Rappel de fonctionnement physique d’une cellule photovoltaïque

Les cellules photovoltaïques (PV) ouvrent la possibilité de produire de l’électricité directement à partir du rayonnement solaire, sans nécessiter ni pièces mobiles, ni production de chaleur et sans entraîner de pollution atmosphérique, locale ou globale. L’évolution technologique a été importante depuis les premières photopiles qui, en raison de leur coût très élevé et de leur faible rendement, étaient principalement destinées à des applications très spécifiques telles que l’alimentation énergétique des satellites. Les programmes initiés dans de nombreux pays à la suite des chocs pétroliers pour améliorer la productivité des cellules et diminuer leur coût, ont permis une progression sensible des performances ; le prix moyen des cellules qui dépassait 100 $/Wc au début des années 1970, a ainsi été ramené autour de 5 $/Wc à la fin des années 1980. La production industrielle qui était limitée à quelques dizaines de kWc au début des années 1970, a été multipliée par un facteur mille en l’espace d’une dizaine d’années pour atteindre 10 MWc en 1982, puis 100 MWc en 1997.

La diffusion des cellules PV s’étend aujourd’hui au delà des marchés niches initiaux sur des applications spécifiques, en particulier, les télécommunications dans les pays industrialisés ou l’électrification des populations rurales isolées, dans les pays en développement. Si des applications nécessitent des mécanismes d’incitation appropriés, le PV représente d’ores et déjà, la technologie de référence sur certains segments de marché. La possibilité pour l’énergie PV de figurer un jour parmi les technologies de production d’électricité et de contribuer significativement à l’approvisionnement énergétique reste toutefois encore incertaine. L’intermittence et la faible concentration de la ressource constituent des contraintes techniques fortes pour une intégration au système électrique. Mais surtout, la progression des performances est encore insuffisante pour assurer la compétitivité du PV avec les technologies existantes de production d’électricité. Pour pénétrer sur le créneau des applications raccordées au réseau, la dynamique de progression des rendements et de décroissance des coûts doit se poursuivre. Or, il n’est pas certain que les marges de progression résiduelles sur la trajectoire technologique aujourd’hui dominante soient compatibles avec la nécessaire réduction du coût de l’électricité PV.

Plusieurs technologies sont en compétition pour la production de cellules PV, mais le silicium cristallin est la technologie dominante. Sa proximité technologique avec l’industrie des composants électroniques lui a permis de s’imposer rapidement en profitant de la base de connaissance acquise par cette dernière, puis du processus d’apprentissage occasionné par l’élargissement de la diffusion du PV. Aujourd’hui le silicium cristallin est la technologie qui présente les meilleures performances mais elle dépend de procédés industriels mal adaptés à la production à grande échelle et à faibles coûts, indispensables pour pénétrer sur les marchés énergétiques.

Historique de la cellule photovoltaïque : 

En effet le mot  » photovoltaïque  » vient de mot grec  » photo  » qui signifie lumière et de  » voltaïque » qui tire son origine du nom d’un physicien italien « Alessandro volta » (1754 -1827) qui a beaucoup contribué à la découverte de l’électricité, alors le photovoltaïque signifie littérairement la « lumière électricité ».
1839 : Le physicien français « Edmond Beckerel » découvre l’effet photovoltaïque.
1875 :« Werner Von Siemens» expose devant l’Académie des sciences de Berlin un article sur l’effet photovoltaïque dans les semi conducteurs.
1887 : « Heinrich Rudolph Hertz» présenta pour la première fois l’effet photoélectrique dans un article de la revue scientifique « Annalen der Physik ».
On appelle effet photoélectrique l’émission des électrons par un matériau soumis à un éclairement ou à un rayonnement électromagnétique d’intensité propre au matériau. Mais jusqu’a la seconde guerre mondiale, le phénomène reste encore une découverte anecdotique.

1954 : Les chercheurs américains « Gerald Pearson », « Darry Chapin » et « Calvin Fuller » fabriquent une cellule Photovoltaïque en silicium.
1958 : une cellule avec un rendement de 9% est mise au point les premiers satellites alimentés par des cellules solaires sont envoyés dans l’espace.
1973 : La première maison alimentée par des cellules photovoltaïques est construite à l’université de Delaware.

1983 : La première voiture alimentée en énergie photovoltaïque parcourt une distance de 4000 Km en Australie.
2013 : « Lem » et « Heweliusz « , les premiers nano-satellites polonais de la constellation BRITE, Décolleront.

