Étude sur la protection des écosystèmes terrestres

Étude sur la protection des écosystèmes
terrestres

DE LA PROBLÉMATIQUE AUX THÉORIES ET MODÈLE D’ANALYSE

 La récente conférence des Nations Unies tenue du 18 au 29 octobre 2010 à Nagoya (Japon) sur la biodiversité aura montré, une fois de plus, la nécessité et même l’urgence de protéger l’écosystème naturel. Elle a également révélé la dynamique des rapports entre l’homme et son milieu naturel, entre les sociétés du monde et l’environnement vu et utilisé seulement comme un gisement de ressources exploitables à volonté. En effet, s’agissant par exemple du déboisement dans le monde, le PNUE97, dans son rapport présenté le 5 juin 2009 à Mexico, à l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement, a estimé l’étendue globale tropicale de déforestation entre 6,5 et 14,8 millions d’hectares par an, avec un volume de carbone estimé entre 0,8 et 2,2 Gt (Giga tonnes) émis annuellement dans l’atmosphère. Cette étude rejoint celle de la FAO98 qui avait déclaré déjà dans son rapport de 1997 que plus de 150 000 km2 de forêts tropicales disparaissaient chaque année. Les causes essentielles sont : la croissance démographique, le surpâturage, le déboisement excessif, la pollution atmosphérique, l’exploitation minière et l’extraction pétrolière. L’on comprend alors les raisons qui ont conduit l’ONU à créer, en 1970, une institution en charge de la protection de l’environnement : la CNUED (Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement). Celle-ci doit, entre autres objectifs, veiller à faire adopter par les différents États membres de l’ONU des conventions de protection de l’environnement. Déjà avant la CNUED, fut créée l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature) en octobre 1948 sous la dénomination Union Internationale pour la Protection de la Nature (UNPN). C’est dire que la conscience de la protection de l’environnement était née. Cependant, la définition de l’environnement n’est pas simple parce qu’il s’agit d’une réalité multidimensionnelle, abordable sous plusieurs angles. Ces angles, à leur tour, sont différents suivant les disciplines scientifiques : sciences environnementales et sciences sociales. Disons simplement que l’environnement est à la fois le milieu physique, les  hommes et l’ensemble des relations dynamiques qui les lie. Le thème de notre recherche trouve sa pertinence dans ce croisement d’interactions. Ainsi, pour notre part, et conformément à la discipline scientifique qui est la nôtre, à savoir la sociologie, la problématique de la question environnementale, et plus spécifiquement des écosystèmes, doit toujours se construire dans le cadre de cette interaction dynamique homme-nature ou sociétés-nature. En effet, les problèmes actuels de vulnérabilité de l’homme et de dégradation des écosystèmes sont les résultats tangibles de la relation sociétés-nature. Ainsi que l’écrit Louis Guay, il faut voir la question écologique d’aujourd’hui comme notre rapport à la nature qui est devenu problématique. Problématique parce que les activités humaines bien qu’elles aient de tout temps eu un impact sur la nature, menacent l’intégrité de la biosphère, à différentes échelles, et produisent, parce que nous ne sommes pas indifférents à la dégradation de l’environnement, une réponse sociopolitique.99 Cette réponse sociopolitique se trouve dans les initiatives ou tentatives de protection de l’écosystème engagées par des acteurs multiples (États, ONG, Associations, partis politiques, collectivités et individus) à différents niveaux : mondial ou international, national et local. Au niveau mondial et international, la réponse sociopolitique à la protection de l’environnement se définit en termes de coopération entre les différents États sous l’égide de l’Organisation des Nations Unies qui veille à la signature et à la ratification de conventions. C’est ainsi que l’Agenda 21 (ou Action 21) adopté au Sommet de la terre à Rio en 1992100 consacre 14 chapitres à l’inventaire des domaines d’intervention où cette coopération permettra la « conservation et la gestion des ressources aux fins de développement » (Section II). Loin