Généralité sur le Lombricompostage (ou Vermicompostage)

Mise au point d’une technique de lombricompostage dans le but de produire un Biofertilisant solide et liquide de qualité 100% naturel

Généralité sur le Lombricompostage (ou Vermicompostage)

Définition et caractéristiques 

Le Vermicompostage, aussi appelé lombricompostage, désigne la transformation des déchets organiques par les vers de terre. Il s’agit d’un processus aérobie naturel et inodore qui est très différent du compostage conventionnel. Les vers de terre ingèrent les déchets organiques puis excrètent du fumier foncé, sans odeur et fertile, ainsi que des granules de boue riches en matière organique qui constituent un excellent amendement pour le sol. Le fumier de vers est un engrais prêt à utiliser qu’on peut appliquer en plus grande quantité que le compost, puisque ses éléments nutritifs sont relâchés à un rythme qui convient aux végétaux en croissance (Mary, Appelhof et al.). Le Vermicompostage peut se faire à petite échelle avec des déchets organiques ménagers, ou bien à grande échelle, soit à la ferme avec du fumier, soit dans l’industrie alimentaire avec des déchets organiques, par exemple de fruits et de légumes. Lorsque le système est bien conçu, le Vermicompostage représente une méthode de traitement des déchets :  propre et socialement acceptable, qui produit peu d’odeurs ou pas du tout;  qui ne nécessite aucun apport d’énergie pour l’aération;  qui réduit de 30 % la masse de déchets;  qui donne un précieux sous-produit de fumier de vers;  qui produit même des vers pouvant servir d’appâts pour la pêche. (Gilles Paradis, Conférencier, oct.2014,p :2)

Conception du Lombricomposteur ou de la Vermicompostière

 Un système de Vermicompostage a pour fonction :  de fournir aux vers des aliments appétissants;  de leur permettre de digérer les déchets le plus rapidement possible;  de les empêcher de sortir des bacs, ou d’aller sur la bordure des andains ou des planches ou bacs surélevés. Les déchets doivent :  avoir un pH et un taux de salinité adéquats;  être humides mais non détrempés;  être ni trop froids, ni trop chauds;  être empilés en couches minces qui laissent circuler l’air.(Antoine,Hubert.2008) 3 Figure 2 : différents types de Lombricomposteur(en polystyrène, en plastique et en bois) 

Composition de la litière

 La litière doit absolument comprendre les trois éléments de bases suivantes : 1) De la matière azotée C’est-à-dire : pelures de légumes, de fruits, résidu de la cafetière (marques de café), écailles d’œufs, etc. 2) De la matière carbonée C’est-à-dire : carton, papier journal déchiqueté, quelques poignées de sciures de bois. Les vers digèrent la cellulose comme les vaches. 3) Du sable et de l’eau. IMPORTANT : Dans la litière, il est préférable de ne pas utiliser de feuilles mortes, ainsi que du compost (ne prenez rien qui provient de l’extérieur) car on risque d’infester l’élevage de vers avec toutes sortes d’insectes tels que les scaridés, les centièmes, et les staphylins. (Gille Paradis; Mary Appelhof, 1970).

On peut facilement faire varier la quantité de matière sèche entre 4 et 7 kg sans bouleverser cette petite usine à compost domestique. Un kilogramme de vers représente environ 2500 individus, et bouffent 1 kg d’ordures en un jour. Ils se nourrissent autant de la litière sèche que des restants de table. Deux centigrammes de vers comportent environ 400 adultes ou quelques 1000 individus de tailles différentes. Si vous déposez les vers sur la surface en l’espace d’une heure, sous 4 l’influence de la lumière ils s’enfouissent sous la litière. Les vers prennent de 2 à 3 semaines pour s’habituer à leur environnement. Il serait préférable que la température ne dépasse pas 20°C à l’intérieur. Autre composition employée 1/3 de papier et carton déchiquetés, 1/3 de sable et 1/3 de mousse de tourbe. Il faut par contre, faire tremper la mousse de tourbe dans l’eau avec 3 c. à soupe de bicarbonate de soude par gallon d’eau ou de la chaux dolomite, ceci afin de sortir l’acidité de la mousse, pour que la litière de départ ait un pH optimum.

Les acteurs du lombricompostage  Eisenia fétida 

Ce vers de fumier utilisé est de l’espèce Eisenia fétida dont certains disent qu’il a une odeur fétide. Eisenia foetida est l’orthographe plus ancienne. Ces vers digèrent de grandes quantités de matières organiques dans leurs habitats naturels : fumier, tas de compost ou feuilles en décomposition. Ils se reproduisent rapidement et tolèrent de grandes variations de température, d’acidité du sol et de condition d’humidité. Ce sont des vers résistants qui supportent bien d’être manipulé.  Eisenia. andrei L’espèce E. andrei est très proche de E. fétida, mais il n’a pas les rayures rouges et beiges du « vers tigre ».appelé« tigre rouge », le E. andrei possède des qualités de performances semblables à celles du E. Fétida  Lombricus rubellus Le lumbricus rubellus est un autre ver qui convient au lombricompostage.