Rayonnement solaire : 

La distance de la terre au soleil est environ 150 million de kilomètres et la vitesse de la lumière est d’un peu plus de 300000 km/h, les rayons du soleil mettent donc environ 8 minutes à nous parvenir. La constante solaire est la densité d’énergie solaire qui atteint la frontière externe de l’atmosphère faisant face au soleil. Sa valeur est communément prise égale à 1360W/m . Au niveau du sol, la densité d’énergie solaire est réduit à 1000 W/ m² à cause de l’absorption dans l’atmosphère. Albert Einstein à découvert en travaillant sur l’effet hotoélectrique que la lumière n’avait pas qu’un caractère ondulatoire, mais que son énergie est portée par des particules, les photons. L’énergie d’un photon étant donnée par la relation : Eph = hv=hc/ 𝛌

Avec :
h : Constante de Planck (J.s).
v : Fréquence(s⁻¹).
c : Vitesse de la lumière dans le vide (m.s).
𝛌 : Longueur d’onde (m).

Ainsi, plus la longueur d’onde est courte, plus l’énergie du photon est grande.

Une façon commode d’exprimer cette énergie est : Eph = 1.26/𝛌

Le rayonnement du soleil parvenant à la surface de la terre se compose de l’infrarouge qui procure de la chaleur, le visible qui est nécessaire a la croissance des plantes et des animaux, l’ultraviolet qui brunit la peau et tue les bactéries. Le spectre du soleil s’étend de 200 nm à 3000 nm . [8] L’énergie associe à ce rayonnement solaire se décompose approximativement comme suit:
• 9 % dans la bande des ultraviolets (< à 0.4 μm).
• 47 % dans la bande visibles (0.4 à 0.8 μm).
• 44 % dans la bande des infrarouges (> à 0.8 μm).

Les photopiles se différencient par leur sensibilité spectrale, ou capacité à convertir certaines longueurs d’onde. Au cours de ces dix derniers années ce spectre à été homologués par l’organisation international de standardisation (ISO 9845-1 :1992) et la société américaine de test et de matériaux (ASTM E 892-87 :1992) ont fixées le flux de standardisation à 1000 W/m².