d’envisager la tâche fastidieuse de les présenter dans le détail, nous nous contentons ici d’énoncer quelques chapitres intéressant notre problématique : – Conception intégrée de la planification et de la gestion des terres (ch 10) ; – Lutte contre le déboisement (ch 11),  – Gestion des écosystèmes fragiles : lutte contre la désertification et la sécheresse (ch 12) ; – Préservation de la diversité biologique (Ch 15). Pour chaque domaine d’activité, le Sommet de Rio fait d’abord le constat du comportement humain défavorable à l’environnement avant d’indiquer l’action à entreprendre. Ainsi, en même temps que les terres sont exploitées à des fins diverses, elles engendrent des conflits. D’où la nécessaire « intégration de l’aménagement du territoire et de la planification et de la gestion dans l’utilisation des sols ». Par ailleurs, s’agissant de la lutte contre le déboisement, le souci de l’Organisation des Nations Unies est de « promouvoir les rôles et fonctions multiples de tous les types de forêts, terres forestières et surfaces boisées » en renforçant les mécanismes institutionnels et les capacités humaines : Les gouvernements, intervenant à un niveau suffisamment élevé et agissant, le cas échéant, avec le soutien des organisations sous- régionales, régionales et internationales, devraient renforcer les moyens institutionnels de promouvoir les rôles et fonctions multiples de tous les types de forêts et de végétation, y compris les ressources connexes provenant des terres et des forêts, en vue du développement durable et de la protection de l’environnement dans tous les secteurs. 101 La lutte contre le déboisement, la désertification et la sécheresse, en intégrant la préservation de la diversité biologique, participe de la gestion durable des écosystèmes fragiles. En effet, « Les écosystèmes naturels que sont les forêts, les savanes, les pâturages et terres de parcours, les déserts, les toundras, les cours d’eau, les lacs et les mers sont un vivant témoignage de la diversité biologique de la Terre » 102. Appel est donc fait aux gouvernements pour qu’ils prennent des mesures en vue de la protection in situ et ex situ des espèces, avec la coopération d’organismes internationaux et la participation des collectivités locales. En définitive, l’objectif général des activités étant le développement durable, il reste entendu que les domaines ne sont pas en vase clos, mais sont liés entre eux. C’est pourquoi déjà en 1972, la Conférence des Nations Unies sur l’Environnement et le Développement (CNUED), tenue à Stockholm, avait une vision globale de la protection des ressources naturelles : « Les ressources naturelles du globe, y compris l’air, l’eau, la terre, la flore et la faune, et particulièrement les échantillons représentatifs des  écosystèmes naturels, doivent être préservés dans l’intérêt des générations présentes et à venir par une planification ou une gestion attentive selon que de besoin ».  Mais si le principe est acquis, les moyens de mise en œuvre de cette vision ne sont pas souvent évidents. C’est pourquoi, au regard de l’ampleur de la tâche et de la multiplicité des domaines d’intervention, l’Agenda 21 de Rio 92 précise dès le premier paragraphe de son préambule : « aucun pays ne saurait réaliser tout cela à lui seul, mais la tâche est possible si nous œuvrons tous ensemble dans le cadre d’un partenariat mondial pour le développement durable ». 104 En conséquence, au niveau mondial, la clé de la protection de l’environnement est la coopération et la solidarité entre les États. Même si notre étude ne vise pas la question de la protection mondiale de l’environnement, nous nous devons d’en parler, tant il reste vrai qu’aucun phénomène en la matière n’est isolé et que les conséquences de la perte de la biodiversité, de la déforestation ou du réchauffement climatique sont transcontinentales. En d’autres termes, les phénomènes environnementaux ne connaissent pas de frontières. La solidarité, dans ce concert des nations confrontées à la crise environnementale, doit être davantage manifestée à l’égard des pays en voie de développement qui sont plus vulnérables aux effets des changements climatiques.

