NCIDENCE DE LA GRANULOMETRIE SUR LES FLUX ET LES COUTS D’EXPLOITATION

NCIDENCE DE LA GRANULOMETRIE SUR LES FLUX ET LES COUTS D’EXPLOITATION

Au chapitre 1, la structure d’acquisition et de traitement des données a permis d’obtenir des unités d’œuvres (heures, quantités d’explosifs, …) correspondant à des volumes traités et ce pour les opérations suivantes: Foration, minage, chargement, transport et concassage primaire. Pour le chargement, le transport et le concassage primaire dans un premier temps sur des plages de temps continues et dans un second temps sur un mode global tir par tir. Nous commencerons par calculer les coûts de production, les flux moyens, la valeur du stock en cours d’élaboration qui nous servirons de base pour l’analyse « économique » des données. Nous ferons un aparté pour un calcul de « flux instantané » qui nous permettra par la suite de travailler sur des données où l’organisation du cycle Chargement + Transport + Concassage primaire est très variable pour un même tir. La comparaison des tirs pour le sous-groupe Chargement + Transport + Concassage primaire, sera effectuée sur un diagramme Flux – Coûts – Fragmentation dont le principe a été proposé par Ricardo Chavez (Nitro-Bickford). La nécessité de « normaliser » le cycle de production sera ensuite montrée et une solution sera proposée pour cela. La méthode d’analyse choisie est un réseau de neurones, ce qui nous permettra d’extraire les informations essentielles contenues dans les données disponibles. Des commentaires seront alors énoncés pour proposer aux carriers des solutions pour optimiser leur organisation et leurs performances en fonction de la fragmentation.

CALCUL DES PARAMETRES ECONOMIQUES

La méthode de calcul des coûts de production est basée sur l’utilisation de coût unitaire par unité d’œuvre. Ces coûts unitaires sont en général calculés annuellement par les entreprises, ces données étant malheureusement considérées par les entreprises participantes au projet européen Blast-Control comme confidentielles. Aussi nous avons dû utiliser des coûts de production approximatifs, probablement surestimés mais globalement assez proches dans leur proportionnalité. La table des coûts unitaires est présentée en annexe. On voit bien apparaître un biais dans ce calcul. En effet, si, par exemple, on travaille avec un échelon de transport dépareillé, comment « additionner » les heures de chaque type de camion ? Nous nous intéresserons donc, de manière prépondérante, au flux de chargement, à charge pour nous de décrire le plus précisément possible l’organisation du cycle Chargement + Transport + Concassage primaire. Cela, par ailleurs, nous permettra de comprendre son influence sur les rendements de production. Si l’on prend l’exemple de la carrière ALZO, celle ci génère environ 30 % de 0-31,5 mm pour lesquels elle ne peut trouver de débouché commercial. C’est donc une perte d’exploitation importante car il faut bien transporter, stocker … ces matériaux. Mais c’est aussi une perte très significative dans le sens de la gestion de la ressource, qu’une portion du gisement, rare dans le cas présent, soit irrémédiablement perdue. On ne peut donc pas raisonner uniquement en terme de coût de production pour qualifier les performances économiques. Une augmentation des coûts, si elle entraîne une diminution des quantités de stériles produits peut s’avérer tout à fait bénéfique à long terme sur la valorisation du gisement. Il est donc important, tout au long du cycle de production, de quantifier les coûts mais aussi la qualité de la valorisation du gisement.

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Dans le cas de la carrière ALZO, fournisseur pour la production de chaux, le fuseau granulométrique d’entrée dans les fours est 31,5-100 mm. Le 0-31,5 mm est le stérile, le > 100m est utilisé pour la production de granulat. On peut donc considérer que la taille d’un fragment détermine sa valeur. Dans le cas d’un problème minier, on utiliserait plutôt la teneur en minerai. Chaque transformation du matériau va permettre de déterminer un gain plus ou moins important dans la valorisation du gisement. Pour une carrière de ce type on peut considérer quatre états du matériau : le gisement en place; le matériau après abattage à l’explosif; le matériau trié, chargé dans le tombereau et transporté jusqu’au concasseur primaire; le matériau concassé et trié en trois catégories, 0-31,5 + 31,5-100 + 100-400 mm. Dans la mesure où notre approche est tir par tir, nous devrions déterminer quatre valeurs du matériau en cours de traitement pour chaque tir. Pour simplifier la démarche nous allons considérer la valeur du stock avant et après chaque sous-groupe d’opération.

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