Le rêve d’une Méditerranée des villes

Le rêve d’une Méditerranée des villes

L’Amérique latine, laboratoire de la démocratisation municipale

La FMVJ se transforme profondément pendant les années 1980 et devient, à l’aune des transitions démocratiques qui agitent l’Amérique latine, le lieu d’élaboration d’une réforme du gouvernement des villes, pensée comme un élément central de la démocratisation du monde. Nous proposons de la nommer « démocratisation municipale » : il s’agit autant de démocratiser l’action publique locale que de repenser le rôle de la municipalité dans un Etat démocratique. En un mot, il faut affirmer la ville, la municipalité, comme une échelle à part entière de tout processus de démocratisation, au même titre que l’Etat et le niveau national. La FMVJ, réseau de militants concentrés essentiellement sur un plaidoyer politique international, se tourne progressivement également vers des enjeux urbains plus techniques, dans le but d’accompagner concrètement des majorités municipales de gauche qui reprennent le pouvoir dans un continent longtemps dominé  par des dictatures militaires. Ce mouvement, porté par des hommes politiques et par des techniciens, s’inscrit dans un regain d’intérêt de forces de gauche françaises et espagnoles pour l’Amérique latine, qui y voient un laboratoire du renouveau de la social-démocratie. 2.1. Pierre Mauroy et la réforme de la FMVJ : réseaux partisans et « socialisme du quotidien » Pour saisir ce tournant, il est essentiel de revenir d’abord sur la trajectoire de celui qui en fut en grande partie à l’origine : le socialiste français Pierre Mauroy. L’analyse de son parcours permet dans un premier temps d’éclairer son approche, de saisir les réseaux dans lesquels il s’insère et sa vision de la coopération internationale. Nous revenons dans un second temps sur son accession à la présidence de la FMVJ (1984-1992) et sur le projet qu’il entend développer dans ce cadre. Sa carrière politique, qui s’étend de l’avant-guerre jusqu’au début des années 2010, recouvre quantité de responsabilités locales et nationales, ainsi qu’une projection à l’international qui culmine avec la présidence de l’Internationale Socialiste89. Son engagement comme élu local (maire de Lille de 1973 à 1995) et comme acteur clef des réformes de décentralisation figurent parmi les aspects les plus emblématiques de sa carrière90. C’est en effet lui qui, en tant que Premier Ministre (1981- 1984), coordonnera cette réforme phare du gouvernement socialiste, préparée depuis longtemps au sein du parti et engagée dès son arrivée au pouvoir91. Cette réforme se fonde sur trois promesses : l’approfondissement démocratique, le développement local, et la reconnaissance des identités régionales92. Le goût de Pierre Mauroy pour les relations internationales et les réseaux d’amitié est  également notoire93. Nous allons voir que son arrivée à la présidence de la FMVJ s’inscrit dans la continuité d’une pratique de longue date de la coopération internationale, à la fois technique et partisane. L’engagement de Pierre Mauroy à l’international remonte aux années 1940. Il s’engage dans la constitution d’un réseau international dès ses années de militantisme dans l’immédiat aprèsguerre, au sein des Jeunesses socialistes de la SFIO, dont il devient secrétaire général en 1950. Il effectue de nombreux voyages qui lui permettent de rencontrer des maires et des chefs d’Etats, comme Ernst Reuters (maire social-démocrate de Berlin de 1948 à 1953) ou Habib Bourguiba. A partir de 1954, le drame algérien divise profondément la gauche française. La SFIO se retrouve écartelée entre le courant majoritaire incarné notamment par son secrétaire général, Guy Mollet, et un courant, plus jeune, plus radicalement anticolonialiste et partisan d’un dialogue avec le FLN pour conduire à l’Indépendance94. Confrontation qui conduira une partie des cadres à faire sécession pour fonder le Parti Socialiste Autonome, en 1958. Pierre Mauroy, partisan de l’Indépendance et opposé à Guy Mollet, reste néanmoins à la SFIO où il se retrouve un temps marginalisé95 . Son action à la tête de la fédération Léo Lagrange96, qu’il créé en 1951, est aussi marquée par le développement de réseaux internationaux, en particulier en Afrique. C’est dans ce cadre qu’il rencontre Michel Thauvin, qui le suivra jusque dans les années 1990 au gré de ses pérégrinations politiques, plus particulièrement