Objectifs

Notre objectif principal, dans cette recherche, est de contribuer au débat scientifique sur la protection de l’environnement en montrant comment les populations de la province du Nayala concilient, dans l’utilisation des ressources naturelles, les nécessités de survie et la durabilité des écosystèmes. Nos objectifs spécifiques sont : – décrire les systèmes de production agro-pastoraux en mettant en relief les faiblesses et les forces pour la protection des espèces végétale, fauniques et des sols ; – déterminer et analyser les perceptions et les représentations sociales relatives à l’usage et à la dégradation des ressources naturelles ; – présenter les effets de la pauvreté et de la crise économique actuelle sur l’utilisation durable des ressources naturelles.

HYPOTHÈSES

L’élaboration des hypothèses comme réponse provisoire au problème sociologique posé dans la problématique est d’une importance capitale pour le sociologue qui s’engage dans une démarche hypothético-déductive. En guise de réponse à notre question principale de recherche, nous formulons l’hypothèse selon laquelle les systèmes de production et les pratiques des populations du Nayala déterminent les modes de protection durable des écosystèmes. Nos hypothèses spécifiques s’énoncent comme suit : 81 • La protection des espèces végétales, fauniques et des sols dans la province du Nayala est fonction du type de système agro-pastoral. En d’autres termes, plus les paysans pratiquent des systèmes agro-pastoraux extensifs, plus ils détruisent les espèces végétales, fauniques et les sols. • L’usage et les pratiques de protection des ressources naturelles dans la province du Nayala varient selon les types de représentations socioculturelles. • La pauvreté économique, de plus en plus grandissante dans le Nayala, influence l’utilisation durable des ressources naturelles. En d’autres termes, un haut niveau de pauvreté économique est susceptible de pousser un acteur social à exploiter excessivement les ressources naturelles comme source de revenus et donc à dégrader un écosystème.

DÉFINITIONS DE QUELQUES TERMES CLÉS DE L’ÉTUDE

La méthode durkheimienne déconseille d’étudier des phénomènes sociaux sans les avoir, au préalable, définis. Cette méthode oblige le chercheur à rompre avec les prénotions et les « fausses évidences » : Il faut donc que le sociologue, soit au moment où il détermine l’objet de ses recherches, soit dans le cours de ses démonstrations, s’interdise résolument l’emploi de ces concepts qui se sont formés en dehors de la science et pour des besoins qui n’ont rien de scientifique. Il faut qu’il s’affranchisse de ces fausses évidences qui dominent l’esprit du vulgaire, qu’il secoue, une fois pour toutes, le joug de ces catégories empiriques qu’une longue accoutumance finit souvent par rendre tyranniques.117 C’est pourquoi, il convient de définir les termes clés liés à notre sujet de recherche, à savoir : environnement, forêt, écosystème, biodiversité, vulnérabilité et développement durable. 

Environnement

Le mot environnement est polysémique. Son étymologie renvoie à ce qui est autour de soi, dans le voisinage. Il sous-entend donc la notion de proximité spatiale. Or, selon  Durkheim, « l’espace n’est pas ce milieu vague et indéterminé qu’avait imaginé Kant : purement et absolument homogène, il ne servirait à rien et n’offrirait même pas de prise à la pensée. La représentation spatiale consiste essentiellement dans une première coordination introduite entre les données de l’expérience sensible ».  Ce sont, en effet, ces données de l’expérience sensible qui composent l’environnement. Voilà pourquoi nous retenons la définition qu’en donne Yvette Veyret : « La notion d’environnement recouvre à la fois un milieu et un système de relations, un champ de forces physico-chimiques et biotiques, en interrelation avec la dynamique sociale, économique et spatiale. L’environnement correspond à un ensemble d’éléments qui agissent et réagissent les uns sur les autres. Un groupe humain agit sur l’environnement et ses actions entraînent des effets de chaîne, des rétroactions positives et négatives ».En somme, l’environnement renvoie à un ensemble de relations complexes entre l’homme ou les sociétés et le milieu naturel. Le premier paragraphe de l’article 5 du code de l’environnement burkinabè le définit comme suit : « L’Environnement est l’ensemble des éléments physiques, chimiques et biologiques naturels ou artificiels et des facteurs économiques, sociaux, politiques et culturels, qui ont un effet sur le processus de maintien de la vie, la transformation et le développement du milieu, les ressources naturelles ou non et les activités humaines ». 120 D’une manière générale, chaque fois que nous parlerons d’environnement dans cette étude, il s’agira en priorité de l’environnement naturel avec lequel les populations rurales de la province du Nayala tissent des relations directes pour leur survie.

