Profil hormonal et comportements des femelles dromadaires pendant le cycle œstral

Profil hormonal et comportements des femelles dromadaires pendant le cycle œstral

GENERALITES SUR LES CAMELIDES

L’ancêtre du genre Camelus est apparu il y a 50 millions d’années. Du grec dromas, qui signifie « coureur », les dromadaires existaient dans la corne de l’Afrique pendant la préhistoire il y a 2 à 3 millions d’années. Les dents retrouvées en Éthiopie ainsi que les peintures en Somalie et à Djibouti confirment cette hypothèse. La domestication du dromadaire a probablement eu lieu dans le sud de la péninsule arabique vers 2000 ou 3000 avant J.-C. (Epstein, 1971). La taille du dromadaire va de 220 cm jusqu’à 250 cm au garrot pour les plus grands. Son poids varie entre 400 et 1 100 kg selon les races. C’est un herbivore qui a une espérance de vie moyenne de 25 ans.

CLASSIFICATION

Le dromadaire et Le chameau domestique appartiennent au même genre biologique Camelus. Certains les considèrent plus comme deux variétés régionales. En effet, le dromadaire est un habitant des déserts (Sahara, péninsule Arabique) alors que le chameau se retrouve plus en zone froide comme la Mongolie. Mukasa- Mugerwa (1985) a dressé l’arbre zoologique des camélidés en se basant sur les travaux de Leese (1927), Cauvet (1925) et Curasson (1925). La figure1 illustre cette classification. Classe Mammifères Sous –classe Ordre Sous- ordre Groupe Famille Placentaires Artiodactyles Ruminants Tylopodes Camélidés Genres Lama Camelus Espèces I – L. glama (Lama) 2- L. pacos (types alpaga) (i) Suri (ii) (ii)Huacaya 3- L. guanicoe (guanaco) 1- C. dromedarius (dromadaire) 2- C. bactrianus (Bactrien) 4 – L. vicugna ou Vicugna Vicugna (vigogne) Figure 1: Classification des camélidés (Mukasa Mugerwa, 1985)

REPARTITION GEOGRAPHIQUE

L’aire géographique de distribution du dromadaire est la région tropicale et subtropicale de l’’Afrique et de l’Asie où le climat va de semi-aride à subhumide. La population cameline mondiale a été estimée à 20 millions de têtes (FAO, 1996). L’Afrique possède 80% de cet effectif. Les camelins ont été répertoriés dans plus de 35 pays dont 18 sont originaires d’Afrique (Faye, 1997) (Figure 2). Figure 2: Répartition géographique du dromadaire (CIRAD, 2002) En Asie le froid limite sa zone d’extension au 52 e degré de latitude Nord. En plus des pays cités (tableau I), on les retrouve en Syrie, en Irak, en Afghanistan et en URSS. En Afrique de l’Est et Afrique Centrale, les pays d’élevage des dromadaires sont : l’Ethiopie, le Soudan, la Somalie, le Djibouti, le Tchad, l’Ile de Zanzibar en Tanzanie. En Afrique de l’Ouest les dromadaires sont rencontrés dans la bande sahélienne de la Mauritanie, le Mali, le Sénégal, le Burkina Faso, le Niger, le Nigéria. En Australie, on les retrouve dans la partie centrale du pays. Le tableau I donne l’effectif par pays des camélidés

