Généralités sur la fièvre jaune

LE RÔLE DU LABORATOIRE NATIONAL DE RÉFÉRENCE DANS LA SURVEILLANCE DE LA FIÈVRE JAUNE AU MALI DE 2002 A 2006

1. INTRODUCTION
2. OBJETIFS
2.1 Objectif général
2.2 Objectifs spécifiques
3. GENERALITES SUR LA FIEVRE JAUNE
Définition

3.2. Historique
3.3. Epidémiologie
3.3.1. L’agent pathogène
3.3.2. Le réservoir du virus
3.3.3. Le vecteur
3.3.4. Transmission
3.4. Diagnostique
3.4.1. Diagnostique clinique
3.4.2. Le diagnostique biologique de la fièvre jaune
3.4.2.1. Le diagnostique biologique spécifique
3.4.2.2. Le diagnostique biologique non spécifique
3.4.2.3. Mis en évidence du virus dans les produits pathologiques
3.4.3. Diagnostique histopathologique de la fièvre jaune
3.5.Traitement et prévention
3.5.1. Traitement
3.5.2. Prévention
3.6. Rôle de chacun des échelons du système de santé dans la surveillance de la fièvre jaune
3.6.1. Rôle dans la détection et la confirmation des cas présumés de fièvre jaune
3.6.1.1. Centre de Santé Communautaire
3.6.1.2. Echelon du District Sanitaire
3.6.1.3. Laboratoire
3.6.1.4. Programme National
3.6.2. Cas confirmé
3.6.2.1. Centre de Santé Communautaire
3.6.2.2. Echelon du District Sanitaire
3.6.2.3. Laboratoire
3.6.2.4. Programme National
3.7. Rôle de chacun des échelons du système de santé dans la prévention de la fièvre jaune.. 3.7.1. Vaccination de routine au moyen de vaccin antiamaril
3.7.1.1. Centre de Santé Communautaire
3.7.1.2. Echelon du District Sanitaire
3.7.1.3. Programme National
3.7.2. Campagne de masse
3.7.2.1. Centre de Santé Communautaire
3.7.2.2. Echelon du District Sanitaire
3.7.2.3. Laboratoire
3.7.2.4. Programme National
4. METHODOLOGIE
4.1. Définitions opératoires
4.2 Cadre de l’étude
4.3. Type et période d’étude
4.4. Echantillonnage
4.5. Méthode de Collectes des données
4.5.1. Données sociodémographiques
4.5.2. Données sur la qualité des échantillons
4.5.3. Données sur les tests de laboratoire
4.6. Techniques de laboratoire
4.6.1. Matériel de prélèvement
4.6.2. Conditions de prélèvement
4.6.3. Procédure de prélèvement de conservation et d’acheminement de prélèvement pour le diagnostique de la fièvre jaune
4.6.3.1. Prélèvement de sang
4.6.3.2. Conditionnement et transport des prélèvements
4.6.4. Procédure de réception des échantillons pour la sérologie de la fièvre jaune
4.6.4.1. Vérification des informations et de la qualité de l’échantillon
4.6.4.2. Attribution de numéro laboratoire
4.6.4.3. Mesure de sécurité
4.6.4.4. Enregistrement des informations sur le patient
4.6.4.5. Pré-traitement de l’échantillon
4.6.4.6. Partage de l’information
4.6.5. Principe du test
4.6.6. Matériel et réactifs
4.6.7. Mode opératoire
4.6.8. Validation du test
4.6.9. Résultats des sérums testés
4.7. Saisie, traitement et analyse des données
5. RESULTATS
5.1. Le nombre des échantillons reçus au LNR de 2002 à 2006 et les caractéristiques sociodémographiques des patients de 2004 à 2006
5.2. Caractéristiques de la qualités des échantillons de 2004 à 2006
5.3. Caractéristiques des tests de laboratoire 6. DISCUSSIONS Méthodologie
6.1.1. Echantillonnage
6.1.2. Caractéristiques sociodémographiques
6.1.3. Méthodes de laboratoire
6.1.3.1. Prélèvement
6.1.3.2. Analyse des échantillons
6.2. Résultats
6.2.1. Répartition par année
6.2.2. Caractéristiques sociodémographiques
6.2.3. Prélèvement
6.2.4. Résultats des tests de laboratoire
7. CONCLUSION
8. RECOMMANDATIONS
9. REFERENCES
10. ANNEXES
11. RESUME

GENERALITES SUR LA FIEVRE JAUNE

DÉFINITION

C’est une arbovirose, due au virus amaril, transmise par Aèdes aegypti déterminant une hépatonéphrite grave dans sa forme majeure et seulement un état fébrile passager dans ses formes mineures plus fréquentes. On peut voir aussi des encéphalites (6).

HISTORIQUE

La première description de la fièvre jaune, qui s’était manifestée par une épidémie dans les îles Antilles, remonte à 1635 et appartient à du Tartre. En 1648, une forte poussée épidémique de cette maladie a eu lieu dans la presqu’île de Yucatan. Depuis la fin du XVIIème siècle, de fortes épidémies de fièvre jaune avec mortalité élevée ont eu lieu dans les pays d’Amérique centrale et du sud, dans le bassin de la mer des Antilles, au Brésil et sur le continent africain. Aux U.S.A seuls, de 1793 à1900 un demi million d’habitants l’ont contracté. Au cours des épidémies de 1803 à 1900, 35900 personnes sont mortes à la Havane. Environ 10 000 ont péri au cours du creusement du canal de Panama. Importée en Europe avec des malades et des moustiques infectés, la fièvre jaune a causé des épidémies en Espagne, au Portugal, en France, en Angleterre et en Italie. En 1741 à Cadis (Espagne), 10 000 personnes en sont mortes et en 1824 à Barcelone, 25 000. Les épidémies de fièvre jaune ont continué à attaquer le continent africain au XXème siècle (Soudan, 1960). En 1805, quand une épidémie de fièvre jaune éclata en Espagne et dans le midi de la France, le conseil médical de Saint-Pétersbourg a publié la description de cette maladie et exprimé la supposition que son germe était transmis par des insectes. Mais c’est seulement en 1881 que le chercheur Cubain Findley démontra que la propagation de la fièvre jaune est due au moustique Stegomyia fasciata (Aèdes aegypti). En 1901, Reed a établi à la Havane la nature virale de la fièvre jaune.

