Connaissance et technique d’apprentissage local

Connaissance et   technique d’apprentissage local

Conceptualisation des concepts et théories implantés à la recherche

Avant de dresser la présentation de quelques concepts conjugués dans le présent mémoire, il nous faut, en tous cas, revoir l’idéologie de DEZ J. sur le contexte du développement économique et de la tradition à Madagascar, d’après lui, l’objectif qu’il a posé est: « d’attirer l’attention sur le fait que les habitudes, les coutumes, et d’une façon plus générale, les réactions du paysan aux tentatives d’introduction de l’innovation dans le milieu rural, présentent certaines raisons d’être et qu’on ne peut pas ne pas en tenir compte; nous ne disons pas les respecter, ce qui serait très différent. » 6 Or, nous voulons introduire que: le savoir, la connaissance et la technique d’apprentissage local sont systématiquement traditionnels. Les villageois sont intelligents mais il faut implanter une technique plus évoluée et plus rentable face à la production agricole. Puisque leur technique agricole est moins rentable et insuffisant par rapport au besoin fondamental de la famille. Si nous revenons encore une fois à travers l’inspiration de DEZ J. (1962: 79) est, selon lui: « la société rurale est une société traditionnelle, où le social prime la technique.…. Il risque de finir par s’intéresser plus à la résistance qu’au progrès et par privilégier la considération qui ne doit pas manquer d’être accordée aux structures du monde rural au déterminent de celle qu’il faut tout de même accorder à l’action en faveur du développement qui doit être menée dans ce même monde rural». Sur le plan production, il nous faut adopter une nouvelle stratégie et un système adaptés aux besoins des ruraux. Ils’agit d’adapter la technique des scientifiques à des savoirs traditionnels de ces villageois. Sur le plan éducatif, de nouvelle approche en éducation innovante est loin d’être appliquée à fond telle que: l’application de l’approche relation parents-enfants, parents-écoles et enfants-écoles. La plupart des parents villageois sont à l’ombre de cette facette, selon notre observation directe non seulement au niveau des écoles primaires publiques mais aussi au niveau d’un centre d’enseignement général. Par exemple avant et à chaque fin de trimestre nous n’avons pas pu observer et collecter des informations sur l’application de porte ouverte. La porte ouverte est l’une des démarches à travers l’application de ces (03) trois nouvelles approches. A cet effet, ni les parents ni les enseignants et les apprenants sont inconscients de la déffaillance au niveau de l’enseignement. Car, il n’y a pas de discutions 6 DEZ J., Développement économique et traditions à Madagascar, in Cahier de l’I.S.E.A. Série Humanités, n°4, Septembre 1962, pgs79-108. 13 ou de relations plus ou moins de proximité face à la situation qu’assume son enfant. Un écart s’est produit entre les parents et les enfants, entre les parents et les écoles, et même entre les enseignants et les élèves en question. Cela prouve qu’il est fort probable que peu de jeunes ruraux vont finir ses études jusqu’au niveau secondaire. La non réussite ou l’échec des élèves face à la scolarisation et aux examens est habituellement en liaison avec le problème tant au niveau familial qu’au niveau des centres éducatifs. Un autre cas s’est produit tout près de notre foyer concernant la sorcellerie. L’esprit maléfique, par example le « tromba », peut se transmettre de génération en génération. Du coup, l’envoûtement est organisé lorsqu’un homme membre d’une même famille veut en vouloir avec les autres descendants de sa sœur. En ce moment-là, il considère les descendants des autres lignés comme matériels de test. Ce qui fait que l’individu lui-même est un sorcier détenteur des sortilèges. Il utilise toujours les mauvais sorts. Et il a le sentiment de faire souffrir et même de tuer sa vraie sœur et les descandants de sa sœur. Les Malagasy se sont dépassés la sagesse et s’entre-tues les uns et les autres. C’est pourquoi nous nous sommes toujours dépassés par l’innovation à cause non seulement de la mentalité mais aussi du problème lié avec le patriotisme. De ce fait, l’enjeu par la non maîtrise et la non distinction des traditions avec la religion chrétienne nous conduisent à travers l’application du syncrétisme religieux. Le synchétisme réligieux nous met en contact avec Dieu, avec dieux et avec les pouvoirs supranaturels venant de l’au-delà et de l’environnement naturel. Ces raisonnements sont tirés à partir de l’explication des motifs du choix des concepts et des théories adoptés à cette recherche. 1. L’idéologie, motifs du choix des concepts et théories Des variétés de religions, de traditions, de coutumes et de cultes des ancêtres, de groupements ethniques ainsi que d’idéologies de certains christianismes sont présentés lors de l’élaboration de la présente recherche. Les concepts et théories qui sont entamés làdessous semblent pertinents. Dans ce cas, nous pouvons dire que les christianismes ne pourraient pas s’échapper à la tradition des ancêtres. En outre, une relation symbolique de fraternité s’est présentée lors de la liturgie ou de la messe chez le catholique. Ici, à Madagascar nous ne voyons que le syncrétisme religieux qui domine dans la majorité des religions. Les croyances et les religions sont dès fois liées avec l’enjeu de la modernisation. Nonobstant, ces concepts et théories se sont entremêlés les uns et les autres afin de pouvoir bien structurer et alimenter les éléments nécessaires dans chaque corpus de ce document. 14 Et la pratique de ces croyances et religions ont un effet majeur sur l’éducation et la scolarisation des jeunes Malagasy. Alors que la société actuelle s’évolue de plus en plus à travers la négativité indiscutable. Enfin, les charmes traditionnels peuvent aussi être utilisés comme berceau de l’évolution sociale et économique. Ensuite, le dynamisme social s’interpelle à l’inégalité de chance surtout au niveau de la scolarisation et du quotidien. C’est pourquoi certaines personnes ont toujours tendance à utilisé les charmes traditionels afin de réussir dans la vie. Voilà pourquoi les motifs du choix de ces concepts et de ces théories.

