Mémoire Online: La diarrhée à Campylobacter spp, quelles pratiques à modifier pour améliorer son diagnostic et sa prise en charge? Enquête auprès de médecins généralistes et laboratoires de biologie parisiens

Sommaire: La diarrhée à Campylobacter

1. INTRODUCTION
1.1. LA CAMPYLOBACTÉRIOSE : DÉFINITIONS ET DONNÉES ÉPIDÉMIOLOGIQUES
1.1.1. Prévalence dans les pays développés
1.1.1.1. En France
1.1.1.2. En Europe
1.1.1.3. En Amérique du Nord
1.1.2. Définition et caractéristiques des infections à Campylobacter
1.1.2.1. La nature du Campylobacter
1.1.2.2. Son caractère zoonotique : les différents réservoirs
1.1.2.3. La maladie humaine
1.1.2.4. Diagnostic bactériologique
1.1.3. Données de morbi-mortalité et impact économique
1.1.3.1. Données de morbi-mortalité disponibles
1.1.3.2. Impact économique
1.1.4. Le problème de l’antibiorésistance
1.2. LES DISPOSITIFS ACTUELS DE MAÎTRISE DE LA CAMPYLOBACTÉRIOSE
1.2.1. Dans la filière animale
1.2.2. Le rôle des laboratoires
1.2.2.1. Le Réseau de surveillance des infections à Campylobacter
1.2.2.2. Recommandations concernant la recherche du Campylobacter dans les coprocultures
1.2.2.3. Les modalités de surveillance des bonnes pratiques d’analyse médicale
1.2.3. Le rôle des médecins généralistes
1.2.3.1. Les recommandations pour la prescription des coprocultures
1.2.3.2. Les recommandations de traitement des diarrhées à Campylobacter
1.3. LES INCONNUES
1.3.1. Quelle est l’incidence réelle de la campylobactériose en France ?
1.3.2. Quelles sont les pratiques des médecins généralistes concernant la prescription des coprocultures ?
1.3.3. Quelle est la pratique des laboratoires concernant la réalisation des coprocultures ?
1.3.4. Quelles sont les connaissances des médecins généralistes en regard de cette zoonose ?
1.4. OBJECTIFS DE L’ENQUÊTE
2. MÉTHODOLOGIE
2.1. SÉLECTION DES POPULATIONS INTERROGÉES
2.1.1. Les laboratoires
2.1.2. Les médecins généralistes
2.2. INTERVENTION AUPRÈS DE CES POPULATIONS
2.2.1. Les laboratoires
2.2.2. Les médecins généralistes
2.3. ÉVALUATION
3. RÉSULTATS
3.1. L’ENQUÊTE AUPRÈS DES LABORATOIRES
3.1.1. Critères de recherche du Campylobacter dans les coprocultures
3.1.2. Justifications et motivations des pratiques
3.2. L’ENQUÊTE AUPRÈS DES MÉDECINS GÉNÉRALISTES
3.2.1. Connaissances cliniques et épidémiologiques de la campylobactériose
3.2.2. Pratiques de prescription des coprocultures
3.2.2.1. Indications de prescription d’une coproculture
3.2.2.2. Modalités de prescription d’une coproculture
3.2.3. Connaissances des modalités de traitement et prévention
3.2.3.1. Antibiothérapie prescrite en première intention
3.2.3.2. Connaissance du profil d’antibiorésistance
3.2.3.3. Messages de prévention délivrés
3.2.4. Utilisation des recommandations et sources d’informations disponibles
3.2.4.1. Recommandations ANAES concernant les « indications des examens de selles chez l’adulte »
3.2.4.2. Le site internet de l’Institut de Veille Sanitaire
3.2.5. Leurs éventuelles attentes sur le sujet
4. DISCUSSION
4.1. ANALYSE DES RÉSULTATS
4.1.1. Résultats principaux et comparaisons à d’autres études
4.1.2. Interprétation des résultats
4.2. LIMITES DE L’ÉTUDE ET ASPECTS POSITIFS
4.2.1. Limites de l’étude
4.2.2. Aspects positifs
4.3. PERSPECTIVES DE CHANGEMENT
4.3.1. Évolution de l’épidémie
4.3.2. Le rôle des laboratoires
4.3.3. Le rôle des médecins généralistes
CONCLUSION
BIBLIOGRAPHIE
ANNEXES
LISTE DES ABRÉVIATIONS
RÉSUMÉ

Extrait du mémoire

1. INTRODUCTION
1.1. LA CAMPYLOBACTÉRIOSE : DÉFINITIONS ET DONNÉES ÉPIDÉMIOLOGIQUES
1.1.1. Prévalence dans les pays développés
1.1.1.1. En France
En France, la campylobactériose serait la deuxième cause de toxi-infection alimentaire derrière la salmonellose: près de 4 000 cas sont recensés chaque année. En comparaison, en moyenne 7 000 cas de salmonellose sont recensés chaque année en France, ce qui correspond à un taux de notification de 9 infections pour 100 000 habitants Pour l’année 2009, 4 026 cas de campylobactériose ont été recensés, ce qui correspond à un taux de notification de 5,4 infections pour 100 000 habitants. Les seules données disponibles sur les cas de campylobactériose humaine sont celles issues de l’Institut de veille sanitaire (InVS) en collaboration avec le Centre national de référence (CNR) des Campylobacters de Bordeaux, qui collecte et analyse les souches de Campylobacter spp., issues de coprocultures (majoritairement) et d’hémocultures, isolées par des laboratoires privés et hospitaliers (respectivement 260 et 88 en 2009) volontaires, participant au Réseau de surveillance des infections à Campylobacter. Le nombre de cas déclarés en France par année correspond aux nombres de souches de Campylobacter spp. reçues par le CNR cette même année, et le taux d’isolement pour 100 000 personnes-année est calculé à partir des données de recensement de la population française.

La diarrhée à Campylobacter

Les taux d’isolement calculés chaque année à partir des cas confirmés par les laboratoires participant à la surveillance ne reflètent donc pas l’incidence réelle des infections à Campylobacter spp. (confirmées et non confirmées) survenant en France. L’Institut de veille sanitaire avance des chiffres d’incidence quatre à cinq fois supérieurs : une étude de morbi-mortalité liée aux infections d’origine alimentaire en France, réalisée dans le cadre d’une collaboration avec l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) en 2003, estime par extrapolation après des enquêtes de prévalence des infections à Campylobacter spp. en Mayenne et en Charente-Maritime dans les années 1990, un nombre annuel moyen de cas confirmés microbiologiquement entre 15 995 et 21 652.

La diarrhée à Campylobacter
Ces dix dernières années, le nombre de souches de Campylobacter spp. reçues au CNR a fortement augmenté (+ 83 % entre 2003 et 2009), sans que l’on puisse conclure formellement à l’augmentation seule de l’incidence de la campylobactériose : le recrutement de nouveaux laboratoires participant au Réseau de surveillance pourrait aussi constituer un facteur explicatif.
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