JUSTIFICATION, OBJECTIF, METHODOLOGIE, ET PLAN DU MEMOIRE.

JUSTIFICATION, OBJECTIF, METHODOLOGIE, ET PLAN DU MEMOIRE.

Les formations birimiennes attribuées au volcanisme tholeiitique du Sénégal oriental ont fait l’objet de nombreux travaux géologiques et miniers. Ces travaux ont permis de comprendre les caractères structuraux, pétrographiques, minéralogiques, géochimiques et géochronologiques des roches étudiées. Cependant, tout en reconnaissant l’importance des résultats obtenus, nous pensons que les travaux complémentaires demeurent toujours nécessaires. Ainsi, le présent travail a pour objectif majeur d’apporter une contribution à la connaissance de la géologie du groupe de Mako à travers une étude du volcanisme tholeiitique dans tous les secteurs où ils affleurent, afin de mener une étude comparative pour mettre en évidence les analogies ou les particularités des roches volcaniques de différents secteurs où elles affleurent.

-des études bibliographiques portant sur la géologie générale du Craton Ouest Africain, de la boutonnière de Kédougou-Kéniéba et en particulier sur celle du groupe de Mako ; -une synthèse bibliographique portant exclusivement sur le volcanisme tholeitique du groupe de Mako ; – des travaux de laboratoire portant sur des observations microscopiques de lames minces réalisées sur les échantillons des roches volcaniques basiques. -des analyses et traitements des données géochimiques disponibles dans les roches basaltiques des différents secteurs étudiés.

Plan du mémoire

Le présent mémoire s’article autour de quatre parties. La première partie est consacrée aux cadres géographique et géologique. La seconde partie est basée sur l’étude lithologique et pétrographique. La troisième partie, concerne les études géochimiques des metabasaltes tholéïtiques du groupe de Mako. La quatrième partie est consacrée à l’étude comparative et interprétative des résultats obtenus. Enfin, une conclusion générale faisant la synthèse des résultats exposés met fin à la rédaction du présent mémoire. Le groupe de Mako est situé au Sud-est du Sénégal entre les longitudes 11°50’Est et 12°52’ Ouest et les latitudes12°48’Sud et 14°20’Nord.

La zone d’étude se trouve dans le domaine climatique Soudano-Guinéen. Elle bénéficie d’une bonne pluviométrie pendant 05 mois (de Mai à Septembre) avec au moins 1.150 mm par an et soumis à harmattan pendant 07 mois (d’Octobre à Avril). Les températures dépassent 39°au mois de Mai. La végétation est de type savane arborée, organisée en forêts dense et claire et galerie forestière le long des cours d’eau. Cette monotonie du paysage est coupée par le relief accidenté qui multiplie les habitats écologiques d’où̀ l’importance de la flore qui est la plus riche et la plus variée du Sénégal.

Réseau hydrographique

Le réseau hydrographique est très dense avec deux principaux cours d’eaux quasi permanents : le fleuve Gambie et la Falémé qui prennent leur source dans le Fouta Djalon. Une multitude des petits cours d’eau qui tarissent pendant la saison sèche se jettent dans la Gambie et la falémé. La densité de la population du Sénégal oriental est estimée à moins de 10 habitants par km2. Les principales ethnies sont les Madingues, les Malinkés, les Diaconies, les Diakhankés et les Peulhs. Leurs sources de revenues reposent sur l’agriculture, l’orpaillage, l’élevage des bovins et la pêche. Sur le plan faunique, on y rencontre la grande faune variée avec des nombreuses espèces parmis lesquelles l’antilope la plus prestigieuse du monde, l’éléphant, l’hippopotame, le buffle, lekoba, le derby, le lion, la panthère, le crocodile et d’autres espèces plus ubiquistes comme le singe, le chacal, l’hyène.

Le Craton Ouest Africain occupe 20% de la superficie du continent Africain. Il est borné au Nord par l’Anti – Atlas, à l’Est par la zone mobile de l’Afrique centrale (comprenant les chaînes panafricaines du Hoggar et de l’Adrar des Iforas au Nord et des Dahoméyides au Sud) et à l’Ouest par Les zones mobiles des Mauritanides et des Rockélides. Le Craton Ouest-Africain est le résultat de deux grandes étapes de croissance crustale, la première correspond à la formation d’une croûte archéenne (3,5-2,5 Ga) et la seconde correspondant à la formation d’une croûte paléoprotérozoïque (2,2-1,7 Ga).Elles se sont stabilisés aux alentours de 1,7 Ga (Hirdes et al., 1992 ;1996 ; Davis et al., 1994 ; Ledru et al., 1991). 1 : Terrains post-paléozoïques ; 2 : Bassins paléozoïques englobant localement le Précambrien supérieur ; 3 : Terrains post-ne protérozoïques 4 : Birimien ; 5 : Zones mobiles ; 6 : Archéen . Ce craton comprend : – la dorsale Réguibat située au Nord, qui s’étend de la Mauritanie jusqu’à l’Algérie et comprend des terrains archéens dans sa partie occidentale ( constituée par la série amassa) et des terrains paléoproterozoique dans sa partie orientale ( constituée par la série de yétti el Egal). -la dorsale Man située au sud subdivisée en deux domaines séparés par une grande faille, appelée la faille de Sassandra dont le mouvement est en cisaillement senestre. Elle comprend le domaine baoulé mossi constitué des terrains paléoproterozoiques, situé dans la partie orientale et le domaine de kema Man d’âge archéen, situé dans la partie Ouest. -entre ces deux dorsales affleurent les boutonnières de Kédougou-Kéniéba (à cheval sur le Sénégal et le Mali) et de Kayes (au Mali), toutes sont formées des terrains birimiens. Le reste du craton est recouvert des sédiments tardifs, d’âge néoproterozoïque à quaternaire, qui forme le bassin de Taoudéni au sud et des bassins de Tindouf au Nord.

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