sur les questions internationales. Michel Thauvin est en effet directeur du département international de la fédération Léo Lagrange entre 1966 et 1974, date à laquelle il devient permanent du parti socialiste, adjoint au secrétaire chargé de l’international, Robert Pontillon97. Il est ensuite chargé de mission international au cabinet du Premier Ministre entre 1981 et 1984 puis permanent de la FMVJ jusqu’en 1988, pour suivre ensuite à nouveau Pierre Mauroy au Parti Socialiste lorsque ce dernier en devient 1er secrétaire. Il accompagne enfin l’ancien Premier Ministre dans la création de la fondation Jean Jaurès dans laquelle il travaillera jusqu’en 2009. Il est également élu à différentes reprises, en particulier adjoint au maire puis conseiller  Thibault TELLIER, « Entretien avec Pierre Mauroy », réalisé le 25/09/2009 à Lille, Fonds d’archives orales du ministère de la Transition écologique et solidaire, Collection Décentralisation. 96 Association d’éducation populaire, animée principalement par des socialistes, qui intervient dans les champs de la jeunesse, de la culture et de la formation professionnelle. 97 Proche de Pierre Mauroy (dont il sera le conseiller international et défense à Matignon) Robert Pontillon est alors maire de Suresnes (1965-1983) et sénateur des Hauts-de-Seine (1977-1992). Il occupera des fonctions sur l’international à la SFIO puis le poste de secrétaire chargé de l’international du Parti Socialiste (1971-1979) au lendemain du congrès d’Epinay, remplacé ensuite par Lionel Jospin (1979-1981). 81 municipal de Suresnes (1983-2001), conseiller régional d’Ile de France (1983-2001) et député (1991- 1993). Les coopérations internationales de la fédération Léo Lagrange constituent autant un outil d’éducation populaire qu’un mode de constitution d’un réseau politique international, notamment en Afrique, comme le résume Michel Thauvin : « Il y avait aussi beaucoup d’africains [dans les projets de coopération de la fédération Léo Lagrange] : sénégalais, ivoiriens, Ile Maurice… Ce sont des gens qu’on a retrouvé après à des postes à responsabilité dans leur pays. Je suis très ami avec quelqu’un qui est devenu premier ministre sénégalais et est maintenant président de l’Assemblée Nationale Sénégalaise. Idem en Côte d’Ivoire. Ça ne veut pas dire non plus que les gens qu’on recevait étaient seulement des membres des gouvernements que la France avait mis en place. Il y avait aussi des opposants. En Côte d’Ivoire, c’étaient des opposants à Félix Houphouët-Boigny. L’international ça marche comme ça. Ce sont des réseaux de sympathie. »98 Ces « réseaux de sympathie » permettent donc de tisser une toile de connaissances et d’affinités politiques parmi les jeunes activistes et responsables africains, d’identifier et d’accompagner ceux qui, dans un futur proche, pourraient se retrouver en position d’influence. Ils se structurent sur la base d’action concrètes qui visent notamment à apporter aux partenaires des compétences techniques, par exemple dans le domaine des médias : « Les stages qu’on faisait avec les africains à Dieppe, c’était l’organisation des radioclubs. Il y avait l’OCORA, Office de Coopération des Radios Africaines, une dépendance de l’ORTF. On était dans des pays où seul 10% de la population savait lire, donc le journal n’était pas un outil d’information ou de pédagogie. Mais tout le monde écoute la radio. Donc avec cinquante ou soixante jeunes africains, on faisait des stages de connaissance technique de la radio : comment faire une émission et la monter, comment faire des interviews ? On donnait des outils, sans faire le service après-vente. Certains sont devenus de bons journalistes. Ça, c’était la dimension politique. » 99 Aux yeux de Pierre Mauroy, coopération technique et coopération politique se révèlent profondément imbriquées. Si la matrice du projet politique international de la fédération Léo Lagrange apparait clairement sociale-démocrate, elle reste néanmoins indépendante du parti socialiste, ce qui suscitera régulièrement des tensions avec ses responsables100. Pour Michel Thauvin, c’est une caractéristique essentielle de l’approche de l’action politique de son mentor : « Dans le fonds, Pierre Mauroy a eu une grande idée avec la fédération Léo Lagrange, d’un outil proche du parti [socialiste], mais légèrement en dehors, avec des prises sur le terrain 98 Entretien avec Michel Thauvin, Lyon, 29/01/2018. 