Propositions de solutions et stratégies adoptées par l’Etat

Cours propositions de solutions et stratégies adoptées par l’Etat, tutoriel & guide de travaux pratiques en pdf.

Section B : améliorer le rendement des usines

A cause de la baisse des rendements des usines, Madagascar est obligé d’importer des sucres étrangers pour satisfaire le besoin local.
Des stratégies d’amélioration de rendement des complexes sucriers malgaches s’avèrent alors nécessaire pour diminuer l’importation sucrière. Les solutions adoptées devraient être les suivantes
• l’établissement d’audits financiers pour détecter les problèmes financiers auxquels les industries sucrières malgaches sont confrontées. Parmi les problèmes détectés se trouve l’importance des charges sociales des industries sucrières. Pour ne parler que de l’industrie SIRAMA, cette dernière a pendant longtemps dépensé des charges sociales pour son personnel : charges scolaires, frais d’hospitalisation etc. ce qui a causé des conséquences lourdes pour le budget de la société si bien que quelques années après, elle n’arriva plus à faire face à ses dettes. En effet le coût occasionné par ces charges est plus élevé alors que la recette de l’usine est faible.
La seule solution est d’alors d’exclure ces charges dans le budget des usines sucrières pour relancer la productivité. En revanche, l’Etat malgache prendra en charge les situations sociales de ces ouvriers dans ces deux industries publiques.
• Améliorer les matériels et les inputs nécessaires à la productivité des usines. En effet, la vétusté des machines et du système d’irrigation (actuellement la plupart des tuyaux d’irrigation sont bouchés) contribue fortement à la baisse de rendement de l’usine. L’Etat malgache devrait donc importer des machines s’il désire encore maintenir cette usine en tant qu’entreprise publique. Notons qu’actuellement l’Etat malgache a un projet de doter cette filière d’un investissement de l’ordre de 160.000.000 Euros. Ceci marque déjà un pas pour la promotion de cette filière qui est actuellement au bord du gouffre. Si l’Etat tient sa promesse, les usines sucrières malgaches auront leur place parmi les autres industries agroalimentaires existantes.
• Procéder à la privatisation de la SIRAMA et de la SIRANALA. Notons qu’actuellement, l’Etat n’a pas eu l’intention de privatiser les deux industries. Or, au cas où l’Etat n’arrive pas à redresser ces deux industries malgré les stratégies adoptées, il vaudrait mieux faire la privatisation. En effet, seul le transfert de ces usines entre les mains d’entités privées permettrait de développer cette filière.
• Si le système bancaire malgache (BNI, BOA, BFV), le secteur pétrolier arrivent à s’épanouir actuellement, c’est grâce à la privatisation. Les industries sucrières malgaches qui sont des entreprises publiques devraient poursuivre cette voie pour espérer obtenir un rendement élevé car ce secteur sont actuellement confrontées à des problèmes de baisse de rendement.
• Utilisation de la plante appelée vétiver. Cette plante est venue de l’Inde, ses racines très odorantes servent à préserver la canne à sucre de l’atteinte des insectes qui mangent les feuilles de la canne à sucre. Il est conseillé de cultiver cette plante sur les bordures des champs de plantation. De plus le vétiver a d’autres rôles :
– il permet de conserver l’humidité nécessaire à la culture car ses profondes racines favorisent l’infiltration des eaux de pluies et préviennent le ruissellement, selon la nature de la pente le ruissellement se voit réduit de 40% à 70 %.
– Sert de brise vent en protégeant les cultures de canne à sucre
– Protège la fertilité du sol. Ce qui veut dire que on peut espérer un rendement positif en pratiquant la culture du vétiver sur les champs de canne à sucre.