Définitionsde quelques concepts utilisés

Charme: A Madagascar nous avons constaté plusieurs types de charmes et qui ont un usage diversifié. Selon la conception anthropologieque du terme, le charme est un sortilège et désigne un remède ou une thérapie traditionnelle. Peut-être c’est le signifiant du talisman (gri-gri ou porte-bonheurs) et signifié par l’assemblage de plusieurs éléments naturalismes (sacralisation, feuilles, de bois, d’eau, de terre etc.) afin de donner une autre représentation de pouvoirs et de forces. Les pouvoirs et les forces sont adaptés selon le cas envisagés. Du coup, ces charmes provoquent des effets que nous ne pouvions pas imaginer et que ce soient sur une chose ou sur un individu. Et là nous sommes entre l’esprit du primitif et du modernisme en question. A cet effet, la composition de plusieurs charmes mélangés va donner une puissance occulte. Certes, chez les traditionalistes détenteurs des pouvoirs, esprits des ancêtres et des charmes traditionnels: un devin ou devin guérisseur ou un guérisseur, qui vont sacraliser les bons charmes afin de remettre la personne malade en bonne santé. Pour ces naturalistes c’est les savoirs techniques et connaissances qui comptent. Selon eux, il s’agit de composer plusieurs éléments des plantes médicinales et traditionnelles et sans avoir les sacraliser afin de guérir la maladie causée par l’envoutement. Devin guérisseur: Le devinguérisseur est un médium d’esprits, de savoirs, de connaissances et de sagesse ainsi que détenteur des bons charmes et de don. Il travail dans le bons sens du terme. Aussi s’entraider avec les personnes qui sont en difficulté profondes. 15 Education: L’éducation ici n’est que l’usage du terme bien entendu définitif. Mais face à la réalité consentie au bout de certains moments, à vraie dire, elle est notamment et peut être alimentée par une part de pièces qui alimentent la formation. Elle est la transmission totalisante de savoirs, de connaissances et d’expériences à l’enfant, dès sa première fondation ou formation, dans le ventre de sa mère jusqu’à la fin de sa vie. Et cette transmissiont est liée avec la communication et les autres méthodes différentielles. Ensuite, la communication est présentée par l’utilisation de la communication non verbale, verbale, gestationnelle, et par la manière de faire et la manière d’agir. Nous pouvons connaitre et évaluer le comportement et la mentalité d’un individu à la société, de la société à l’individu et de l’individu entre eux-mêmes à partir de la communication. Et ceux-ci sont acquis par l’apprentissage social. Mais ROUSSEAU Jean-Jacques a mis en lumière trois (03) configuration à titre éducatif, cette éducation nous vient de la nature, ou des hommes ou des choses. Le développement interne de nos facultés et de nos organes est l’éducation de la nature ; l’usage qu’on nous apprend à faire de ce développement est l’éducation des hommes ; et l’acquis de notre propre expérience sur les objets qui nous affectent est l’éducation des choses. Or, de ces trois éducations différentes, celle de la nature ne dépend point de nous; celle des choses n’en dépend qu’à certains égards. Celle des hommes est la seule dont nous soyons vraiment les maîtres; encore ne le sommes-nous que par supposition; car qui est-ce qui peut espérer de diriger entièrement les discours et les actions de tous ceux qui environnent un enfant?

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