99 Entretien avec Michel Thauvin, Lyon, 29/01/2018. 100 Antoine BLANCA, « Pierre Mauroy, l’iconoclaste tranquille », Institut Pierre Mauroy, 8 septembre 2015, URL complète en biblio. 82 différentes. Et il l’a déclinée toute sa vie. C’était le socialisme du quotidien. Le verbe ne suffit pas, il faut réaliser »101. Une approche à la fois politique et technique qui n’est pas sans rappeler le principe des fondations politiques allemandes, qui inspirèrent beaucoup Pierre Mauroy102. Nous verrons que son engagement dans la FMVJ s’inscrit bien dans cette approche. Au sortir de Matignon, cette organisation inter-municipale lui offre un moyen d’approfondir ses réseaux internationaux, et lui servira de point d’appui lorsqu’il sera élu à la présidence de l’Internationale Socialiste (IS) en 1992103 . En septembre 1983, Pierre Mauroy, alors Premier Ministre et maire de Lille, est élu présidentdélégué de la FMVJ à l’occasion du 29e Conseil International de la fédération, qu’il accueille dans sa commune à l’hôtel de ville. Il rassemble près de 250 délégués issus de 32 pays. Dans l’introduction d’un numéro « Spécial Lille » de la revue Cités Unies, il explicite son appréciation de la fédération : l’implication des villes à l’international constitue selon lui « un progrès irréversible »104. Il y affirme son intérêt prononcé pour la coopération avec l’Afrique, en écrivant que « c’est sans doute dans ce domaine de la coopération Nord Sud que la FMVJ a fait preuve de l’initiative la plus originale et la plus opportune. Je pense aux formules des « Jumelages-coopération » qu’elle a instaurées il y a déjà plus de 20 ans »105. Il insiste l’année suivante en affirmant que « Les jumelages entre pays européens ont symbolisé un moment important de cette démarche [de rapprochement des peuples]. Nous devons maintenant porter nos regards plus avant et plus loin. Vers l’Afrique, l’Amérique et le monde arabe déjà brillamment représentés au sein des Cités Unies. Mais aussi vers cette immense Asie en plein bouleversement »106. Pierre Mauroy s’inscrit ainsi dans la continuité du tropisme africain initié par la FMVJ dans les années 60, qu’il entend étendre à l’ensemble du « tiers-monde » en pleine émergence, dont il loue le « fantastique mouvement de décolonisation »107. Mais il entend également dépasser les jumelages « traditionnels » pour des coopérations plus techniques, quand il affirme par exemple que « L’aide internationale parait lointaine, le geste charitable aléatoire, en revanche, mener à bien un projet commun, apprendre ainsi à se connaitre, et à se comprendre, permet d’authentiques mobilisations populaires »108 . Lorsqu’il est élu président de la FMVJ par l’Assemblée Générale de Turin, en 1984, il ouvre ainsi 101 Entretien avec Michel Thauvin, Lyon, 29/01/2018. 102 Sur les fondations politiques allemandes, nous renvoyons aux travaux de Dorota Dakowska. Voir notamment Dorota DAKOWSKA, Le pouvoir des fondations. Des acteurs de la politique étrangère allemande, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2014. 103 Si sa principale tâche fût d’abord d’assurer l’entrée de l’IS dans les pays de l’ex bloc soviétique, il y créé également un « comité élus locaux » chargé notamment de l’accompagnement technique des municipalités engagées dans la transition post-communiste.  un vaste chantier de réforme qui touche aux priorités thématiques et géographiques de la fédération, mais également à son organisation et à sa gouvernance109. Le changement est aussi générationnel. Jean-Marie Bressand, son fondateur et délégué général depuis 1957, démissionne, et Jean Rous, âgé de 84 ans, décède l’année suivante. Le Premier Ministre Pierre Mauroy aura néanmoins le temps de lui attribuer la Légion d’Honneur lors du Conseil International de la FMVJ à Lille, en 1983. Pour son premier voyage en qualité de président de la fédération, Pierre Mauroy se rend du 9 au 16 décembre 1984 en Amérique Centrale. Au Nicaragua, il affiche au nom de la fédération son soutien aux sandinistes, arrivés vainqueurs des premières élections présidentielles organisées depuis leur prise du pouvoir par la guérilla, en 19790. C’est la première étape de ce qui, dans la décennie à venir, s’imposera comme l’un des chantiers majeurs de la FMVJ : l’engagement en Amérique latine – alors totalement absente de la fédération – et plus précisément l’accompagnement de mouvements de démocratisation qui agitent le continent

