Tâches des soins dépendants (Dependent care tasks)

Il existe différentes catégories de tâches que l’agent de soins dépendant peut réaliser : Tâches liées à l’autre, tâches liées à la situation de soin et tâches liées au système de soin.

Tâches liées à l’autre

Selon Bottcher et al. (2014), l’inquiétude fait partie d’un des modes de comportements interchangeables classé sous le mode protecteur. Dans la catégorie « Tâches liées à l’autre », une des tâches spécifiques s’intitule « Connaître et prévoir les exigences d’auto-soin thérapeutiques de l’autre ». Dans le contexte de Fast track, cela signifie selon nous que les proches s’impliquent en démontrant un intérêt pour les exigences imposées par le programme. L’étude démontre que les proches s’inquiètent sur plusieurs aspects de la situation du patient surtout au niveau pratique, notamment sur le retour à domicile. Les proches se sentaient responsables d’assurer leur routine, à domicile, jusqu’à ce que leur état de santé soit stable. Dans l’article de Norlyk et al. (2012), il existe un désaccord entre les proches et les patients sur l’interprétation des recommandations données par les professionnels. Ces deux articles démontrent tous deux un intérêt quant aux exigences d’auto-soins thérapeutiques. Cependant, l’article de Bottcher et al. (2014) fait ressortir de l’inquiétude alors que celui de Norlyk et al., (2012) révèle une discordance entre proches et patients.

Une autre tâche spécifique « Répondre aux variations dans l’exercice de la capacité d’auto-soin de l’autre » peut être mise en lien avec le mode de substitution de l’article de Bottcher et al. (2014). Celle-ci signifie selon nous que si le patient se trouve dans l’incapacité de répondre à ses besoins, les proches sont censés être capables de l’identifier et d’agir. L’article démontre que les proches sont non seulement présents durant la phase périopératoire, mais assument également des responsabilités pour le bien-être des patients et se sentent responsables de les soutenir en compensant un éventuel manque de capacités. Ces derniers soutiennent et motivent le patient sur toute la durée du programme. Ces résultats, rejoignent l’article de Norlyk et al. (2011) qui développe un thème sur l’interaction avec les proches dans lequel, il est dit que les proches sont à la fois des substituts pour les participants lorsqu’ils manquent d’énergie et leurs mettent également de la pression s’ils ne font pas preuve de surveillance quant aux suivis des exigences. Il est également décrit dans l’article de Norlyk et al. (2012), que les proches assument la responsabilité pour certains aspects qu’ils jugent importants, tels qu’établir une routine familiale et fournir des aliments nourrissants. Grâce aux résultats de ces trois articles, il est démontré que les proches assument des responsabilités selon la capacité d’auto-soin du patient et font de preuve de surveillance quant à l’exécution de l’auto-soin.

Tâches liées à la situation de soin 

Une des tâches spécifiques de cette catégorie se nomme « Gestion et modification de l’environnement ». Dans ce contexte, cette tâche comprend selon notre interprétation, l’adaptation du proche à l’environnement du programme Fast-track et son niveau d’implication. Il est décrit dans l’étude de Bottcher et al. (2014) que les proches s’efforcent de s’adapter à l’unité de l’hôpital, essayent d’être en harmonie avec les exigences des professionnels de la santé afin d’être présents et ainsi pouvoir prévenir un sentiment de solitude chez le patient. Cependant, ces derniers souhaitent adapter les règles de l’hôpital notamment sur les heures de visite, jugées strictes. L’article de Norlyk et al. (2012) fait également référence à l’interaction du proche avec l’environnement. Contrairement à l’article précédent, les patients et ses proches se trouvent à domicile. En phase postopératoire, les proches tentent d’organiser un environnement sain qui tend à une guérison de qualité tout en respectant les exigences thérapeutiques, les besoins du patient et les conditions à la maison.

Tâches liées au système de soin 

Selon Bottcher et al. (2014), dans le mode de substitution, il est dit que les proches s’engagent à transmettre aux professionnels de la santé toute péjoration éventuelle de l’état de santé. Cet aspect peut être classé sous la tâche spécifique « Communiquer avec les soignants ». Un aspect supplémentaire à proposer dans le contexte de la communication avec les professionnels ressort dans l’article de Norlyk et al. (2012). Les proches sont considérés comme les bras tendus des professionnels, il est important pour ces derniers de maintenir les rendez-vous avec les professionnels afin qu’ils posent leurs questions et cela contribue à sentiment d’être considérés sérieusement.

Table des matières

1. INTRODUCTION
2. PROBLEMATIQUE
2.1 Exposé du sujet
2.2 Question de recherche PICOT
2.3 Définition des concepts
2.3.1 Programme Fast-track
2.3.2 Proches aidants
2.3.3 Réhabilitation
2.3.4 Vécu du patient (y inclus la perception)
2.4 Cadre de recherche : Modèle de l’auto-soin selon D. Orem
2.4.1 La personne
2.4.2 L’environnement
2.4.3 Santé
2.4.4 Soins
2.4.5 Concepts spécifiques de la théorie d’Orem
3.METHODOLOGIE/STRATEGIE DE RECHERCHE
3.1 Stratégie de recherche documentaire
3.2 Critères d’inclusion et d’exclusion
3.2.1 Critères d’inclusion
3.2.2 Critères d’exclusion
4. PRESENTATION DES RESULTATS
4.1 Présentation tabulaire des résultats
4.2 Analyse critique par article
Jorgensen & Fridlund (2016)
Specht ; Kjaersgaard-Andersen ; Kehlet ; Wedderkopp & Pedersen (2015)
Bottcher Berthelsen, Lindhardt & Frederiksen (2014)
Norlyk & Harder (2011)
Norlyk & Martinsen (2012)
Kjolhede ; Wodlin ; Nilsson ; Frederikson & Wijma (2012)
5. SYNTHÈSE DES RESULTATS
5.1 Tâches des soins dépendants (Dependent care tasks)
5.1.1 Tâches liées à l’autre
5.1.2 Tâches liées à la situation de soin
5.1.3 Tâches liées au système de soin
5.2 Capacité d’auto-soin (self-care agency power)
5.2.1 L’habileté à maintenir son attention et à exercer la vigilance requise en se respectant comme
agent d’auto-soin et en respectant les conditions internes et externes ainsi que les facteurs
significatifs entourant l’auto-soin.
5.2.2 L’habileté à prendre des décisions quant au soin de soi et à opérationnaliser ces décisions.
5.2.3 L’habilité à effectuer des opérations d’auto-soin de façon conforme, en les intégrant aux
aspects pertinents de sa vie personnelle, familiale et communautaire.
5.2.4 Un répertoire de compétences interpersonnelles, perceptuelles, cognitives, de communication
et de manipulation, adaptées à l’exécution des opérations d’auto-soin. 4
6. DISCUSSION
7. CONCLUSION

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