RACES DE DROMADAIRE

En Afrique

En Afrique, il existe deux principales souches de races de dromadaires. Mais il existe de nombreux croisements issus de ses deux races. Certains caractères anatomo- physiologiques varient selon les races (production de lait, production de viande, performance au travail, format, allures, aptitudes). Les deux souches de races de dromadaires, à caractères bien distincts, décrites par Faye (1997) sont : la race asiatique à laquelle appartient le dromadaire d’Asie vit aussi en Afrique du nord, et au nord du Sahara ; la race africaine à laquelle appartient le dromadaire d’Afrique vit au sud du Sahara. Cette race africaine ou « soudani » se distingue par les caractéristiques suivantes : une tête plus allongée et moins haute ; une dentition avec deux prémolaires plus longues, des prémolaires caniniformes et isolés ; des membres plus longs et plus fins; un garrot longitudinal, quelques fois incliné légèrement vers l’arrière ; un cou attaché très haut ; une bosse rejetée vers l’arrière et moins volumineuse. A l’intérieur de ces deux souches, il existe plusieurs sous races dont les caractéristiques morphologiques sont peu perceptibles. Il faudrait une recherche spéciale de caractérisation pour parfaire la description phénotypique de ces différentes sous races. Il existe une classification en sous races selon leur distribution dans l’aire géographique ou des tribus qui les élèvent décrite par Boué (1948) qui est la suivante :

Le dromadaire de l’Asin (nom haoussa de l’Aïr)

Elevé par les tribus touaregs de l’ouest et du nord d’Agadez, il est haut sur pattes, un dessus bien fait, une poitrine ogivale et profonde. Les membres sont grêles, secs et puissants. La robe varie du fauve au pie-gris. Il est surtout utilisé pour la selle et le bat.

 Le dromadaire de l’Iforas

Détenus par les touareg Iforas du Mali, le dromadaire des Iforas a de hautes pattes, minces, élancées avec des poils plus longs aux épaules. La tête est petite, l’encolure et le poitrail sont longs, profonds et peu larges. Il est utilisé pour le bat.

Le dromadaire de l’Ajjers

Il est élevé par les touaregs du sud algérien. Il est d’origine asiatique croisé plusieurs fois avec le soudani. C’est un dromadaire de poils ras, de format moyen (poids 450 kg, taille 1,80 mètre). L’encolure est haute et dressée, la bosse très volumineuse, la croupe moins oblique que celle du soudani. Le pied est large et la robe est gris-fumé ou froment clair. Il produit peu de lait et de viande. Son utilisation est la selle et le bat.

 Le regueibi des maures

Très énergique, harmonieux avec plus de 2 mètres de taille au garrot, il est surtout élevé pour sa production laitière. C’est un animal à poils ras et une robe claire ou « café au lait ». L’encolure est longue incurvée en un large arc de cercle. Les membres sont longs, mais le squelette est fin et la peau fine. Il est destiné à la selle et à la production de lait. .4.1.5. Le dromadaire de l’Azawak Le dromadaire de l’Azawak est de grande taille. Sa robe est uniformément rousse ou blanche avec des yeux noirs. Il est élevé par les touaregs de la frontière entre le Mali et le Niger. Il est destiné pour la selle.

En Australie

Il a été utilisé de façon intensive dans la deuxième moitié du XIXe siècle. Les dromadaires ont été importés principalement du nord de l’Inde et du Pakistan pour répondre à la demande des moyens de productions (Musaka, 1985). Les chameaux ont été importés en Australie au milieu de 19 e siècle par des explorateurs qui avaient besoin d’un moyen de transport robuste pour cartographier les zones arides de l’intérieur du pays. Avec l’apparition des véhicules, le dromadaire a perdu l’essentiel de son rôle économique et au début du XXe siècle, environ 500 000 dromadaires ont été relâchés dans le désert. La population des dromadaires australiens est revenue à l’état sauvage. 

