Evaluation de l’activité antioxydante de l’extrait hydro éthanolique 

Evaluation de l’activité antioxydante de l’extrait hydro éthanolique 

synonymes et dénominations vernaculaire 

Synonymes Selon Von Maydele (1990) Ziziphus mauritiana est aussi appelé :  Ziziphys sativus Caert  Ziziphys orthacantha DC  Zizyphus jujuba L lam  Zizyphus jujuba L Gaertn  Zizyphus rotundata DC 

Dénominations

Ziziphus mauritiana est connue partout en Afrique. C’est ce qui explique ses nombreuses dénominations particulières ci-dessous  Wolof : Sideem, deem, dim  Français : jujubier  Anglais : indian jujube  Sérère : Ngit, ngic, gic, ingnic, ngel  Peulh : jaabé, jaabi, tabi  Bambara : Ntomono 

Etude botanique

Position systématique

Une classification systématique de Ziziphus mauritiana est illustrée dans le tableau I. 6 Tableau I: classification de ziziphus mauritiana (Sawadogo,2012).

Description botanique

Ziziphus mauritiana est un arbuste, buisson ou petit arbre de 3 à 10 m, dépassant rarement 10 m de hauteur avec un diamètre au collet de 10 à 30 cm (Ouedrago et al., 2002). Cependant, les vieux arbres protégés peuvent atteindre occasionnellement 24 m de haut et 1,8 m de diamètre (Carlowitz, 1991). Les branches étalées tombent à leurs extrémités.  L’écorce Elle est de couleur grise sombre ou noire terne avec de longues fissures verticales. Elle est rougeâtre et fibreuse à l’intérieur (Carlowitz, 1991).  Les feuilles Plusieurs auteurs (Arbonnier, 2002) ont successivement fait la même description botanique de la variété locale Orthacantha au Sahel. Les feuilles simples et alternes sont de formes très variables: elles sont elliptiques, ovales ou sub-orbiculaires. Finement crénelées au bord, elles possèdent un sommet Règne Plantea Sous règne Tracheobionta Embranchement Spermaphyte Sous embranchement Angiosperme Ordre Rhamnales Famille Rhamnacées Genre Ziziphus Espèce Ziziphus mauritiana 7 arrondi et microné, et une base arrondie ou subcordée, symétrique ou presque. Leur taille varie entre 1,3 et 7 cm de long et 1 à 4 cm de large (Arbonnier, 2002). Le pétiole assez court (0,5-1,2 cm) est pubescent. Le limbe vert et plus ou moins brillant au-dessus, grisâtre et pubescent au-dessous, porte trois nervures basales comme le montre la figure 1. Figure 1: Feuilles de Ziziphus mauritiana (https://previews.123rf.com).  Les épines Elles sont disposées par paire à l’aisselle des feuilles. L’une plus ou moins droite et effilée, un peu orientée vers le haut atteint 1,8 cm de long, l’autre en crochet, plutôt orientée vers le bas, est un peu plus courte.  Les fleurs Les fleurs illustrées dans la figure 2, sont minuscules, de couleurs blanc verdâtre ou jaune, hermaphrodites, et pédicellées. Leur taille varie de 1 à 3 mm de long et de 3 à 4 mm de diamètre, avec un calice plus ou moins tomenteux à 5 dents, et une corolle à 5 pétales. L’inflorescence de 2 à 4 cm de large, disposée à l’aisselle des feuilles, porte 3 à 8 fleurs (Arbonnier, 2002). Les auteurs Dao 8 et al., (2007) ont noté qu’après l’ouverture de la fleur les pièces florales et les étamines changent progressivement de position tout au long de la journée. Figure 2: Fleurs de ziziphus mauritiana (www.fruitiers-rares.info).  Le fruit Le fruit est initialement vert et vire progressivement au jaune puis à l’orange ou au rouge brique au fur et à mesure de la maturité. C’est une drupe globuleuse, glabre de 1,2 à 1,5 cm de diamètre contenant un gros noyau noyé dans une pulpe blanchâtre et plus ou moins farineuse. Les fruits sont illustrés par la figure 3. 9 Figure 3: fruits de ziziphus mauritiana (https://images-na.ssl-images-amazon.com).

Habitat et répartition géographique

Le jujubier est présent dans l’ensemble des régions tropicales et subtropicales chaudes d’Asie du Sud et d’Afrique. Il est retrouvé dans les zones semi-arides de tous les pays sahéliens d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique orientale et australe (du Soudan et du Kenya au Mozambique et à l’Angola). Selon Johnston (1991) , l’espèce est originaire d’Afrique tropicale. Pour Marshal (1972) et Maydell (1983), elle serait originaire du Moyen Orient. Toutefois, l’espèce est aujourd’hui rencontrée dans plusieurs contrées à travers le monde.

