Consommation alimentaire des enfants

EVOLUTION DU STATUT NUTRITIONNEL DES ENFANTS DE 0-59 MOIS DU MALI DE 1986 A 2006

CHAPITRE I : INTRODUCTION
CHAPITRE II : GENERALITES
2-1. Au plan physique et humain
2-2. Au plan socio-économique
2-3. Au plan socio-sanitaire
2-4. Au plan nutritionnel
2-5. Au plan de la politique nationale en alimentation et nutrition
CHAPITRE III : Les structures de collecte et de l’analyse des données nutritionnelles au Mali
CHAPITRE IV : DEFINITION DES CONCEPTS
CHAPITRE V : METHODOLOGIE
5-1. Matériel et méthodes
5-2. Cadre et lieu de l’étude
5-3. Analyse des données
5-4. Type et période d’étude
CHAPITRE VI : RESULTATS ET ANALYSE
6-1. Au plan de la répartition des enquêtes nutritionnelles
6-1.1 Répartition des enquêtes par région et par année
6-1.2 Répartition des enquêtes par structure de collecte
6-1.3 Répartition par méthode de collecte (type d’enquête) sondage
6-1.4 Répartition des enquêtes par méthode d’expression des résultats
6-2. Au plan du statut nutritionnel des enfants
6-2.1 Allaitement et alimentation des enfants
6-2.2 Anémie chez les enfants de moins de 5 ans au Mali
6-2.3 Mortalité infantile et juvénile
6-2.4 Evolution de la prévalence de la diarrhée chez les enfants
6-2.5 Etat nutritionnel des enfants du mali
CHAPITRE VII : DISCUSSION
7-1. Au plan des institutions et structures de collecte des données
7-2. Au plan de la technique de collecte des données
7-3. Au plan des résultats nutritionnels
CHAPITRE VIII : CONCLUSION
CHAPITRE IX : RECOMMANDATIONS.62 REFERENCES
ANNEXES
ANNEXE 1 : Quelques informations sur les normes nutritionnelles chez l’enfant
ANNEXE 2 : Table NCHS/CDC/WHO des rapports anthropométriques (P-T, T-A, P-A) de la population de référence en déviation standard (Z-score) pour les deux sexes
ANNEXE 3 : Table des nombres aux hasards
ANNEXE 4 : Table de l’écart réduit Fiche signalétique.68 SERMENT DE GALIEN.

Consommation alimentaire des enfants

Au Mali, on note approximativement deux types de régimes alimentaires l’un de type sédentaire et l’autre de type pastoral. Ces régimes sont caractéristiques des différentes régions du pays, leur utilisation est essentielle dans les stratégies de sécurité alimentaire et en particulier pour la mise en place des stocks de sécurité. La quantité moyenne de céréales consommées par an et par personne pour l’ensemble du pays est de 202 Kg et représente 73 % de la ration alimentaire [15]. La consommation alimentaire est supérieure à la moyenne nationale dans les régions de Koulikoro (233,4 Kg), Sikasso (221,3 Kg) et Mopti (227 Kg). Par contre, elle est plus faible à Bamako (137,8 Kg) .Les pratiques alimentaires sont déterminantes dans le statut nutritionnel des populations, en particulier des enfants et des femmes en âge de procréer. On constate que l’allaitement est une pratique assez répandue au Mali. Près de 97 % des enfants sont allaités au sein et 32,3 % dans l’heure qui suit leur naissance .

Allaitement et l’alimentation de complément des enfants de 0 – 59 mois

Le niveau d’allaitement est le même en milieu urbain et rural. Par contre, il y a une différence par rapport au délai de mise au sein 41,1 % pour le milieu urbain et 29,7 % pour le milieu rural. Seulement 25 % des enfants de 0 à 36 mois sont allaités exclusivement au sein jusqu’à 6 mois. La durée médiane de l’allaitement est estimée à 23,1 mois pour l’ensemble du pays avec une durée un peu plus longue pour le milieu rural (23,3 mois) que le milieu urbain (20,7 mois). Dans les régions de Sikasso et Mopti, les femmes allaitent plus longtemps (respectivement 24,5 et 24,2 mois) que dans les autres régions. Bamako enregistre la durée médiane la plus courte (20,1 mois) .

Consommation de micro nutriments par les enfants de 0 à 59 mois

Pour l’ensemble du pays, moins de 27 % de ménages utilisent du sel non iodé et 73,8 % du sel dont la teneur en iode est inadéquat. Sur les 64 % des ménages disposant de sel iodé, on note de grandes variations entre les différentes régions du pays. Les régions de Kidal, Gao et Tombouctou sont celles qui consomment le plus de sel non iodé (76,1%), par contre pour Bamako, c’est seulement 6,4 % de ménages qui ne consomment pas de sel iodé [18]. Le sel suffisamment iodé est beaucoup plus consommé en milieu urbain (47%) que rural (34%) [8]. A Bamako, 57 % des ménages consomment du sel suffisamment iodé, contre 5 % seulement à Kidal, Tombouctou et Gao. Pour l’ensemble du pays, 32,2 % des enfants de moins de 5 ans consomment des aliments riches en vitamine A avec 44,3 % pour le milieu urbain et 28,4 % pour le milieu rural. La consommation d’aliments riches en vitamine A par les enfants est beaucoup plus importante à Bamako (50 %) par rapport aux autres régions du pays. Elle est plus faible dans les régions de Tombouctou, Gao, Kidal avec 15,6%. La proportion d’enfants ayant reçu des suppléments de vitamine A est de 40,9% pour l’ensemble du pays. Elle varie de 55,4 % pour le milieu urbain à 36,3 % pour le milieu rural. Quant aux diversités régionales, à Bamako près de 58 % des enfants reçoivent des suppléments de vitamine A, suivi des régions de Tombouctou, Gao et Kidal avec 50,5 %. Cette supplémentation est plus faible à Mopti avec 20,9 % et à Sikasso (35,4%) [https://www.clicours.com/].