 Des gauches européennes face à la démocratisation de l’Amérique latine 

Cette nouvelle orientation de la FMVJ va cette fois se structurer quasi entièrement autour des enjeux d’aménagement urbain et de politiques publiques locales. L’ambition est d’apporter aux élus et techniciens municipaux des outils pour leur permettre de concrétiser à leur échelle la transition démocratique. C’est là une des dynamiques essentielles qui vont contribuer à formaliser la démocratisation municipale au cœur de l’agenda de la FMVJ. En effet, selon un ancien secrétaire général adjoint de la fédération : « Il y avait une nouvelle dimension politique qui n’était plus Est-Ouest, mais soutien aux mouvements démocratiques, et à l’émergence des collectivités locales comme acteurs de sauvegarde de la démocratie et du développement. C’est devenu assez fort mais il fallait aussi donner du grain à moudre. […] Ce tournant-là est intéressant parce qu’il a obligé à mener des actions concrètes »1 Avant d’approfondir ce lien structurant entre « sauvegarde de la démocratie et du développement » et « actions concrètes », il nous faut mieux saisir qui sont les acteurs de ces connexions urbaines latino-européennes, pour apprécier les différentes dimensions du projet politique dont ils se révèlent les porteurs. L’Amérique du Sud, comme changement de cap géographique et politique, est porté principalement par les responsables français de la FMVJ ainsi que par des acteurs municipaux barcelonais. Au-delà de la seule question des villes et de leurs coopérations, il émerge dans une dynamique de renouveau des relations entre des forces sociale- démocrates européennes et leurs homologues latino-américaines, alors en lutte pour la démocratisation de leurs pays. L’Amérique latine des années 1970 est en effet traversée par des violences militaires et des luttes révolutionnaires dans un contexte de guerre froide. L’arrivée au pouvoir de Fidel Castro et la crise de Cuba crispent Washington qui considère depuis longtemps la région comme sa chasse gardée. Les Etats-Unis, afin d’endiguer la « menace communiste », soutiennent des dictatures militaires au Brésil, suite au coup d’Etat de 1964, en Uruguay et au Chili (1973) et en Argentine (1976). Dans les années 1980, les juntes, affaiblies par des crises économiques, délégitimées par des guerres et des systèmes de répression qui renforcent l’opposition, prennent l’initiative de libéraliser les régimes et de confier le pouvoir aux civils2. Ainsi, « Telle une vague submergeant tout le continent, la démocratie s’installe dans treize pays d’Amérique latine entre 1979 et 1990, n’épargnant guerre que Cuba et le Mexique »3. La question de l’autonomie locale, du rôle des municipalités, s’invite, elle aussi, dans les débats latino-américains. Dans ce contexte, plusieurs pays commencent à encourager l’action internationale des collectivités locales4 .

