité de différentes entités métiers, doit fonctionné correctement et en permanence afin de garantir l’efficacité de l’entreprise. Les problèmes liés à l’informatique doivent donc être réduits le plus que possible, car l’indisponibilité d’un ou plusieurs éléments, quel que soit son niveau significatif (réseau, serveurs d’applications, serveurs de données, terminal utilisateur…) influera sur la qualité de service et donc le bon fonctionnement de l’entreprise. Deux enjeux majeurs sont à noter : garantir la disponibilité et les niveaux de service du système en cas de panne ou de baisse des performances, tenter de prévenir l’administrateur des différents problèmes et au besoin assurer une remontée des informations afin de garantir une durée d’intervention minimale.

Que peut-on monitorer ?

La supervision est un vaste domaine de l’informatique qui reprend plusieurs activités dont les principales sont : Surveiller, Visualiser, Analyser, Piloter, Alerter,  Automatiser.
Concrètement afin de maintenir un fonctionnement optimal, tout devrait être supervisé, ou du moins peut-être supervisé du moment que l’on peut déterminer un état : Réseau, Serveurs physiques, Serveurs virtuels, hyperviseurs, périphériques, Stockage, Applications…
Libre à l’administrateur de placer des niveaux de priorités entre les différents éléments pour définir ce qui doit ou ce qui ne doit pas être supervisé selon différents critères (charge du réseau, manque de moyens…).
Actuellement à Wango toute l’infrastructure est virtualisée, et qu’il n’y a aucune solution de supervision fonctionnelle.
C’est pourquoi il serait important de mettre en place une solution de supervision spécifique à la gestion des environnements virtualisés.

Comparaison entre les outils de gestions traditionnels et ceux spécifiques à la virtualisation

La plupart des outils de mesure de performances traditionnels que nous avons l’habitude d’utiliser sur des machines physiques, ne peuvent pas être utilisés pour l’analyse des environnements virtuels car la surveillance ne se fait pas directement sur le matériel physique.
Ce fossé tient aux changements intervenus dans les exigences en matière d’outils d’administration virtuelle. Il y a des années de cela, les serveurs étaient « prêts à l’emploi » et les administrateurs système passaient leur temps à aller d’une machine à l’autre au moyen d’outils d’administration conçus pour s’immiscer dans un ordinateur, examiner son fonctionnement puis définir des moyens de tirer la quintessence des performances de chaque serveur.
Le modèle d’administration traditionnel s’accommode mal du mode de fonctionnement des systèmes virtualisés. Ici, les charges de travail ne sont pas associées à des systèmes spécifiques. Au lieu de cela, les tâches se déplacent dynamiquement entre différentes machines, et il devient alors plus difficile de suivre l’activité de chaque composant du fait du nombre très élevé d’éléments interconnectés. Sur un serveur virtuel, un problème de performances peut découler de la contention au niveau d’un disque ou de la sur-allocation de la mémoire vive du serveur.
Les outils d’administration physique offraient des indications grossières sur le niveau d’activité (faible ou élevé) des composants et sur la capacité brute utilisée. Or, les entreprises souhaitent disposer des mêmes informations sur les systèmes virtualisés via des outils d’administration.

Notion de Capacity Planning

La gestion de la capacité est un enjeu majeur des directions informatiques qui ont mis en place une gestion des services.
L’objectif de la gestion de la capacité est de garantir que l’infrastructure informatique est fournie au bon moment, au bon prix et en quantité adéquate pour tenir la qualité de service en alignement avec les besoins métiers. Dans un cadre ITIL, la gestion de la capacité se décline en trois sous processus :
Gestion de la capacité des ressources (RCM) ; La gestion de capacité des ressources consiste à surveiller l’évolution du taux d’utilisation des ressources (charge processeur, occupation mémoire, niveau d’entrées et sorties…) afin d’anticiper les ajustements d’infrastructure avant de se trouver confronté à des dégradations de niveau de service ou à des surcapacités coûteuses.
Gestion de la capacité des services (SCM) ; La gestion de capacité des services mesure le niveau de performance du service (typiquement le temps de réponse).
Gestion de la capacité business (BCM). La gestion de capacité « business » se focalise sur les futurs besoins des utilisateurs et la capacité à y répondre.