Chimie

L’intérêt principal du jujubier réside dans l’utilisation de ses fruits (Depommier,1988). La consommation des jujubes et de leurs sous-produits par les populations rurales leur confère une alimentation équilibrée c’est à dire riche en vitamines et en sels minéraux. Ainsi Danthu et al., (2002) montrent que les jujubes sont particulièrement très riches en vitamine C, en calcium et en fer. Cette 10 observation a été confirmée par Bayili (2005) en ce qui concerne les sels minéraux. Les fruits de Zizyphus mauritiana seraient constitués de saponines, de flavonoïdes, d’huiles essentielles, de mucilage, de vitamines A, B et C, de calcium, de phosphore et de fer ( Iserin, 2001). Selon Depommier (1988) la composition moyenne de jujubes frais est la suivante: – Eau : 64 à 85% – Protéines : 0,7 à 2,2% – Lipides : 0,1 à 0,3% – Sucre et amidon : 20 à 32% – Matières minérales : 0,4 à 0,7% – Valeur calorifique : 55 à 135 calories pour 100 g. Les principaux sucres identifiés au niveau des feuilles de Zizyphus mauritiana sont le rhamnose, le glucose et le galactose. Des études effectuées sur celles-ci ont montré qu’elles étaient riches en acides gras et plusieurs éléments minéraux comme le fer, le calcium, le magnésium et le zinc (Yansambou, 2002).

Usages traditionnels 

Racines : elles sont utilisées chez les Wolof-Sérères contre les maladies vénériennes comme la syphilis et la blennorragie mais aussi dans les cas d’empoisonnement et d’indigestion en association avec Borreria verticillata, Euphorbia balsamifera, Prosopis africana, Leptadenia hastata, Stereospermum kunthianum (Kerharo et Adam, 1974).  La décoction des racines est utilisée comme ténifuge et la poudre dans les pathologies de la cornée (Neuwinger, 1997). Selon Depommier (1988) les racines prises en décoction soignent la diarrhée et sont utilisées dans le traitement des hémorroïdes.  Ecorces du tronc : elles sont connues pour leur vertu antalgique. Elles sont associées quelques fois à celles de Lannea acida dans ce but. Elles sont utilisées également chez les enfants rachitiques, anorexiques et atteints de kwashiorkor en décoction en association les écorces de Sterculia setigera, d’Acacia macrostachya et d’Acacia albida. Chez les Peuhls et les Toucouleurs, en plus des indications analgésiques, la poudre d’écorce est aussi utilisée en usage interne pour les hémorragies post-partum (Kerharo et Adams, 1974). Les extraits des écorces du tronc possèdent également les indications suivantes :  le macère est utilisé contre les gargouillements du ventre.  le décocté est utilisé contre les maux de ventre en association généralement avec les écorces du tronc de Lannea acida. Les femmes du Tibesti au Tchad utilisent les écorces du tronc pour préparer des parfums (Burkill, 1997).  Bois Le pouvoir calorifique de ce dernier atteint près de 4900 kcal/kg (Depommier,1988). Il est très apprécié comme bois de feu par les populations rurales. Il est également utilisé comme bois d’œuvre et sert à la construction de haies mortes. D’après Sanogo et al., (2003) , c’est la meilleure espèce de haies vives pour les paysans de la région du Kaolack (Sénégal).  Feuilles Les feuilles de Ziziphus mauritiana sont utilisées dans l’alimentation de l’Homme et des animaux. Les jeunes feuilles sont utilisées en période de disette par les populations (Danthu et al., 2002), Elles sont aussi consommées comme légumes, en soupe ou dans le couscous (Depommier,1988). Les jeunes feuilles constituent également un excellent fourrage pour les petits ruminants pendant la saison sèche où le tapis herbacé est rare.  Autres usages Les racines, les feuilles et l’écorce sont utilisées dans le traitement des maladies gastriques et le paludisme (Dao,1993). Les feuilles et l’écorce renferment respectivement 2 à 7% de tanins et sont mélangées à d’autres sources de tanin pour le traitement des cuirs (Ganaba,2005). La racine est utilisée contre la syphilis et la blennorragie (Kaboré,2002). Le fruit est recommandé selon (Kaboré,2002) pour le traitement des affections inflammatoires de la gorge, des voies respiratoires, des inflammations intestinales et urinaires ainsi que la constipation.

Propriétés pharmacologiques 

Effet anticancéreux

Le fruit de Ziziphus mauritiana à des propriétés anticancéreuses (Tahergorabi et al., 2015).Les polysaccharides de Ziziphus mauritiana ont des activités de type prébiotique en modulant positivement le microbiote intestinal et en affectant certaines voies métaboliques contribuant à la santé de l’hôte. Ces polysaccharides restaurent le profil du microbiote intestinal modifié par AOM/DSS, indiquant le potentiel prébiotique pour la prévention et le traitement du cancer colorectal (Ji et al., 2020). 

