ANALYSE DES ECARTS ET CHOIX DES PHENOMENES

ANALYSE DES ECARTS ET CHOIX DES PHENOMENES

l’analyse des écarts entre les géométries permet l’identification de phénomènes de déformations physiques. S’ils sont nouveaux, l’utilisateur définit des signatures qui soient pertinentes (indépendantes et significatives) grâce à la propagation de l’incertitude de mesure considérée (réelle ou virtuelle). Ensuite, ces nouvelles signatures sont ajoutées dans la base d’analyse Mph intégrée à la maquette informatique. Lors d’analyses ultérieures, l’utilisateur activera alors celles qui sont associées aux écarts entre deux images géométriques ; Etape 3 : une fois leurs signatures activées, les phénomènes associés aux écarts des deux images géométriques sont dissociés par la méthode d’optimisation, ce qui permet la quantification de leur amplitude. Une vérification du respect de l’hypothèse de linéarité est effectuée en comparant les amplitudes par rapport à l’hypothèse des petits déplacements. Le cas échéant, l’optimisation est réitérée en effectuant une linéarisation locale du phénomène non-linéaire jusqu’à ce que son amplitude soit stable. Cela ne s’est jamais produit pour les phénomènes du croissant. Pour finir, l’analyse des écarts résiduels, c’est-à-dire des écarts initiaux ôtés de l’influence de chaque phénomène activé, permet de vérifier qu’il ne subsiste pas de phénomènes significatifs non identifiés jusqu’alors.  est néanmoins applicable à tout type de géométrie. En effet, seul les phénomènes de déformations sont spécifiques à la géométrie étudiée et l’étape 2 de la méthode doit être répétée pour toute nouvelle géométrie. Les phénomènes de petits déplacements d’un corps rigide (best-fit) sont, quant à eux, commun à toutes les géométries.

Cette interface (Figure III – 29) est utilisable pour tout type de géométrie et a pour objectif de faciliter l’analyse des écarts entre les deux images géométriques, avant et après optimisation. La visualisation se fait en trois dimensions, avec la possibilité d’effectuer des translations et rotations des points du croissant et de zoomer sur les endroits considérés comme stratégiques. L’amplification des écarts suivant les normales théoriques est possible via un facteur d’échelle. La reconnaissance des phénomènes de déformations est ainsi facilitée. L’interface a été cependant adaptée au croissant pour isoler chaque élément élémentaire (plans, cylindres et droite) et chaque section des cylindres, afin de mieux identifier les déformations locales. Ainsi, dans la Figure III – 29, seuls sont présents les points des cylindres extérieur et intérieur d’un croissant, mesurés après trempe huile. L’analyse des écarts entre l’image de la géométrie après trempe (avant optimisation) et la géométrie théorique révèle les phénomènes suivants :  Une première estimation quantitative de ces phénomènes est donnée par le biais d’une échelle de grandeur, dont les dimensions sont proportionnelles au facteur d’échelle choisi. Ces phénomènes étant significatifs, il conviendra de réfléchir à leur origine physique et d’intégrer leurs signatures à la base d’analyse pour une quantification plus précise. Si l’excentration est due à un défaut d’alignement des axes lors du perçage du cylindre intérieur, l’effet bombé et la dilatation des diamètres des cylindres proviennent probablement de la trempe.

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Les écarts entre les images géométriques sont amplifiés par un facteur d’échelle égal à 50. Les trois images des croissants de chaque nuance sont superposées, afin de juger de la répétabilité du processus de fabrication. Les phénomènes de déformations sont observés individuellement pour chacun des éléments simples des croissants. Les plans sont vus de gauche, les génératrices de la rainure de devant et les cylindres de dessus. Les résultats sont présentés dans la Figure III – 30. Tout d’abord, quelques points aberrants sont présents sur les éléments élémentaires, ceux-ci provenant d’un état de surface localement dégradé. Leur nombre et leur effet étant de faible importance en regard du grand nombre de points en présence, ceux-ci n’influent pas sur les résultats du best-fit et sont donc gardés pour les analyses ultérieures.

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