L’économie de développement à l’économie de transition

L’économie de développement à l’économie de transition

: L’ère du développement et la nécessité de transition vers l’économie de marché

Genèse de l’économie de développement : L’économie de développement est l’une des branches de la science économique qui est à la fois ancienne puisqu’elle a débuté avec les travaux d’Adam Smith, considéré comme le pilier de la science économique moderne et chercheur notoire qui a tenté de démontrer dans ses travaux de grande envergure la nature et les causes de la richesse des nations dans un ouvrage paru en 1776; et au même temps une discipline nouvelle1 qui a essayé de s’imposer à partir des années 1940-1950 et plus précisément après la seconde guerre mondiale, ou un bon nombre de pays désiraient rompre avec l’héritage du colonialisme et revendiquaient leur indépendance.En effet les gouvernements de ces états se sont engagés dans la voie du développement à travers la mise en place d’une série de stratégies. Cette discipline est d’une importance cruciale dans la mesure ou elle nous permet de mieux comprendre et analyser les pays en marge en s’intéressant aux questions et difficultés de développement, aux relations entre pays, et aux différents systèmes sociaux1 , et culturels que possède chaque Etat. 

Les stratégies et tentatives de développement 

Les stratégies de développement des années 1950-1990 

Apres la dépression de 1929, et plus particulièrement pendant les années de guerre, chaque pays poursuivait une politique ayant pour ambition de sortir du sous développement. L’économie de développement des années cinquante, soixante, soixante-dix recommandait l’interventionnisme étatique car il était jugé comme étant meilleur pour y faire face aux défaillances et imperfections des marchés. Elle visait le rétablissement d’une croissance durable avec un minimum de déficit à travers la mise en place d’un ensemble de stratégies. Parmi ces stratégies, nous citons la stratégie dite de «promotion des exportations » adopté par quelque pays et qui consistait à produire des matières premières qui seront par la suite exporter vers les pays industriels avancés ou ils leur fournissent en échange des produits manufacturés ; d’autres choisissent plutôt la stratégie appelée «la substitution des importations »  qui formait un apport majeur de l’approche structuraliste, et nécessitait la formation d’un marché intérieur à travers le remplacement des importations industrielles défaillantes par des productions nationales.Cette stratégie se basait sur un fort protectionnisme1 qui s’apparente à travers la mise en place de restrictions quantitatives et de barrières tarifaires hautes de façon à promouvoir une industrie locale à l’abri de la concurrence étrangère (à l’aide d’une limitation des produits importés en favorisant les produits locaux). L’ « industrie industrialisante », constitue en effet une toute autre stratégie qui a suscité l’attention de plusieurs économistes et a été suivi par de nombreux pays comme a été le cas de l’Algérie2 qui l’a appliqué dans l’industrie lourde. À travers ces stratégies, des pays comme l’Amérique latine ou d’autres qui ont salué l’indépendance vers la fin des années 1960 comme ceux de l’Afrique, ajoutons à cela de nombreux pays socialistes qui devaient rompre avec l’économie centralement planifiée jugée comme étant inopérante et déficiente avaient la volonté de s’intégrer et de dépasser les pays occidentaux à tout prix ou du moins être à leur niveau. Ces Etats voyaient dans « le développement, la réponse à une question préoccupante qui est celle du sous développement. » (Souraya Hassan Houssein, Christian Palloix ; 2003) ; un sous développement qui a longtemps été considéré comme le plus grand maux de ces pays.

Les analyses du sous développement

nombreuses et diverses théories tentent d’apporter leurs touches personnelles pour pouvoir analyser le sous développement. Ce dernier pouvait s’expliquer de différentes manières parmi lesquelles nous retenons l’interprétation suivante : – L’existence de difficultés, obstacles et une désorganisation au niveau des marchés des pays moins avancés par rapport aux marchés des pays développés.- Une production insuffisante, main d’œuvre incompétente et peu habile, des moyens de transport peu modernes avec des ressources limitées, la faiblesse des structures industrielles et de techniques développés du fait d’un manque ou d’un retard au niveau de la technologie. Tous ces éléments provoquent des déséquilibres majeurs au niveau des pays les moins avancés comparés à ceux rencontrés par les pays développés qui ont été d’une courte période ajoutons à cela l’apparition des pénuries locales qui enfermeraient une quelconque économie dans un cercle vicieux de sous développement. 

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