Le tropisme latino-américain des socialistes français

L’Etat français entretient historiquement peu de relations diplomatiques et économiques avec cette région5. En revanche, le parti socialiste (PS), unifié autour de François Mitterrand depuis le congrès d’Epinay (1971), va l’ériger en enjeu central. Il apparait comme un laboratoire d’expériences politiques de gauche démocratique, à la fois anti-impérialiste et hors du giron communiste soviétique6. Entre 1971 et 1981, il représente la seconde destination principale des voyages du premier secrétaire, loin derrière l’Europe, certes, mais devant l’Afrique (le « pré carré » de la coopération française) et l’Asie7. Différents éléments alimentent cette préoccupation nouvelle8. L’intérêt pour le régime castriste, d’abord, considéré comme un modèle de lutte contre l’impérialisme américain tout en restant en dehors de la sphère soviétique. L’arrivée de Salvador Allende au pouvoir au Chili (1970), par voie constitutionnelle, a également un impact important sur un PS qui voit dans cette expérience un modèle d’union de la gauche, intéressant pour sa propre 2 Olivier DABENE, L’Amérique Latine à l’époque contemporaine, Paris, Armand Colin, 20. Voir en particulier le chapitre 6. 3 Ibid., p. 183. 4 Sergio ALBUJAR, « Décentralisation et action extérieure des autorités locales et régionales en Amérique du Sud : vers une diplomatie territoriale ? », Relations Internationales, 2019, vol. 3, no 179, pp. 25‑39. 5 Voir par exemple Maurice VAÏSSE, De Gaulle et l’Amérique Latine, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2014. 6 Matthieu TROUVE, « Le Parti socialiste français et l’Amérique latine (1971-1981) », Fondation Jean Jaurès, 2019, URL complète en biblio. 7 Judith BONNIN, Les voyages de François Mitterrand, Presses Universitaires de Rennes., Rennes, 2014, p. 244. 8 Matthieu TROUVE, « Le Parti socialiste français et l’Amérique latine (1971-1981) », op. cit. 85 famille politique9. Avec le retour des dictatures militaires, l’Amérique latine devient pour le PS, puis pour le gouvernement de François Mitterrand, élu président de la république en 1981, un enjeu de promotion de la démocratie et des droits de l’homme120. Ces dimensions prendront une certaine ampleur dans la diplomatie française, en particulier en termes de relations politiques (comme la visite de François Mitterrand au Brésil en 1985 pour saluer le retour à la démocratie) ou culturelles et scientifiques. Mais cette approche volontariste ne s’incarnera finalement pas dans des initiatives diplomatiques ou économiques de grande ampleur. Les ambitions « tiers-mondistes » des débuts sont rapidement rattrapées par le problème de la dette colossale contractée par l’Amérique latine121 . Dans les décennies 1970 et 1980, le « tropisme » latino-américain du PS puis du gouvernement socialiste est en grande partie alimenté par des militants et intellectuels spécialistes de la région, qui contribuent à « la constitution d’une science sur l’Amérique latine, fruit de travaux journalistiques internes mais aussi d’enquêtes, de rapports, d’études statistiques et économiques, de réflexions politiques et philosophiques »122. Si le plus célèbre reste probablement Régis Debray123 , il faut également mentionner Antoine Blanca, qui jouera un rôle important dans l’établissement de contacts en Amérique latine, tant pour le gouvernement français que pour la FMVJ124. Espagnol de naissance, il est issu d’une famille républicaine exilée après la victoire de Franco dans la guerre civile (1936-1939). Il succède à Pierre Mauroy comme secrétaire général de la fédération Léo Lagrange (1966-1977) et développe en parallèle une intense production d’analyses et de notes sur l’Amérique latine à destination du Parti Socialiste. Il devient son conseiller à Matignon en 1981, avant d’être nommé ambassadeur itinérant pour l’Amérique latine (1982), puis ambassadeur en Argentine (1984-1988). Pour l

Table des matières

 Introduction
Partie 1. L’invention de la Méditerranée des villes (années 1960 – 1992)
Chapitre 1. Entre décolonisations et transitions démocratiques, la connexion des villes « développées » et du « tiers monde »
Chapitre 2. La gestion urbaine, nouveau chantier de développement
Chapitre 3. Protéger la Méditerranée : une expérience de réforme du développement
Partie 2. Démocratiser la Méditerranée par ses villes (1992 – 20)
Chapitre 4. Représenter la Méditerranée. La recomposition des réseaux de villes (euro)méditerranéens
Chapitre 5. Démocratiser la gouvernance urbaine. La diffusion transnationale des stratégies de villes
Partie 3. La Méditerranée des villes à l’épreuve de l’Etat (20 à nos jours)
Chapitre 6. La ville face à la fin du projet euro-méditerranéen
Chapitre 7. La reconfiguration de la coopération technique à la lumière du « modèle tunisien »
Conclusion générale
Bibliographie
Liste des encadrés, tableaux et figures
Liste des sigles et abbréviations
Annexes .

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