Table des matières

Introduction générale
Chapitre I: Rappel de fonctionnement physique d’une cellule photovoltaïque
I.1 /Introduction
I.2/Historique de la cellule photovoltaïque
I.3/ Rayonnement solaire
I.3.1/ Inclinaison de la terre
I.3.2/Inclinaison du module par rapport au soleil
I.3.3/ Masse d’air
I.4/La cellule photovoltaïque
I.4.1/définition
I.4.2/ Principe de fonctionnement d’une cellule
I.4.2.1/Les matériaux semi-conducteurs
I.4.2.1.1/Les semi-conducteurs intrinsèques
I.4.2.1.2/Les semi-conducteurs extrinsèques
I.4.2.2/ La jonction PN
I.4.3/L’effet photovoltaïque
I.4.3.1/Définition
I.4.3.2/Principe de la conversion photoélectrique
I.4.4/Caractéristiques électriques d’une cellule photovoltaïque
I.4.4.1/ Circuit électrique idéal
I. 4.4.2/ Schéma équivalent d’une cellule
I.4.4.3/Schéma bloc d’une cellule PV
I.4.4.4/Paramètres essentiels caractérisant une cellule PV
I.4.4.4.1/La courbe courant-tension d’une cellule PV
I. 4.4.4.2/Courant de court-circuit (Icc)
I.4.4.4.3/Tension de circuit ouvert(Vco)
I.4.4.4.4/La puissance caractéristique d’une cellule PV
I.4.4.4.5/La puissance max
I.4.4.4.6/Facteur de forme
I.4.4.4.7/Rendement de conversion d’énergie
I. 4.4.4.8/Réponse spectrale
I.5/Conclusion
Chapitre II : Etude de nouvelle structure de cellule photovoltaïque
II.1/Introduction
II.2/Etat de l’art des cellules photovoltaïques
II.3/Les différentes filières photovoltaïques
II.3.1/ Le silicium
II.3.1.1/Le silicium monocristallin
II.3.1.2/Le silicium multicristallin
II. 3.1.3/Le silicium en ruban auto-supporté
II.3.1.4/Le silicium nanocristallin et amorphe
II.3.2/Cellules couche mince : les chalcogénures
II.3.2.1/ Matériaux à base de Tellure de Cadmium (CdTe)
II.3.2.2/Matériaux CIS, CIGS et voie « bon marché »
II. 3.3/Les cellules III-V multijonction
II.3.4/Les cellules nanocristallines à colorant ou cellules « de Graëtzel »
II. 3.5/Les cellules photovoltaïques organiques
II.4/Comparaison des différentes technologies des cellules PV
II.5/Structure d’une cellule photovoltaïque
II. 5.1/ L’émetteur et la base
II. 5.2/ La texturisation de la surface
II. 5.3/ Les contacts face avant et face arrière
II.5.4/ La couche antireflet
II. 5.5/BSF
II.5.6/ La passivation
II.6/Conclusion
Chapitre III: Simulation d’une cellule photovoltaïque
III.1/Introduction
III.2/ Logiciel de simulation PC1D
III.3/Aperçu du logiciel
III.4/ Le fonctionnement du PC1D
III.5/Structure simulée
III.6/Etude de la cellule photovoltaïque a base de Si
III.6.1/L’influence du dopage du substrat sur le rendement électrique
III.6.1.1/Graphe
III. 6.1.2/Interprétation du graphe
III. 6.2/ L’influence de l’épaisseur de l’émetteur sur le rendement électrique
III.6.2.1/Graphe
III. 6.2.2/Interprétation du graphe
III.7/Etude de la cellule photovoltaïque a base d’InP
III.7.1/L’influence du dopage du substrat sur le rendement électrique
III.7.1.1/Graphe
III. 7.1.2/Interprétation du graphe
III.7.2/ L’influence de l’épaisseur de l’émetteur sur le rendement électrique
III.7.2.1/Graphe
III. 7.2.2/Interprétation du graphe
III.8/Conclusion
Chapitre IV: Etude d’un panneau solaire
IV.1/Introduction
IV.2/De la cellule au panneau
IV. 2.1/La mise en série des cellules
IV. 2.2/La mise en parallèle des cellules
IV.2.3/Le module photovoltaïque
IV.2.4/Montages des modules photovoltaïques
IV. 2.4.1/Montage en série
IV. 2.4.2/Montage en parallèle
IV.2.5/Nombre de cellules par module
IV.3/Les panneaux
IV.3.1/Caractéristiques électriques d’un panneau photovoltaïque
IV.3.1.1/Tension de circuit ouvert(VCO)
IV. 3.1.2/Courant de court circuit(ICC)
IV. 3.1.3/Caractéristiques I=f(U)
IV. 3.1.4/Caractéristiques P=f(U)
IV.3.2/ Le châssis
IV. 3.3/Le câblage
IV.4/Protection d’un GPV
IV.5/Le stockage d’énergie
IV. 5.1/Choix de la technologie
IV. 5.1.1/Les principales caractéristiques des batteries
IV. 5.1.2/ Les différents types de batteries selon leur composition
IV.5.2/Tableau comparatif des différentes technologies
IV.6/Le régulateur de charge
IV. 6.1/ Technologie des régulateurs
IV. 6.1.1/ Régulateurs de type shunt
IV. 6.1.2/Régulateurs de type série
IV.6.1.3/Régulateurs PWM
IV. 6.1.4/Régulateurs MPPT
IV.7/Les convertisseurs
IV. 7.1/Les convertisseurs DC/DC (ou les hacheurs)
IV.7.2/Les onduleurs DC/AC
IV.7.2.1/L’onduleur central
IV. 7.2.2/Les onduleurs strings
IV. 7.2.3/Les onduleurs intégrés aux panneaux PV
IV.8/Techniques de poursuite du point de puissance maximale MPPT
IV.8.1/Introduction
IV. 8.2/Principe de MPPT
IV.9/Les systèmes photovoltaïques
IV. 9.1/ Les systèmes photovoltaïques avec stockage électrique
IV. 9.2/ Les systèmes à couplage direct sans batterie
IV.10/Secteurs d’application
IV.11/Conclusion
Chapitre V: Dimensionnement d’une station solaire
V.1/Introduction
V.2/Détermination des besoins de l’utilisateur(Etape1)
V.3/Energie solaire récupérable (Etape2)
V.3.1/Données d’ensoleillement
V.4/Dimensionnement du générateur solaire (Etape3)
V.5/ Définition de la capacité de la batterie(Etape4)
V.6/ Dimensionnement du régulateur (Etape5)
V.7/Choix des câbles (Etape6)
V.8/Principe de calcul
V. 8.1/Coefficient correctif (K)
V.8.2/Calcul de la puissance module requise
V.8.3/Calcul de la capacité de batterie requise
V.8.4/Calcul économique
V.9/Etude d’un cas (avec le logiciel PVsyst)
V.9/Avantages et inconvénients de l’énergie solaire
V. 9.1/Avantages
V.9.2/ Inconvénients
V.10/Conclusion
Conclusion générale

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