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Au plan des éléments de politique nationale en alimentation et nutrition

Le Cadre Stratégique de Lutte Contre la Pauvreté (CSLP)

Le Cadre Stratégique de Lutte Contre la Pauvreté adopté par le gouvernement malien le 29 mai 2002, constitue l’ancrage institutionnel et le cadre politique de support idéal pour la stratégie nationale de sécurité alimentaire. La pauvreté est devenue un phénomène généralisé au mali, car 63,8% de la population totale du pays vit dans la pauvreté et 21 % dans l’extrême pauvreté [20]. Si la pauvreté touche principalement les zones rurales, elle commence à s’urbaniser en raison de la dégradation croissante du marché du travail et des migrations. La pauvreté se manifeste sous forme d’absence de capacités dans les domaines du bien-être en particulier la réduction de la participation à la vie économique et sociale (absence de travail), l’alimentation et la nutrition et de la maladie. La vision stratégique à long terme (horizon 2025) telle qu’annoncée s’est construite autour des aspirations consensuelles des individus, qui exprime que la majeure partie de la population malienne y compris pauvre, souhaite : « une nation unie sur un socle culturel diversifié et réhabilité ; une organisation politique et institutionnelle démocratique, garante du développement et de la paix sociale ; une économie forte, diversifiée et ouverte ; une baisse de la pauvreté et des progrès sociaux touchant toutes les régions et toutes les catégories de population ». Le CSLP s’est fixé comme objectif général de réduire la pauvreté de 63,8% en 2001 à 47,5 % en 2006, soit une réduction de 16,3 % durant le quinquennat. D’autres objectifs globaux ont été définis: i En terme de croissance et d’emploi: – une croissance moyenne du PIB de 6,7% par an – une création minimale de 10 000 emplois par an dans le secteur formel et non agricole.
ii En terme de pauvreté et d’indicateurs sociaux : – une baisse de l’incidence et de la profondeur de la pauvreté monétaire avec une réduction des inégalités entre régions, entre milieu rural et milieu urbain – une baisse des taux de mortalité infantile et maternelle – une augmentation du taux de scolarisation et d’alphabétisation avec une réduction des inégalités entre garçons et filles et entre régions.

Le Plan Décennal de Développement Sanitaire et Social (PDDSS)

Le plan décennal de développement sanitaire et Social (PDDSS) 1998 – 2007, contrairement aux plans précédents a prévu un sous-volet nutrition consacré à la nutrition dont la première phase d’exécution va de 1998 à 2002 [21]. Le sous-volet nutrition du PRODESS a été révisé en juillet 2000, prenant en compte les actions menées depuis l’adoption du PRODESS en 1998. L’analyse de la situation alimentaire et nutritionnelle lors de la rédaction du volet sous-nutrition mettait en évidence cinq problèmes prioritaires : – la forte prévalence des malnutritions proétino-énergétiques chez les enfants préscolaires, notamment la malnutrition aiguë – la prévalence élevée des malnutritions protéino-énergétiques chez les enfants d’âge scolaire – la forte fréquence des carences en micro-nutriments (Vitamine A, Iode et Fer) – la proportion relevée de faible poids à la naissance et – une proportion élevée de déficit énergétique chronique chez les femmes en âge de procréer.

Le Plan Stratégique National sur l’Alimentation et la Nutrition (PSNAN)

Le Mali dispose d’autres éléments de politique en matière d’alimentation et de nutrition. Il s’agit notamment du Plan Stratégique National sur l’Alimentation et la Nutrition (PSNAN) 1997 – 2001, [22] qui mérite d’être réactualisé en vue de son adoption au niveau national pour servir de guide en matière de conduite de la politique du pays en matière de nutrition et alimentation. La présente étude servira d’outil efficace à la révision de ce plan. Le PSNAN comprend trois aspects essentiels : l’analyse de la situation alimentaire et nutritionnelle pour la période considérée, décrit les politiques et programmes existants en faveur de l’alimentation et la nutrition dans le pays et dégage un plan d’action quinquennal en faveur de l’alimentation et la nutrition. Ce plan d’action prend en compte les éléments suivants : – la sécurité alimentaire – la qualité des aliments – les programmes en faveur des groupes vulnérables – les programmes de lutte contre les carences spécifiques – les programmes de lutte contre les maladies infectieuses et parasitaires – l’éducation nutritionnelle et l’hygiène – la surveillance nutritionnelle – la promotion des régimes alimentaires sains – la formation et recherche en nutrition.

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