Forêt

En latin, le mot forestis qui donne forêt en français désigne une grande étendue de terrain couverte d’arbres. Une définition de la FAO reste discutable sur certains aspects. En effet, selon les critères adoptés par la FAO en 2004 pour l’évaluation des ressources forestières, sont considérées comme forêts les terres « occupant une superficie de plus de 0,5 hectare avec des arbres atteignant une hauteur supérieure à 5 mètres et un couvert arboré de plus de 10 pour cent, ou avec des arbres capables d’atteindre ces seuils in situ. La définition exclut les terres à vocation agricole ou urbaine prédominante.» 121 Pour notre étude, nous retiendrons qu’une forêt est un espace boisé dont la densité permet sa reconnaissance à l’œil et sa distinction d’avec d’autres espaces, non densément boisés, de la même zone climatique. D’ailleurs l’article 12 du code forestier du Burkina Faso définit les forêts comme étant « les espaces occupés par des formations végétales d’arbres et d’arbustes, à l’exclusion de celles résultant d’activités agricoles ». Comme on le voit, aucune mention n’est, ici, faite de la densité. Par conséquent, la définition de forêt reste relative, en fonction des régions climatiques.

Table des matières

INTRODUCTION GÉNÉRALE
PREMIÈRE PARTIE : CADRE THÉORIQUE ET MÉTHODOLOGIQUE
Introduction partielle
CHAPITRE I : REVUE DE LITTÉRATURE
I.1. LE RAPPORT DES POPULATIONS AVEC LEURS ENVIRONNEMENTS .
I.1.1. Les perceptions et représentations sociales de la nature et de ses ressources .
I.1.2. Le prélèvement des ressources naturelles, une caractéristique importante du rapport populations-environnement
I.1.3. Migrations et environnement
I.2. PROTECTION, CONSERVATION OU GESTION DE L’ENVIRONNEMENT
1.2.1. L’évolution des concepts
I.2.2. Des pratiques paysannes de protection
I.2.3. Évolution des écosystèmes et politiques nationales de protection-gestion de l’environnement
CHAPITRE II : DE LA PROBLÉMATIQUE AUX THÉORIES ET MODÈLE D’ANALYSE
II.1. PROBLÉMATIQUE
II.2. Objectifs
II.3. HYPOTHÈSES
II.4. DÉFINITIONS DE QUELQUES TERMES CLÉS DE L’ÉTUDE
II.4.1. Environnement
II.4.2. Forêt
II.4.3. Écosystème
II.4.4. Biodiversité
II.4.5.Vulnérabilité
II.4.6. Développement durable
II.5. CONCEPT OPÉRATOIRE : LE CHANGEMENT SOCIAL
II.5.1. Définitions et théories du changement social
II.5.2. Justification du concept
II.6. MODÈLES THÉORIQUES : L’INTERACTIONNISME ET LE CONSTRUCTIVISME
II. 6. 1. L’interactionnisme symbolique
II.6.2. Pertinence de l’interactionnisme pour notre sujet
II.6.3. Le constructivisme
II.6.4. Pertinence du constructivisme pour cette étude
II.7. MODÈLE D’ANALYSE : L’ANALYSE INTERACTIONNISTE DU CHANGEMENT SOCIAL SELON JEAN-PIERRE OLIVIER DE SARDAN
CHAPITRE III : MÉTHODOLOGIE : APPROCHE QUALITATIVE ET APPROCHE QUANTITATIVE
III.1. MÉTHODES ET TECHNIQUES UTILISÉES DANS LES DEUX APPROCHES
III.1.1. La recherche documentaire
III.1.2. Les entretiens exploratoires
III.2. MÉTHODES, TECHNIQUES ET OUTILS UTILISÉS DANS L’APPROCHE QUALITATIVE
III.2.1. Les entretiens semi-directifs
III.2.2. Le focus-group
III.2.3. L’observation directe
III.2.4. Nos outils de collecte des données qualitatives
III.2.5. Le choix des personnes interviewées
III. 3. MÉTHODES, TECHNIQUES ET OUTILS UTILISÉS DANS L’APPROCHE QUANTITATIVE
III.3.1. Techniques d’échantillonnage
III.3.1.1.Un quota de villages par commune
III.3.1.2. Un échantillonnage accidentel d’unités à interroger dans les villages
