PLANNING D’EXECUTION

PLANNING D’EXECUTION

Le présent planning d’exécution des travaux a été établi en fonction des différentes tâches contenues dans le devis descriptif précédent. Il ne prend en compte que des grands travaux et n’est donc qu’un planning prévisionnel général. Néanmoins, il nous permet d’évaluer la durée globale d’exécution du programme immobilier, de l’installation du chantier à son repli. Pour l’établissement du planning, nous avons utilisé le « Microsoft Project », un logiciel capable de donner avec précision le délai d’exécution de travaux, en définissant les paramètres de base tels que le début et la fin des travaux, la durée des travaux pour chaque tâche, etc. En considérant le planning d’approvisionnement de chantier, le planning d’utilisation du personnel, le planning d’utilisation du matériel et du rendement des équipes de l’entreprise, nous pouvons établir le planning d’exécution des travaux.  Figure 47. Planning d’exécution du projet. Conclusion partielle Le planning d’exécution détermine non seulement le délai contractuel d’exécution, mais aussi l’organisation de la phase de construction dès l’installation du chantier jusqu’au repli. Il est essentiel que l’ingénieur des travaux sache gérer ses ressources afin de respecter le planning. Ce dernier ne peut être interrompu qu’en cas de résiliation du contrat ou en cas d’aléas de chantier. 

Concept de développement durable et évaluation environnementale

Avant les années 1960, personne ne portait intérêt à la protection de l’environnement. Les débats sur les projets étaient concentrés sur l’aspect économique et technique. La préoccupation était la croissance économique. À partir des années 1960, cette croissance économique a malheureusement été accompagnée de catastrophes environnementales et sociales. Le monde capitaliste était touché par des problèmes environnementaux comme le naufrage du pétrolier Torrey Canyon. En 1986 le monde socialiste est quant à lui touché par l’incident de la centrale nucléaire de Tchernobyl. Ces catastrophes alarment la population mondiale et font apparaitre une prise de conscience pour la protection de l’environnement. Le concept de développement durable résulte de cette prise de conscience. Le développement durable se définit comme « un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre à leurs propres besoins ». L’objectif du développement durable est de concilier l’aspect économique, social et environnemental. Un développement est dit durable s’il est économiquement efficace, socialement équitable et écologiquement soutenable. L’évaluation environnementale est un outil pour intégrer l’aspect environnemental et social dans une politique, un programme, un plan ou un projet. L’évaluation permet : – de connaitre le milieu récepteur du projet : – d’identifier et d’évaluer les impacts ; – d’établir un plan de gestion environnementale du projet. Il y a différents types d’évaluation environnementale : la mise en conformité, l’étude d’impact environnemental, l’audit environnemental, ou l’évaluation environnementale stratégique.

Contexte règlementaire malgache

Suite à la ratification de l’État malgache de diverses Conventions internationales, l’environnement consiste une des préoccupations prioritaires de l’État. De facto, des lois et des décrets ont été promulgués pour la protection de l’environnement.  – La charte de l’Environnement malagasy C’est la loi n°2015-003 du 19 février 2015. Cette loi porte sur l’actualisation de la loi n°033 du 21 décembre 1990 modifiée par les lois n°97-012 du 06 juin 1997 et n°2004-015 du 19 août 2004. Cette loi dicte la politique environnementale de la République de Madagascar. L’article 3 annonce la mise en priorité de la protection de l’environnement. – Le décret de la mise en compatibilité des investissements avec l’environnement (MECIE) C’est le décret n° 99-954 du 15 décembre 1999 modifié par le décret n° 2004-167 du 03 février 2004 relatif à la mise en compatibilité des investissements avec l’environnement. En son article 3, le décret stipule que « les projets d’investissements publics ou privés, qu’ils soient soumis ou non à autorisation ou à approbation d’une autorité administrative, ou qu’ils soient susceptibles de porter atteinte à l’environnement, doivent faire l’objet d’une étude d’impact ». Selon le projet, l’étude peut prendre la forme d’une étude d’impact environnemental (EIE) ou d’un Programme d’Engagement Environnemental (PREE). Les critères de choix se portent sur la nature technique, l’ampleur du projet et le milieu récepteur en question. Ces critères sont énoncés dans les articles 4 et 5 du décret. Les projets obligatoirement soumis à l’étude d’impact environnemental sont cités dans l’annexe 1 du décret MECIE. L’Office National de l’Environnement (ONE), sur délégation permanente du ministère chargé de l’environnement, a le pouvoir d’approuver l’implantation d’un projet en accordant un permis environnemental à des projets soumis à une EIE. Selon la démarche prescrite par l’Office National de l’Environnement (ONE), un rapport d’étude d’impact environnemental contient la certification juridique du terrain d’intervention, le contexte de l’EIE, le contexte du projet, la description du projet, la description milieu récepteur, la description des variantes du projet, l’analyse des impacts du projet, et la surveillance-suivi et post-fermeture. Puisque le contexte du projet et la description du projet ont été déjà abordés, cette sous partie abordera les autres composants restants.

Description du milieu récepteur du projet

L’aire de l’étude

La zone d’étude se trouve à la latitude 18°53’14.3″ Sud et à la longitude 47°31’23.2″ Est. Le site de construction a une superficie de 750 m². La zone d’étude influencée contenant les Mémoire de fin d’études BTP _ Ingéniorat RAKOTOSON Anthony – Promotion 2016 Page 163 réseaux hydriques, la qualité de l’air, le bruit et la composante sociale et économique se trouve sur la Figure 1. 

Milieu physique

Les composantes du milieu physique sont abordées brièvement – Climatologie Antananarivo a connu une température moyenne entre 19.3°C et 19.9°C. Elle connait une précipitation moyenne annuelle de 1 365,3 mm avec une période sèche de mai à septembre, soit 4,5mois. Les vents sont d’origine Est à Sud / Sud-est. On constate des périodes venteuses annuelles à 58% en durée cumulée. – Géomorphologie Comme abordé dans la première partie, la région d’Antananarivo se situe sur les Hautes Terres avec un relief accidenté. Le relief est composé de vallées profondes, des larges plaines, des collines, etc. Le site du projet se trouve sur la plaine de Betsimisaraka à une altitude générale de 1 200m. – Géologie Les formations géologiques dominantes dans la région sont les migmatites, gneiss et granite d’anatexie. Le site se trouve sur une plaine est caractérisé par la domination des argiles pouvant atteindre une quinzaine de mètres. – Pédologie La région est dominée par des :  sols alluviaux avec une couleur brune dans les cuvettes ou les lits d’eau ;  sols argileux ;  sols ferratiques. – Hydrologie et hydrogéologie La région a un réseau hydrographique dense et bien réparti. Quant au site du projet, le sol se caractérise par une nappe d’eau souterraine en profondeur. En période de crue, la nappe se met en charge sous les argiles supérieures. 

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