EPIDÉMIOLOGIE

De larges épidémies affectèrent l’Amérique tropicale aux XVII, XVIII, XIXème siècle. La fièvre jaune devint ainsi “la maladie la plus redoutée des Amériques”. Aujourd’hui, elle sévit dans les régions intertropicales d’Amérique et d’Afrique. A cause du contrôle strict, elle n’est jamais parvenue en Asie. Elle avait presque disparue d’Amérique du sud dans la première moitié de ce siècle, mais avec le retour en force des moustiques vecteurs, une résurgence de l’infection a été observée (Colombie en 2003 ). Quant à l’Afrique, c’est de loin le continent le plus touché, avec 95% des cas recensés dans le monde et, d’après l’O.M.S., 200 000 cas et 30 000 décès par an. Les épidémies et les cas isolés s’y sont régulièrement accrus au cours de ces dernières années comme principalement au Mali et au Soudan en 2005. Autrefois limitées à la savane et en bordure de Forêt, les épidémies africaines gagnent les cités en expansion qui procurent aux moustiques de nouveaux gîtes (vieux pneus ou bidons pleins d’eau) (épidémie à Abidjan en côte d’Ivoire en 2001) et les habitats ruraux.

 L’agent pathogène

Le germe responsable de la fièvre jaune, Le virus amaril, Flavivirus febricis (Reed et Carroll, 1901), appartient au genre Flavivirus et à la famille des Flaviviridae (7). Les particules virales ont une taille de 43 nm (11). Le noyau représente 7% de la masse du virion et contient un ARN très infectieux codant la synthèse protéique lors de la réplication virale. L’enveloppe contient une glucoprotéine E comportant des antigènes spécifiques de type et de groupe (2). En milieu liquide et à 60°C, il meurt en 10mn. Le desséchement en même temps que la réfrigération (lyophilisation) ne lui fait pas perdre sa virulence pendant plus d’un an. Il se conserve plusieurs mois en solution à 50% de glycérine et jusqu’à 12 ans en azote liquide (7). Des variations génétiques et immunochimiques peuvent exister entre les souches de virus en fonction des zones bioécologiques étudiées. Plusieurs espèces animales sont sensibles à l’infestation par le virus amaril, notamment le singe rhésus, le hamster, la souris, les grands primates des forêts tropicales et l’homme (2).

 Le réservoir du virus

Le réservoir du virus de la fièvre jaune est le moustique vecteur qui conserve toute sa vie son pouvoir infectieux. Il peut transmettre le virus par voie transovarienne. La fièvre jaune peut persister sous forme de zoonose dans les zones tropicales d’Afrique et d’Amérique, les primates non humains étant responsables de la persistance de l’infection. L’homme et le singe jouent le rôle d’amplificateurs de la quantité de virus capables d’infecter les moustiques (11).

Le vecteur

Ce sont des diptères brachycères du genre Aèdes dont seule la femelle est hématophage. Les espèces se répartissent en : 9 Zoophiles ; 9 Zoos anthropophiles ; 9 Anthropophiles. Les espèces zoophiles assurent la transmission selvatique du virus (forêt tropicale ou canopée). Ce sont essentiellement Aèdes africanus en Afrique et Aèdes haemogogus dans la forêt amazonienne. Les espèces zoo anthropophiles assurent la sortie du virus de la forêt en piquant l’homme et les animaux sans distinction, il s’agit essentiellement d’Aèdes furcifer, Aèdes vittatus, Aèdes lutéocéphalus, Aèdes simpsoni. Les anthropophiles assurent la transmission interhumaine, elles sont donc responsables d’épidémies urbaines, ce sont essentiellement Aèdes aegypti et Aèdes métallicus (2).

Transmission

La fièvre jaune est transmise à l’homme par la piqûre de moustiques infectés par le virus amaril. La période d’incubation est de 3 à 7 jours. Les moustiques s’infectent en se nourrissant sur des malades au cours des 3 à 4 premiers jours de la maladie, lorsque le virus circule dans le sang. Le virus amaril est transmis selon des cycles selvatique et urbain. Dans le cycle selvatique, le virus amaril vit chez des espèces de moustiques (Aedes africanus, Haemagogus sp. et d’autres) dont les gîtes larvaires se trouvent dans les creux des arbres. La maladie est transmise aux singes et autres petits primates. L’homme s’infecte lorsqu’il pénètre dans la forêt et qu’il est piqué par un moustique porteur du virus. Lorsque les vecteurs selvatiques sont présents en grand nombre, par exemple, dans la zone de savane en Afrique, l’homme peut servir d’hôte principal de la transmission épidémique. Dans un cycle urbain, c’est un moustique domestique infecté, Aedes aegypti qui transmet le virus d’une personne à l’autre. Lorsqu’un cas passe inaperçu, il y a alors risque d’épidémie (9).

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