Table des matières

Introduction Générale 
1. Présentation de l’organisme d’accueil 
1.1. Historique et repères juridiques
1.2. Présentation générale
1.3. Activités
1.4. Organigramme de WANGO
1.5. Etude de l’existant
1.5.1. Architecture du SI
1.5.2. Le serveur DNS
1.5.3. Le serveur DHCP
2. Contexte d’étude 
3. Problématiques 
4. Objectifs 
4.1. Objectif principal
4.2. Résultats attendus
5. Présentation du rapport 
Chapitre 1 : Etat de l’art : technologies, domaines d’application et gestion des infrastructures virtuelles
1.1. Introduction 
1.2. L’aspect du monitoring
1.3. Que peut-on monitorer ? 
1.4. Etude de quelques outils de gestion des infrastructures virtuelles
1.4.1. Veeam ONE®
1.4.1.1. Présentation
1.4.1.2. Architecture de Veeam ONE
1.4.1.3. Fonctionnalités
1.4.2. VMware vRealize Operations Manager®
1.4.2.1. Présentation
1.4.2.2. Fonctionnalités
1.4.3. Virtualization Manager de SolarWinds®
1.4.3.1. Présentation
1.4.3.2. Fonctionnalités
1.4.4. Splunk App for Virtualization
1.4.4.1. Présentation
1.4.4.2. Fonctionnalités
1.4.5. Microsoft System Center Virtual Machine Manager
1.4.5.1. Présentation
1.4.5.2. Fonctionnalités
1.5. Comparatif des solutions de gestion de systèmes de virtualisation 
1.6. La solution retenue Veeam ONE : Motivations du choix 
Chapitre 2 : Analyse et stratégies de gestion des infrastructures virtualisées
2.1. Comparaison entre les outils de gestions traditionnels et ceux spécifiques à la virtualisation
2.2. Stratégies de gestion des infrastructures virtualisées
2.2.1. Suivi de la performance des processeurs
2.2.2. Suivi de l’utilisation de la mémoire
2.2.3. Suivi des performances du stockage
2.2.4. Suivi des performances du réseau
2.3. Notion de Capacity Planning 
2.3.1. Types de gestion de capacité
2.3.2. Activités de gestion de capacité
2.3.3. Indicateurs de capacité
CHAPITRE 3 : Mise en œuvre, Test et Validation 
3.1. Outils utilisés
3.1.1. VMware Workstation Pro 14
3.1.2. VMware vSphere 6.0
3.1.3. Microsoft Hyper-V
3.1.4. PowerShell
3.1.5. vSphere PowerCLI
3.2. Mise en œuvre de la solution Veeam ONE 
3.2.1. Planification et préparation du déploiement
3.2.2. Matériels à disposition
3.2.3. Paramétrage de connexion sur les différents composants de Veeam ONE
3.2.4. Configuration de Veeam ONE
3.2.4.1. Connexion des serveurs à surveiller
3.2.4.2. Choix des objets à surveiller et à signaler
3.3. Fonctionnement
3.3.1. Détections des problèmes
3.3.2. Observation avec Veeam ONE
3.4. Tests et Validation 
3.4.1. Objectifs spécifiques
3.4.2. Services d’automatisation
3.4.2.1. Configuration des notifications automatiques
3.4.2.2. Détection automatique des VMs sans sauvegarde
3.4.2.3. Terminer une tache après X heures
3.4.2.4. Suppression des snapshots des sauvegardes orphelins
3.4.2.5. Automatisation de basculement des VMs (failover VMs)
3.4.2.6. Catégorisation d’après les étiquettes de VMs
3.4.3. Analyse & optimisation des performances
3.4.3.1. Supervision : Détection des problèmes et solutions avec Veeam ONE Monitor
3.4.4. Capacity Planning avec Veeam ONE Reporter
3.4.4.1. Capacity Planning pour l’infrastructure de sauvegarde
3.4.4.2. Capacity Planning pour VMware ESXi
Conclusion Générale 
viii. Bibliographie
ix. Webographie 
x. Annexes

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