Effets d’une substitution du maïs par les gousses de Piliostigma reticulatum ( DC) Hochst dans l’alimentation

Effets d’une substitution du maïs par les gousses de Piliostigma reticulatum ( DC) Hochst dans l’alimentation

 Utilisations de Piliostigma reticulatum (DC) 

Hochst Piliostigma reticulatum (DC) Hochst est une plante à usages multiples. Ses utilisations sont d’ordre alimentaire, médicinal, agronomique et fourrager. II.6.1. Utilisation en médecine traditionnelle L’importance de Piliostigma reticulatum (DC) Hochst en médecine traditionnelle n’est plus à démontrer comme en témoignent les travaux de NACOULMA (1996), et de BELEM et al., (1997). Les feuilles, les racines et l’écorce de Piliostigma reticulatum (DC) Hochst soignent de nombreuses maladies notamment le rachitisme, l’anorexie, la dysenterie et la fièvre infantile. Les feuilles à saveur légèrement acide, sont utilisées en lotion contre le rhume. II.6.2. Utilisation en élevage Selon GIFFARD (1974), le feuillage et les gousses sont consommés par les animaux domestiques. Il souligne également qu’au Nigeria, on récolte les rameaux pour les moutons et les chèvres tandis qu’en Afrique du sud, on mélange les gousses avec du maïs et du tourteau d’arachide pour les mêmes espèces. SAWADOGO (1997), utilisa des gousses de Piliostigma reticulatum (DC) Hochst en substitution du tourteau de coton et du concentré « Kibsa » chez des ovins en présence d’urée. Les résultats montrent que les animaux qui reçoivent comme seul concentré l’aliment Kibsa (60%) ont des GMQ de 100,53 g. Ceux qui reçoivent en substitution partielle de ce concentré soit des gousses seules (26%) soit les gousses associées aux tourteaux (26% et 20%) ont des GMQ inférieurs de 62,38 et 53,37 g respectivement. YANRA (2006), a testé en essai d’embouche ovine les gousses de Piliostigma reticulatum (DC) Hochst comme ingrédient dans des rations composées et a obtenu de bons résultats. OUEDRAOGO (2006), a utilisé chez les ovins les gousses de Piliostigma reticulatum (DC) Hochst en complément de pâturage naturel pendant les mois de septembre à novembre, il a obtenu des gains moyens 10 quotidiens (GMQ) de 57,14 g pour les animaux complémentés et de 23,01 g pour ceux nourris exclusivement au pâturage. Selon NOUHOU (2013), la substitution du tourteau de grains de coton par les gousses de Piliostigma reticulatum, dans les proportions de 20, 30, et50%dans l’alimentation de la chèvre rousse de Maradi a permis d’obtenir des effets significatifs au niveau de la consommation alimentaire avec 390,83g, 386,35g, 384,25g et 362,48g respectivement pour Piliostigma reticulatum(20, 50,30% et témoin. Le meilleur indice de consommation est obtenu avec la ration contenant 30% de Pilostigma reticulatum (4,17) suivi du témoin, du Piliostigma reticulatum 20 et 50%. Selon ISSAKA (2014), quel que soit le taux d’incorporation de la poudre de Piliostigma reticulatum dans l’aliment, elle entraine une baisse de consommation alimentaire individuelle T0 (60,99g/j),T10 (56,09g/j),T20 (51,77g/j) et T30 (51,49g/j) et aussi une baisse de poids des poulets qui passe de 2066g pour le témoin à 1379 g pour le lot à 30% de substitution. II.6.3. Autres usages Piliostigma reticulatum s’emploie pour la fabrication de manches d’outils pour les poteaux. L’écorce sert à faire des cordes. Les tiges s’emploient comme cure dents. On brûle les gousses en dessous des ruches, surtout en paille, avant leur mise en place dans les arbres : elles dégagent une odeur fine benzoïque, qui attirerait les abeilles et les inciterait à venir occuper la ruche (BAUMER, 1989). Sur le plan agronomique, Piliostigma reticulatum est utilisé par les paysans comme indicateur de la fertilité du sol au Niger. D’après SOUMANA (1999), sa présence est la preuve d’une évolution progressive de la qualité nutritionnelle des sols mis en jachère (SANOU, 2005). 

Matériel et Méthodes 

Présentation de la zone d’étude 

Notre étude a été menée à la station avicole Guidan gona de Maradi (Niger), ville située dans le sud-centre du pays et à environ 600km à l’est de Niamey, la capitale. La région de Maradi est située entre les parallèles 13° et 15° 26’ de latitude nord et les méridiens 6° 16’ et 8° 36’ de longitude est. Elle couvre une superficie de 41 796 km². Elle est limitée par la région de Zinder à l’est, celles de Tahoua à l’ouest et Agadez au nord, et partage une frontière d’environ 150 km avec la République Fédérale du Nigeria au sud (Wikipédia sur la démographie du Niger 2012). 