Table des matières

Introduction
Première partie
Synthese bibliographique
chapitre I : Généralités sur les camelidés
1. Historique
1. Classification
3. Répartition geographique
4. Races de dromadaire
4.1. En afrique
4.1.1. Dromadaire de l’asin (nom haoussa de l’aïr)
4.1.2. Dromadaire de l’Iforas
4.1.3. Dromadaire de l’Ajjers
4.1.4. Regueibi des maures
.4.1.5. Dromadaire de l’Azawak
4.2. En Australie
chapitre II: l’élevage des dromadaires au Mali
1. Effectif du cheptel camelin au Mali
2. Races de dromadaire au Mali
2.1. Dromadaire du fleuve ou regueïbi
2.2. Dromadaire du tibesti
2.3. Dromadaire de l’aïr ou touareg
2.4. Dromadaire de l’adrar des iforas
2.5. Dromadaire azawak
3. Systemes d’élevage au Mali
4. Exploitation du cheptel camelin au Mali
4.1 Gestion du troupeau
4.2 Productions camélines
4.2.1. Production de viande
4.2.2. Production laitière
4.2.3. Utilisation du dromadaire
4.3. Autres productions camelines
5. Commercialisation des dromadaires
6. Importance socio- culturelle du dromadaire au Mali
chapitre III : rappel des particularites anatomo- physiologiques
1. Anatomie de l’exterieur du chameau
2. Appareil digestif
3. Appareil respiratoire
5. Appareil urinaire
6. Appareil genital femelle
7. Particularités physiologiques
7.1. Adaptation à la chaleur
7.2. Adaptation à la sécheresse
7.2. Adaptation à la sous-alimentation
chapitreIV : Réproduction chez le dromadaire
1. Puberte et maturite sexuelles
2. Cycle folliculaire
3. Hormones du cycle sexuel
3.1. Hormones gonadotropes (les glycoprotéines : hormone lutéinisante et hormone folliculostimulante)
3.2. Stéroïdes sexuels (œstradiol et progestérone)
4. Controle du cycle hormonal
4.1. Rétrocontrôle négatif
4.2. Rétrocontrôle positif
4.3. Rétrocontrôle négatif.
5. Chaleurs
5.1. Œstrus et sa variabilité saisonnière
5.2. Signes extérieurs de l’œstrus
6. Accouplement
7. Gestation
8. Parturition
Deuxième partie : étude experimentale
chapitre I : matériel et méthodes
1 presentation de la zone : le cercle de niono
1.1. Localisation géographique
1.2. Population
2. Présentation de la structure d’accueil : Institut d’Economie Rurale
2.1 Généralités sur l’Institut d’Economie Rurale
2.2. Centre Régionale de Recherche Agronomique de Niono
2.2.1. Organigramme
2.2.2. Station de Recherche Agronomique de Niono
2.2.3. ranch
2.3. Programme bovin
3. Matériel
3.1. Matériel animal
3.2. Matériel bureautique et de prélèvement
4. Méthode
4.1. Gestion du troupeau
4.1.1. Conduite du troupeau
4.1.2. Traitements zoo sanitaire
4.2. Prélèvement et traitement du sang
4.2.1. Prélèvement de sang
4.2.2. Traitement de sang
4.2.3. Conservation
4.3. Analyse sérologique
4.3.3. Interprétation du test
4.3.4. Traitements des données
5. Etude du comportement
chapitre II : Résultats et discussion
I. Résultats
1.1. Durée du cycle œstral
1.2. Profil hormonal
1.2.1. L’hormone folliculostimulante (Folliculine Stimuline Hormone : F.S.H.)
1.2.2. L’hormone lutéinisante (Luteine Hormone : L.H.)
1.2.3. Œstrogènes
1.2.4. Progestérone
1.3. Récapitulatif des profils hormonaux et de la durée du cycle œstral
1.4. Etude comportementale
1.5. Modifications physiologiques
II. Discussion
2.1. Limites de l’étude
2.2. Durée du cycle œstral
2.3. Profil hormonal
2.3.1 Hormone folliculostimilante (Follicle Stimulating Hormone: F.S.H.)
2.3.2. Hormone lutéinisante (Luteinizing Hormone : L.H.)
2.3.3. Œstrogènes
2.3.4. Progestérone
2.4. Etudes comportementales
2.4.1. Etat général
2.4.2. Alimentation
2.4.3. Recherche du mâle
2.4.4. Chevauchement et acceptation du chevauchement
2.5. Modifications physiologiques
2.5.1. Etat de la vulve
2.5.2. Sécrétions vulvaires
2.5.3. Sécrétions cutanées
2.5.4. Sécrétions salivaires
2.5.5. Urine
2.5.6. Respiration
Conclusion

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