La mise en œuvre de la réforme « L-M-D »

La mise en œuvre de la réforme « L-M-D »

Les textes réglementaires relatifs à la licence et au Master laissent aux établissements beaucoup plus d’autonomie que par le passé dans la définition des contenus et des modalités de contrôle des connaissances. Dans ces mêmes textes, l’accent est mis sur la nécessité de construire l’offre de formation de telle sorte que les étudiants puissent se construire un parcours personnalisé en fonction de leurs acquis, de leurs objectifs et de leurs centres d’intérêt avec des possibilités de changer d’orientation à tous les niveaux. Toutefois, pour que les choix des étudiants soient cohérents, aucun parcours totalement à la carte ne leur est proposé. L’individualisation se fait au sein de « parcours types* » proposés par les établissements. Pour construire ses parcours types, Paris X-Nanterre s’est dotée de quelques règles communes à toutes ses composantes, à tous ses domaines de formation et aux deux niveaux : licence et master. La définition des crédits Il est considéré qu’en moyenne, pour valider un semestre, un étudiant doit consacrer de 600 à 750 heures de son temps à ses études. Il en résulte qu’un crédit équivaut à une charge de travail comprise entre 20 et 25 heures**. Le travail en présentiel, c’est à dire, les cours magistraux, les travaux dirigés, les travaux pratiques ou les séminaires, ne peut excéder 50% de la charge totale de travail.

Cette norme d’un crédit pour 20 à 25 heures de travail est retenue, en France et en Europe par la plupart des établissements d’enseignement supérieur. Une typologie des unités d’enseignement Les parcours types sont des ensembles d’unités d’enseignement articulées entre elles de façon à assurer les objectifs assignés à la formation. Afin de rendre lisibles les parcours de formation et de répondre aux exigences des textes réglementaires, les unités d’enseignement sont regroupées en trois catégories :Les unités d’enseignement fondamental (UEF) regroupent les enseignements et les activités jugés indispensables pour que l’étudiant puisse prétendre à l’issue de son parcours de formation être diplômé en… Les unités d’enseignement complémentaire (UEC) regroupent les enseignements ou les activités qui permettent à l’étudiant de construire son projet d’études et son projet d’insertion professionnelle, d’acquérir des méthodes, d’acquérir la maîtrise d’au moins une langue vivante ou une langue ancienne et d’acquérir des connaissances ou des compétences complémentaires à celles transmises dans les unités d’enseignement fondamental. Ces unités d’enseignement complémentaires constituent la part d’individualisation dans la construction des parcours. Les unités d’enseignement libre (UEL) regroupent les enseignements et les activités que l’étudiant peut choisir librement éventuellement en dehors de son UFR et de sa discipline dans une liste pré-définie. Ces enseignements et activités visent sa culture générale, son épanouissement, l’acquisition de compétences transverses…

Parmi-ceux-ci sont proposés des enseignements ou des activités assurés par le Service Universitaire des Activités Physiques et Sportives (SUAPS) et par le service des affaires culturelles.Parmi les Unités d’enseignement complémentaire, sont offertes des unités de renforcement de la discipline majeure et des unités d’enseignement d’une discipline mineure. Les unités de renforcement disciplinaire regroupent des enseignements ou des activités qui permettent à l’étudiant qui les choisit d’étendre ces connaissances et ses compétences dans le champ de la discipline qui définit le diplôme qu’il prépare ou de combler d’éventuelles lacunes. Les unités d’enseignement d’une discipline mineure sont proposées à l’étudiant dans le souci d’élargir sa culture générale et de lui permettre une orientation progressive. La « discipline mineure *» se définit comme une discipline qui entretient des liens avec la discipline qui définit le diplôme préparé. Ces unités d’enseignement reprennent tout ou partie des unités d’enseignement fondamental proposées dans le cadre des parcours de formation qui aboutissent à un diplôme de cette discipline.Les parcours pré-licence doivent permettre aux étudiants de s’orienter progressivement selon leurs capacités et selon leurs projets.

Cette orientation vise d’abord le choix de la discipline étudiée ou éventuellement des disciplines. Pour cela l’accent est mis sur la bidisciplinarité voire la pluridisciplinarité. Cette orientation vise ensuite le choix entre une insertion professionnelle immédiate et la poursuite d’études. Selon les combinaisons d’UE qu’elles ont retenues, les UFR peuvent proposer 4 catégories de parcours types en licence qui répondent à ces préoccupations et qui peuvent déboucher sur des licences professionnelles qui sont désormais intégrées ou sur des licences plus générales visant la poursuite d’études en master.Dans ces parcours l’étude d’une discipline mineure est limitée au premier et au deuxième semestres de la licence. L’accent est mis dans les unités d’enseignement complémentaire sur les enseignements méthodologiques, sur le renforcement disciplinaire, ou sur l’orientation post licence aux travers d’enseignements de découverte ou de pré-professionnalisation. La réorientation dans une discipline mineure est possible à l’issue du premier ou du deuxième semestre, avec des rattrapages à effectuer. Les parcours Majeure/ Mineure Dans ces parcours, l’étude d’une même discipline mineure est rendue possible au cours des six semestres de la licence, permettant ainsi aux étudiants d’acquérir une double compétence. La réorientation dans la discipline mineure étudiée est possible à l’issue de chacun des 4 premiers semestres de la licence, avec des rattrapages limités dès lors que l’étudiant a validé tous les semestres qui précèdent la réorientation.

 

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