Matériel 

L’étude a été réalisée dans un poulailler de 10m x 5m (Figures 1 et 2) du Complexe Avicole Guidan gona de Maradi (Niger) de Décembre à février 2015. Le bâtiment a été subdivisé en 20 compartiments de 1,44 m2 chacun. Figure1:Poulailler d’expérimentation vue Extérieure Figure 2 : Poulailler d’expérimentation vue Intérieure Le matériel biologique est constitué de 140 poulettes de 18 semaines d’âge de souche HARCO (Figure 3) en phase d’entrée en ponte avec un poids moyen de 1047 g et une variation de poids de 3 g. Figure 3:Poules Harco utilisées pour l’essai 12 Harco est un croisement de la Rhode et Plymouth Rock barrée, une souche très répandue en Afrique de l’ouest en raison de son calme et de sa très grande résistance aux stress et aux maladies. Son défaut réside dans sa consommation (peut consommer plus de 100g/jour). La souche est utilisée pour la production d’œufs et les sujets sont autosexables à la naissance : les mâles ont une tache blanche sur la tête et les femelles sont entièrement noires ; chez les adultes, le mâle a l’apparence Plymouth, tandis que le plumage de la femelle est noir avec un collier acajou. La production est de 245 à 265 œufs roux/an avec un poids moyen d’œuf de 64 à 66g. La consommation d’aliment est en moyenne de 135g/jour et le poids de la poule à la réforme est de 2,5 kg, (BRES et al. 1973). Pour la conduite de l’expérience le matériel suivant a été utilisé : – Mangeoires – Abreuvoirs – Balance de portée500g, 7kg, 25kg et 1000kg pour les pesées des aliments, des poids des poules et des œufs. – Seaux d’eau d’une capacité de 25 litres et 120 litres – Thermomètre pour le suivi de la température ambiante.

 Alimentation

 Quatre rations alimentaires ont été composées à partir de maïs jaune et des autres ingrédients dont, le son de blé, la farine de tourteau d’arachide, la farine de poisson, la farine de sang, la poudre d’os, sel, lysine, méthionine et de complexes vitaminés. Dans trois rations, les gousses de Piliostigma reticulatum (Figure 4) remplacent le maïs dans les proportions respectives de 15% 25% et 35%, les autres ingrédients restent dans leurs proportions initiales comme dans la ration témoin à base de maïs. Durant la période d’élevage (3 mois), les poules ont reçu chacune 100g de la ration telle que fabriquée au niveau de l’INRAN. L’aliment est distribué quotidiennement deux fois par jour (à 7h du matin et à 15h) et l’eau est donnée à volonté. Figure 5 : Distribution d’aliment au cours de l’essai 

Traitements 

Les 4 traitements sont constitués des rations R0, R15, R25 et R35 contenant respectivement 0% ,15%,25% et 35% gousses de Piliostigma reticulatum distribuées quotidiennement aux poules. Les poules ont été réparties en quatre lots de 35 chacun et chaque lot a été subdivisé en 5 sous lots de 7. Chaque lot a reçu une des quatre rations alimentaires suivantes : – Lot R0 dont la ration ne contient pas de gousses de Piliostigma reticulatum – Lot R 15 dont la ration est incorporée de gousses de Piliostigma reticulatum, en substituant le mais dans une proportion de 15%. – Lot R 25 pour lequel la ration contient les gousses de Piliostigma reticulatum en substitution du maïs à hauteur de 25 %. – Lot R 35 avec une ration dans laquelle les gousses de Piliostigma reticulatum ont été utilisées en substitution du maïs dans une proportion de 35%. La composition des quatre rations testées est consignée dans le tableau III.  

Table des matières

INTRODUCTION
PREMIERE PARTIE:SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE
Chapitre I : Les ressources non conventionnelles utilisables en aviculture
I.1. Les Feuilles de légumineuse
I.2. Les graines ou gousses de légumineuses
Chapitre II: Etude bio systématique et usages du Piliostigma reticulatum (DC) Hochst
II.1. Noms vernaculaires
II.2. Systématique
II.3. Caractéristiques botaniques
II.3.1. Appareil végétatif
II.3.2. Appareil reproducteur
II.4. Ecologie
II.4.1. Aire de répartition
II.4.2. Conditions édapho-climatiques
II.5. Production et composition chimique des gousses de Piliostigma
reticulatum (DC) Hochst
II.. Utilisations de Piliostigma reticulatum (DC) Hochst
II..1. Utilisation en médecine traditionnelle
II..2. Utilisation en élevage
II..3. Autres usages
DEUXIEME PARTIE : ETUDE EXPERIMENTALE
Chapitre I : Matériel et Méthodes
I.1 Présentation de la zone d’étude
I.2. Matériel
I.3. Méthodes
I.3.1. Alimentation
I.3.2.Suivi sanitaire
I.3.4. Collecte des données
I.3.4.1. Température ambiante
I.3.4.2. Taux de mortalité (TM)
I.3.4.3. Consommation alimentaire
I.3.4.4. Indice de consommation (IC)
I.3.4.5. Taux de ponte
I.3.4.. Poids des œufs
I.3.4.. Qualité des œufs
I.3.4.. Analyse Statistique
Chapitre II : Résultats et Discussion
II.I. Résultats
II.1.1 Température
II.1.2.Taux de mortalité
II.1.3. Consommation alimentaire des poules
II.1.4. Indice de consommation des poules
II.1.5.Taux de ponte
II.1.. Poids des œufs
II.1.. Qualité des œufs
II.2.Discussion .
II.2.1. Température
II.2.2. Taux de Mortalité
II.2.3. Consommation alimentaire
II.2.4. Indice de consommation
II.2.5. Taux de ponte
II.2.. Poids des œufs
II.2.. Qualité des œufs
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES.

 

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