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Certains considèrent le L. rubellus comme étant le véritable vers du fumier. Il se trouve dans les tas de compost, les tas de fumier Figure 1 : Des vers dans leur litière 5 ou dans les près, plus particulièrement sous les bouses de vaches. Il réside dans les sols riches en matières organiques. Le L. rubellus a le potentiel pour tenir une double fonction de ver de composteur et de ver fouisseur. Perionyx excavatus Le P. excavatus convient au lombricompostage en climats chauds. Appelé le « ver bleu Indien » dans certaines régions, c’est une espèce tropicale qui se reproduit bien et tolère la manipulation. Des recherches scientifiques montrent que le P. excavatus tolère mal le froid et qu’il ne doit pas vivre à l’extérieur pendant l’hiver, en climat froid. Il a tendance à sortir des bacs à vers sans raison apparente. 

Eudrilus eugeniae Un autre ver infatigable, utilisé pour le lombricompostage, c’est l’Eudrilus eugeniae, gros ver, communément appelé « ver nocturne africain ». Comme son surnom l’indique, cette espèce est d’origine tropicale. Il peut se reproduire rapidement et décomposer de grandes quantités de matières organiques à une température optimale variant entre 15 et 25°C ; des températures inférieures à 10°C le tuent.  Les vers fouisseurs (Lombricus terrestris) La plupart des gens connaissent ces vers sous le nom de lombric ou « ver de plus ». Les scientifiques l’appellent lumbricus terrestris et il est de loin l’espèce la plus étudiée parmi les 4400 espèces de vers de terre actuellement recensées. Une bibliographie de recherche sur les vers de terre liste plus de 200 études scientifiques contenant des références sur le Lombricus terrestris. Il est très commun en Europe et en Amérique du nord. On trouve aussi dans certaines régions de la Nouvelle-Zélande, mais il n’a pas été recensé en Australie.

Les lombrics ne conviennent pas au type de Lombricompostage décrit ici. (Mary Appelhof, 2007).Un mucus collant et des soies spéciales maintiennent les faces ventrales serrées l’une contre l’autre durant l’échange de sperme.(Jackynes et al) Chaque vers possède des testicules et des ovaires, ils sont hermaphrodites. On peut reconnaître les vers de terre ayant atteint leur maturité sexuelle grâce à un épaississement après le premier tiers du corps du vers, c’est le clitellum.La période de reproduction des vers de terre a principalement lieu au printemps et en automneMary Appelhoft, ils viennent s’accoupler en surface, par temps humide et souvent de nuit. Pour se reproduire, deuxvers de terre commencent par se coller tête-bêche. Les deux vers s’échangent alors leur sperme. Le sperme sort par une ouverture au niveau du 15ème anneau, il est ensuite transporté dans deux canaux jusqu’aux vésicules séminales (9e et 10e segments) de l’autre ver, où il est stocké…Après cet échange, les deux vers se séparent.Au niveau du clitellum, un cocon muqueux se forme.

Ce cocon glisse progressivement vers la tête du ver. Lorsque le cocon passe sur le 14ème anneau, quelques œufs y sont déposés. Ces œufs sont ensuite fécondés au passage des 9ème et 10ème segments par le sperme de l’autre vers (qui était conservé dans les vésicules séminales). .. Une fois détaché, le cocon se referme, il fera la taille d’une tête d’allumette. Il faut quelques semaines à plusieurs mois, selon l’espèce, pour que les jeunes vers de terre éclosent.Le ver de terre Lumbricus terrestris (le fameux lombric commun) s’accouple une fois par année en formant 5 à 10 cocons contenant chacun 1 œuf. Ils peuvent vivre entre 4 et 8 ans. .! Eisenia foetida s’accouple plus souvent et forme environ 140 cocons par année, chacun donnant naissance à plusieurs vers. Ils vivent moins longtemps (entre 1 et 2 ans).  

Table des matières

LISTE DES FIGURES
RÉSUMÉ
ABSTRACT
INTRODUCTION
CHAPITRE 1: SYNTHESEBIBLIOGRAPHIQUE
A-Généralité sur le Lombricompostage (ou Vermicompostage)
a) Définition et caractéristiques
b) Conception du Lombricomposteur ou de la Vermicompostière
c) Composition de la litière .
B- Les acteurs du lombricompostage
Eisenia fétida
Eisenia. andrei
Lombricus rubellus
Eudrilus eugeniae
Les vers fouisseurs (Lombricus terrestris)
Biologie de Eisenia spp
La systématique du ver
Cycle de reproduction de Eisenia foetida
La reproduction du ver
CHAPITRE 2 : LA TECHNIQUE DU LOMBRICOMPOSTAGE
A- Matériel
1.5m de grillage de maille 3cm
Un cutter servant à couper la polystyrène
Un marqueur pour la délimitation des trous
Aiguille
B-Méthodologie
Fabrication du lombricomposteur à 4 étages
Fabrication de la litière et la Mise en place des vers
Entretien de la Litière
Techniques de récupération des Bioproduits
C-Méthodes d’utilisation et avantages du lombricompost et du lombrithé
Le lombrithé
le lombricompost
CONCLUSION
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUE
ANNEXES A
ANNEXES

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