La phytothérapie en dermatologie

La phytothérapie en dermatologie

Médecine traditionnelle et phytothérapie

Médecine traditionnelle :
Selon l’OMS « La médecine traditionnelle est la somme totale des connaissances, compétences et pratiques qui reposent sur les théories, croyances et expériences propres à une culture et qui sont utilisées pour maintenir les êtres humains en bonne santé ainsi que pour prévenir, diagnostiquer, traiter et guérir des maladies physiques et mentales ».

La phytothérapie :
La phytothérapie est l’utilisation des plantes médicinales à des fins thérapeutiques. C’est une pratique aussi vieille que l’histoire de l’humanité puisque et depuis des millénaires, tous les peuples ont élaboré des recettes selon leur intelligence, leur génie, leur conception culturelle de la santé, de la maladie et les rapports qu’ils entretenaient avec leur environnement.

Les formes de préparation des plantes :
Les plantes médicinales sont récoltées dans leur habitat naturel, on récolte [28] :
– Les plantes entières : à l’époque de leur floraison.
– Les feuilles : après développement complet et si possible avant la floraison.
– Les fleurs et les rameaux fleuris : immédiatement avant l’épanouissement total des fle
– Les racines des plantes annuelles : à la fin de la période végétative (fin de croissance).
– Les racines des plantes bisannuelles : à la fin du repos végétatif de la première année et avant la reprise de la deuxième année.
– Les racines des plantes vivaces : au cours de leur deuxième ou troisième année, avant qu’elles ne deviennent trop dures et fibreuses (lignification).
– Les fruits et graines : à maturité ou très légèrement avant quand on pense sécher les fruits.
– Les écorces d’arbre : en hiver ou au début du printemps (ou pendant la saison sèche); les écorces d’arbrisseau : après la saison chaude (ou en fin de saison humide).

Plusieurs formes de préparations sont disponibles sur le marché. Ces produits contiennent habituellement diverses substances biochimiques présentes naturellement dans les plantes. Les propriétés médicinales d’une plante peuvent résulter de la présence d’un grand nombre de produits biochimiques. Les substances chimiques ayant des effets médicinaux connus sont appelés ingrédients actifs.

Le mode de préparation d’un produit phyto-thérapeutique peut avoir un effet sur la quantité d’ingrédient actif présent. Le moment et la saison de la récolte de la plante, ainsi que le type de sol où elle pousse, peuvent également influencer son efficacité [28].

Pour produire une préparation, on commence généralement par moudre les parties de la plante qui ont des propriétés médicinales. La matière végétale ainsi moulue est appelée macérât. Selon le type de plante, le macérât peut être séché avant d’être moulu. On le trempe ensuite dans un liquide pour en extraire les ingrédients actifs. Ce liquide est appelé solvant, et il existe plusieurs méthodes pour effectuer cette opération [28].

 ➤ Infusions :
– Macérât : habituellement des feuilles, des grains ou des fleurs séchées.
– Solvant : eau.
On réalise une infusion en versant de l’eau bouillante ou presque bouillante sur le macérât séché. Le thé est l’une des formes d’infusion les plus connues. On peut laisser reposer l’infusion sous un couvercle de quelques minutes à plusieurs heures, selon la plante qu’on emploie et la concentration que l’on désire obtenir.

 ➤ Décoctions :
– Macérât : généralement des racines et de l’écorce.
– Solvant : eau.
On fabrique les décoctions en mélangeant le macérât et le solvant à température ambiante. On chauffe ensuite lentement le mélange ou on le fait bouillir pendant un laps de temps variable. D’une part, on ne peut préparer de décoction lorsque la chaleur détruit les ingrédients actifs. D’autre part, la chaleur peut accentuer les effets de certains ingrédients actifs. On ne peut pas se servir de micro-ondes pour ce type de préparation.

 ➤ Macération aqueuse :
On maintient la plante médicinale fragmentée dans l’eau froide, au frais, pendant 12 à 24 heures, on remue de temps en temps, on filtre, à utiliser dans les 6 heures.

 ➤ Teintures :
– Macérât : n’importe quelle matière végétale moulue.
– Solvant : concentrations variables d’eau et d’alcool ou d’autres solvants comme le vinaigre ou la glycérine.

Pour fabriquer les teintures, on trempe le macérât dans le solvant, puis on le presse pour en faire sortir le liquide. Les solvants formés de plusieurs substances permettent d’extraire les ingrédients actifs du macérât avec plus d’efficacité que l’eau seule. Pour améliorer le processus de préparation, on peut laisser le mélange reposer plus longtemps ou l’exposer à la lumière du soleil ou à la chaleur. Bien que les teintures soient plus puissantes que les infusions ou les décoctions, leur puissance peut varier. La puissance d’une teinture est habituellement traduite par le rapport macérât-solvant.

➤ Extraits (liquides et solides) :
– Macérât : n’importe quelle matière végétale moulue.
– Solvant : concentrations variables d’eau et d’alcool ou d’autres solvants comme le vinaigre ou la glycérine. Bien que les extraits soient semblables aux teintures, ils sont plus concentrés parce que l’alcool (ou l’autre solvant) est enlevé par distillation, une opération qui peut se faire à chaud ou à froid. Les extraits liquides ont été distillés jusqu’à ce que la plus grande partie de l’alcool ait disparu. Les extraits solides ont été distillés jusqu’à ce que tous les liquides aient disparu.

Les voies d’administrations :
Pour ces modes de préparation, il existe plusieurs méthodes d’utilisation [28] :
– La voie orale : c’est la voie la plus utilisée.
– Lotion : à application sur la peau ou les organes atteints.
– Inhalation : des vapeurs chaudes émanant du liquide de préparation.
– Bain ou lavement.

Table des matières

INTRODUCTION
MATERIELS ET METHODES
I. Lieu et durée de l’étude
II. Les participants :
III. Le questionnaire
IV. Traitement des données
V. Limites de l’étude
RESULTATS
I. Le nombre des questionnaires :
II. Le profil socioculturel des herboristes
A. L’âge
B. Le sexe
C. Le niveau d’étude
D. Les années d’exercice du métier:
III. Les sources d’information sur l’utilisation des plantes en dermatologie
IV. La prise en charge des dermatoses par les herboristes
A. L’acné :
B. Le psoriasis :
C. Le chloasma (Mélasma)
D. Le vitiligo
E. Le prurit
F. Eczéma
G. Urticaire
H. Les mycoses cutanées
I. Chute de cheveux
J. Les onychomycoses
V. Utilisations des plantes en cosmétique, par les herboristes
A. Eclaircissement de la peau et dépigmentation volontaire
B. Désodorisation
DISCUSSION
I. Historique :
A. La médecine par les plantes : la plus ancienne des médecines du monde
B. L’Empire gréco-romain
C. Le Moyen-âge
D. Epoques moderne et contemporaine
II. Le profil socioculturel des herboristes
III. La phytothérapie en dermatologie :
A. Médecine traditionnelle et phytothérapie :
B. Phytothérapie dans l’acné :
C. Psoriasis :
D. Mélasma (Chloasma) :
E. Vitiligo :
F. Le prurit :
G. Les eczémas :
H. L’urticaire :
I. Les onychomycoses et autres dermatomycoses
J. Chute de cheveux
IV. Utilisation des plantes en cosmétologie
A. Eclaircissement de la peau et dépigmentation volontaire
B. Désodorisation
CONCLUSION

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