Mesures objectives et subjectives du bien-être

Mesures objectives et subjectives du bien-être

Définition et l’intérêt de la mesure du bien-être objectif

La mesure objective du bien-être représente « l’évaluation de la situation d’une personne à partir de critères objectifs sur, par exemple, les conditions de vie matérielles, le niveau d’éducation, l’insécurité économique et physique » 1 On a déjà évoqué le fait que le « bien-être » est une notion complexe. Sa définition est différente d’un économiste à l’autre, mais elle fait généralement intervenir les concepts de prospérité, de santé et de bonheur. Toutefois, il est apparu nécessaire d’avoir une mesure aussi simple, précise et compréhensive pour le grand public. Le bien-être objectif est expliqué à travers l’accroissement des potentialités y compris la capacité des personnes à disposer de plusieurs formes de capital (physique, humain, et social) : revenu, emploi, terre, droits de propriété, réseaux, interactions sociales2 .

Il s’agit essentiellement d’élaborer une mesure qui va permettre une comparaison dans le temps et dans l’espace, le but de cette mesure est de stimuler la réflexion sur les politiques publiques et de constituer un outil de débat et de questionnement permanent avec l’ensemble des citoyens. Les instruments de mesure du bien-être des sociétés ont évolué au cours du XXème siècle, d’une approche surtout économique à une approche « globale » : en d’autres termes, parler aujourd’hui de « bien-être » dans une société revient à prendre en compte une multitude de critères relatifs à l’épanouissement social d’une personne, non seulement économiques tels le logement, l’emploi, l’éducation, mais aussi les relations de couples qui rentrent dans différents indicateurs de bienêtre développés par des Etats ou par des organisations internationales3 .

La question sous-jacente à la mesure du bien-être est celle de la finalité de l’emploi de tels instruments. Pourquoi un Etat doit-il se soucier du bien-être de son peuple ? A cette question, l’on peut répondre par l’argument de l’Etat-providence, en avançant que les fonctions régaliennes ne sont pas les seuls objectifs souhaitables que doit remplir l’Etat pour sa société

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 Les indicateurs du bien-être objectifs

La construction d’un indicateur

Le concept d’indicateur a d’abord été utilisé dans un contexte purement scientifique (la recherche en sociologie). Il y désignait la traduction de concepts théoriques (abstraits) en variables observables, traduction indispensable pour soumettre les hypothèses scientifiques impliquant de tels concepts à la vérification empirique. Ainsi, un indicateur est donc une variable observable utilisée pour rendre compte d’une réalité non observable. Quant au terme d’indice, il désigne un indicateur synthétique construit en agrégeant d’autres indicateurs dits de base. La plupart des indicateurs utilisés dans le cadre des politiques publiques sont en réalité des indices : c’est le cas du PIB, de l’indice des prix à la consommation, des indices boursiers comme le DowJones et de l’indice de développement humain (IDH) du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD)1 .

Les indicateurs monétaires

Le Produit Intérieur Brut

Le PIB est la somme des valeurs ajoutées de toutes les entreprises (nationales ou internationales) situées sur le territoire. A ne pas confondre avec le PNB (produit national brut), qui comptabilise toutes les activités (biens et services) produits sur un territoire. Les économistes évaluent souvent le bien-être au moyen du PIB par habitant. Dans le cadre des comptes nationaux, cependant, il existe de meilleurs indicateurs du niveau de vie matériel que le PIB par habitant, même si la disponibilité et la fiabilité des données restreignent les possibilités de comparaisons internationales et inter temporelles.

L’un de ces indicateurs est le revenu national. Le PIB est un concept qui relève de la production mais, de par sa construction, il est égal au revenu total dégagé lors du processus de production. Une partie de ce revenu est versée aux non résidents, et les résidents perçoivent des revenus d’opérations de production réalisées dans d’autres pays. On peut corriger le PIB du « revenu net de l’extérieur » pour obtenir le revenu national brut, RNB, concept qui reflète mieux le bien-être des résidents d’un pays

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