CARACTERISATION D’UNE VEGETATION DES VALLEES AMENAGEES DE DACK, LOUL SESSENE, NDOFF, SENEGAL

CARACTERISATION D’UNE VEGETATION DES VALLEES AMENAGEES DE DACK, LOUL SESSENE, NDOFF, SENEGAL

This work has established characteristics of vegetation of managed valley in Dack, Loul Séssène and Ndoff. These three sites located in rural community of Loul Sessene belonging to the area of saline soil in Sine-Saloum. In each managed valley, 15 samples of vegetation have been con- ducted. PH and electrical conductivity of each sample were measured. Data were subjected to two types of analysis: a Correspondence Analysis of Factorial and an Analysis of Variance (ANOVA). ANOVA focused on the data of salinity and diversity doesn’t show site effect. A planning’s effect was noted both soil parameters (salinity and pH) on variation of the diversity of herbaceous. Group A which Electrical Conductivity is about 0,0695dS has fewer species than Group B (0,113<C.E˂0,0165 dS. Biomass production is significantly greater in Group B. This group has two sub-groups which sub-group B2 characterized by less salty soil and higher diver- sity. Sub-group B2 is dominated by forage species while Group A is dominated by halophilic spe- cies such as Oriza barteii A.Chev., Sphenoclea zeylanica Gaertn., Nesea erecta G. et Per., Hygrophylla auriculata (Sch.) Heine, Cyperus articulatus L., Cyperus bulbosus Vahl. Key words: Dikes, managed valley, Sine-Saloum, Villager Terroir, Loul Sessene, Fatick, Senegal

La salinisation des terres, aggravée par la sécheresse des années 1970 et 1980 (Sadio, 1991), les effets anthropiques et les changements climatiques, constituent une contrainte majeure à la valorisation des sols. Pour assurer la sécurité alimentaire durable et ainsi réduire la pauvreté en milieu rural, plusieurs programmes de recherche portant sur l’intensification de l’agriculture et l’exploitation rationnelle des terres cultivables ont été développés. Des études ont aussi tenté d’expliquer le phénomène de salinisation des terres et de proposer des solutions de récupération (Niang ,1985 ; Sadio ,1985 ; 1991 ; Ndour, 2006 ; Ly, 2009). Afin de permettre aux populations en milieu rural de faire face à la salinisation des terres, des ouvrages antisels ont été construits au niveau des vallées (Barry, 1986 ; Barry et al., 1988 ; USAID/SOMIVAC/ISRA, 1985). A la suite de ces aménagements, des programmes de valorisation des terres salées avaient permis la coloni- sation par endroit de Cypéraceae et de Gramineae suivie d’une reprise de la riziculture dans les vallées de Djiguinoum et celles environnantes (Albergel et al., 1991). Cependant, la mauvaise ges- tion de ces ouvrages antisels combinée aux effets néfastes des aléas climatiques ont accentué la salinisation et l’acidification des vallées (Sarr, 1994 ; Ngom, 2002). Ainsi, Jafari et al. (2003) indi- quent que cette salinisation des terres aurait comme conséquence une réduction de la diversité et de la production végétale. Il en découle une diminution des revenus des populations rurales tirés de l’exploitation de la mangrove (ostréiculture, chasse, pêche, collecte de bois), de la production halieutique et de la riziculture. II s’en est suivi un important exode rural (ISRA/CRODT, 1986 ; Dacosta, 1989 ; Montoroi et Zante, 1989).

Situation géographique et administrative

L’étude a été menée au niveau des vallées des terroirs villageois de Dack, Loul Sessène et Ndoff de la communauté rurale de Loul Sessène qui appartient à l’arrondissement de Fimela dans la région de Fatick (Figure 1). Cette région se situe au Centre-ouest du Sénégal entre 14°22’ 17’’ Nord et 16°08’ 28’’ Ouest. Elle couvre une superficie de 7 535 km² et compte environ 663 867 habitants. La communauté rurale de Loul Sessène est limitée au Nord par la communauté rurale de Tattaguine, au Sud par la communauté rurale de Djilasse, à l’Est par la communauté rurale de Diouroup et à l’Ouest par la communauté rurale de Nguénienne dans le département de Mbour. Elle couvre une superficie de 328 km².

La caractérisation des terres salées du bassin du Sine Saloum menée par Massibot et al. (1946), Emerit (1960), Charreau (1963) et Sadio (1991) ont permis de regrouper ces terres selon la salinité et les types de sols d’une part et d’autre part selon le type de végétation. Les études de Bèye (1972), Vieillefon (1977) et Marius (1985) ont permis d’identifier les sols sulfatés acides alors que Sadio (1991) et Ly (2009) soulignent que les tannes arbustives sont dominées par la présence d’espèces ligneuses. Selon l’espèce ligneuse dominante, ces auteurs distinguent les tannes arbus- tives à Acacia seyal, à Combretum glutinosum et à Tamarix senegalensis dans la vallée du Sine Saloum.

Parmi ces travaux figure le dispositif mixte associant la lutte mécanique (diguettes iso- hypses) à la lutte biologique (haies vives de Tamarix aphylla) à Ndiaffate (Ndiaye, 2004). Grâce à ces aménagements, du riz a pu être cultivé dans les tannes récupérées à Ndiaffate. Il en est de même dans les îles du Saloum (Mar Lodj, Moundé) et dans la zone de Foundiougne (Senghor, Mbassis, Mbam) où la mise en place d’ouvrages antisels et de retenue d’eaux de pluie ont permis la relance d’activités rizicoles et horticoles ainsi que la restauration de la végétation dans sept (07) vallées salinisées.

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