Effet antioxydant

L’extrait aqueux du fruit de Ziziphus mauritiana peut prévenir la toxicité cellulaire induite par le ter-butyle hydro peroxyde en améliorant l’activité antioxydant dans les cellules et leur milieu (fibroblastes) (Arab et al., 2019). 

Effet antihypertenseur

L’extrait de Ziziphus mauritiana a un effet bénéfique sur l’hypertension artérielle chez le rat. Les effets antihypertenseurs de Ziziphus mauritiana sont médiés par les composés polaires contenus dans ses fraction actives polaires (Kamkar-Del et al., 2019).

Activités neurologique et neuropsychique

La co-administration d’extrait hydro alcoolique (EHA) avec la phénitoïne et le phénobarbitone potentialise l’effet contre L’épilepsie induite par électrochoc (Pahuja et al., 2011). L’EHA de Ziziphus mauritiana diminue l’activité du cholinestérase, améliore l’effet anticonvulsivant et la fonction cognitive (Pahuja et al., 2011). Le prétraitement par l’oléamide protège contre une augmentation de la latence à la marche et une modification du comportement provoquées par injection de scopolamine. L’oléamide de Ziziphus mauritiana peut avoir un effet antioxydatif dans l’action de chimio prévention de la maladie d’Alzheimer (Heo et al., 2003). Le jujuboside A inhibe le signal excitateur induit par le glutamate au niveau de l’hippocampe (Shou et al., 2002). Une supplémentation en extrait de Ziziphus mauritiana protège les neurones d’une atteinte par ischémie (effet SOD et une réduction de la peroxydation lipidique) dans la région hippocampique CA1. L’extrait aqueux de Ziziphus mauritiana induit un effet antioxydant protecteur au niveau des astrocytes

Table des matières

INTRODUCTION
PREMIERE PARTIE: Rappel Bibliographique
I-PRESENTATION DE ZIZIPHUS MAURITIANA (RHAMNACEES)
I-1-SYNONYMES ET DENOMINATIONS VERNACULAIRE
I-1-1 Synonymes
I-1-2 Dénominations
I-2 ETUDE BOTANIQUE
I-2-1 Position systématique
I-2-2 Description botanique
I-3 HABITAT ET REPARTITION GEOGRAPHIQUE
I-4 CHIMIE
I-5 Usages traditionnels
I-6- Propriétés pharmacologiques
I-6-1- Effet anticancéreux
I-6-2- Effet antioxydant
I-6-3- Effet antihypertenseur
I-6-4- Activités neurologique et neuropsychique
I-6-5- Activité anti-inflammatoire
I-6-6- Activité digestive
I-6-7- Effet hépato protecteur
I-6-8- Activité cardiovasculaire
I-6-9- Activité sur la pilosité
I-6-10- Activité immunologique
I-7- Rappel sur la toxicité
II-RAPPELS SUR LE STRESS OXYDANT ET LES ANTIOXYDANTS
II-1- Espèces réactives oxygénées
II-2- Radicaux libres
II-3- Stress oxydatif
II-3-1 Stress oxydant et vieillissement
II-3-2-Stress oxydant et diabète sucrée
II-3-3- Stress oxydant et maladies cardiovasculaires
II-3-4- Stress oxydant et syndromes inflammatoires chroniques
II-4-Antioxydants
II-4-1- Antioxydants endogènes enzymatiques
II-4-2-Antioxydants endogènes non enzymatiques
II-4-3-Antioxydants exogènes
III-LA METHODE FRAP (Ferric Reducing Antioxydant Power)
DEUXIEME PARTIE- ETUDE EXPERIMENTALE
I- MATERIEL ET METHODES
I-1-Matériels et réactifs
I-1-1-Matériel végétal
I-1-2-Matériel de laboratoire
I-1-3-Principaux réactifs et solvants utilisés
I-2-Méthodes d’étude
I-2-1- Obtention de l’extrait hydro-éthanolique
1-2-2-Obtention des fractions à partir des écorces du tronc
I-2-3-Activité antioxydante par la méthode FRAP
II – RESULTATS
II-1-Rendements
II-1-1- Extrait hydro-éthanolique
II-1-2- Fractions
II-2-Activité antioxydante par la méthode FRAP
II-2-1. Extrait hydro-éthanolique
II-2-2-Fraction dichlorométhanique
II-2-3- Fraction d’acétate d’éthyle
II-2-4-Fraction aqueuse
II-2-5-Acide ascorbique
III-DISCUSSION
CONCLUSION ET PERSPECTIVES
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
ANNEXES

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