Section C : Améliorer le niveau de vie des consommateurs

On sait que depuis 1998 à 2006, la demande en matière de sucre a enregistré une instabilité. En effet de 1998 à 2003, la demande a chuté puis de 2003 à 2006 elle commence à augmenter.
On sait que le sucre est un produit de première nécessité pour la population malgache.
Ainsi, pour éviter cette instabilité, les solutions suivantes sont préconisées : D’abord, le revenu des ménages doit être proportionnel à l’inflation. Chaque année, l’Etat devrait procéder à l’augmentation des revenus et cette augmentation tiendra compte de l’indice de prix. L’objectif est d’élargir la demande des ménages sinon la dépense se limitera à la consommation du riz qui est évidemment l’élément de base.
Ensuite, l’Etat devrait assurer la distribution équitable du revenu. Certes certains moyens sont adoptés pour l’amélioration des revenus des ménages dont l’établissement de l’impôt progressif qui donne une exonération pour les individus à bas revenus. Ceci marque déjà un pas vers la redistribution. Mais jusqu’à maintenant cette redistribution n’est pas encore parfaite. En effet, lorsque l’Etat procède à l’augmentation des salaires, un taux unique est appliqué. Or, pour assurer une redistribution efficace des revenus, il faut appliquer des taux multiples. Par exemple pour un revenu de 200000 FMG, le taux d’augmentation devrait être de 20%. Ce taux diminuera au fur et à mesure que les tranches de revenu sont importantes. Ainsi pour un revenu de 400000 FMG, le taux d’augmentation devrait être de 10%.
En outre, l’Etat devrait reformer les programmes de création d’emploi. En effet, la plupart des couches les plus démunies sont sans emploi. Or on sait bien que relancer la demande globale provenant de ces couches est difficile lorsqu’elles sont confrontées au chômage. Les moyens utilisés seraient :
• Le système de Haute Intensité de Main d’œuvre (HIMO) qui devrait être renforcé. Le système d’HIMO est capable d’employer une centaine de personnes dans un village donné. Si ce système se ramifie dans tout Madagascar, les ménages les plus démunis auraient une rentrée de revenu supplémentaires ce qui va améliorer leur niveau de vie. Donc, on espérerait une hausse de la demande dans les produits de première nécessité. La consommation de sucre augmenterait car il ne faut pas oublier que c’est surtout dans les couches les plus démunies que la consommation en thé et café est appréciée.
• Introduire dans le programme de création d’emploi la formation des paysans, des chômeurs dans l’acquisition de l’esprit managérial. Cet esprit assurerait la pérennité des activités créées une fois que les chômeurs et paysans possèdent leur propre activité génératrice de revenu.
Bref, la hausse de revenu proportionnel à l’inflation, une distribution efficace des revenus des ménages et la création d’emploi relanceront la demande globale des ménages si bien qu’on peut éviter le problème d’instabilité de la demande en matière de sucre.

Section D : Rendre la filière compétitive

Renforcer la barrière douanière

Le renforcement de la barrière douanière est la solution provisoire qu’on devrait adopter pour protéger l’industrie sucrière. En fait, le taux actuel ne suffit pas vraiment à diminuer l’entrée du sucre étranger, il faudrait augmenter de 30% le taux actuel.
Cette mesure sera appliquée provisoirement car il faut évidemment trouver d’autres moyens pérennes afin de rendre cette filière plus compétitive.

Minimiser le coût de fabrication pour adopter une stratégie de prix

La concurrence est utile pour l’industrie locale malgache. Les adversaires utilisent une stratégie de prix pour conquérir le marché malgache.
Alors pour que l’industrie sucrière supporte la concurrence, elle devrait utiliser des matériels modernes. Le but est d’appliquer l’économie d’échelle. En effet, lorsque les machines sont modernisées, la productivité augmentera et le coût de fabrication diminuera. Le but consiste alors à produire une quantité importante de produit sucrier qui sera vendue à un prix moins cher. L’augmentation de volume de production compensera le prix moins cher du produit fini si bien que l’industrie locale sucrière ne subira pas de pertes.
Notons que cette stratégie est utilisée par les pays ayant les huit premiers rangs en matière de production de sucre à savoir : le Brésil, l’Union Européenne, la Thaïlande et l’Inde.

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