III.3.2. Le questionnaire comme outil de collecte des données
III.3.3. Traitement et analyse des données
III.4. LES DIFFICULTES RENCONTRÉES
III.5. LE CHOIX DE LA ZONE D’ÉTUDE
III.6. JUSTIFICATION DU SUJET
Conclusion partielle
DEUXIÈME PARTIE : LA PROTECTION DES ÉCOSYSTÈMES TERRESTRES À L’ÉPREUVE DES PRATIQUES SOCIALES DANS LA PROVINCE DU NAYALA
Introduction partielle
CHAPITRE IV : CONTEXTE DE L’ÉTUDE
IV.1. LE BURKINA FASO
IV.1.1. Le milieu Physique
IV.1.1.1. La situation géographique
IV.1.1.2. Le climat
IV.1.1.3. La Végétation et la flore
IV.1.1.4. La faune
IV.1.2. Caractéristiques socioéconomiques
IV.1.2.1. Données démographiques
IV.1.2.2. Données économiques
IV.1.2.3. État de l’environnement et migration
IV.1.3. Les problèmes environnementaux au Burkina Faso
IV.1.3.1. La dégradation du couvert végétal
IV.1.3.2. La dégradation des terres
IV.1.3.3. La perte de la biodiversité
IV.1.3.4. La pénurie d’eau
IV.1.3.5. Les changements climatiques
IV.1.3.6. L’urbanisation et ses pollutions
IV.1.3.7. L’extraction minière
IV.1.4. Le cadre juridique et institutionnel de la protection de l’environnement au Burkina Faso
IV.2. LA PROVINCE DU NAYALA
IV.2.1. Caractéristiques environnementales
IV.2.1.1. Cadre physique, relief et climat
IV.2.1.2. Végétation
IV.2.1.3. La faune
IV.2.1.4. Les sols
IV.2.1.5. Hydrographie
IV.2.2. Caractéristiques démographiques et socioculturelles
IV.2.2.1. Cadre administratif
IV.2.2.2. Démographie
IV.2.2.3. Economie
IV.2.2.4. Protection des écosystèmes
CHAPITRE V : LA PROTECTION DES ÉCOSYSTÈMES ET LES SYSTÈMES DE PRODUCTION AGRO-SYLVO-PASTORAUX DANS LA PROVINCE DU NAYALA
V.1. LES SYSTÈMES AGRAIRES
V.1.1. Le système traditionnel de production agricole
V.1.1.1. La terre
V.1.1.2. Les hommes ou acteurs de la production
V.1.1.3. Les outils
V.1.1.4. Les techniques
V.1.1.5. Les types de champs chez les Sanan
V.1.1.6. Effets du système traditionnel sur les écosystèmes terrestres
V.1.2. Le mode de production moderne et la culture du coton
V.1.2.1. Bref historique de la production cotonnière au Burkina Faso et au Nayala
V.1.2.2. L’aménagement des bas-fonds pour la culture du riz
V.1.2.3. Les outils et les moyens de la production moderne
V.1.2.4. Conséquences sociales et environnementales de la production moderne
V.1.3. La permanence des deux systèmes de production
V.1.3.1. Les superficies des champs des enquêtés
V.1.3.2. Les types de cultures
V.1.3.3. La technique de défrichement
V.1.3.4. Les outils de production
V.2. LA SYLVICULTURE DANS LA PROVINCE DU NAYALA
V.2.1. La protection des forêts naturelles
V.2.2. La production de vergers
V.2.3. La création de zones de forêts (forêts communales, villageoises)
V .2.4. Du déséquilibre entre conservation et pression sur les forêts au Nayala
V.3. LE SYSTÈME D’ÉLEVAGE
V.3.1. Un élevage extensif avec divagation du bétail
V.3.2. Les conséquences environnementales de l’élevage au Nayala
CHAPITRE VI : CHASSE, FEUX DE BROUSSE ET DÉGRADATION DE LA BIODIVERSITÉ AU NAYALA
VI. 1. LA CHASSE
VI.1.1. Les types de chasse pratiqués dans la province du Nayala
VI.1.1.1. Les battues collectives
VI.1.1.2. Les grandes chasses rituelles
VI.1.1.3. Chasse individuelle ou sportive
VI.1.1.4. La chasse touristique
VI.1.2. Organisation et réglementation de la chasse dans la province du Nayala
VI.1.2.1. Des associations de chasseurs
VI.1.2.2. De la création de zones cynégétiques
VI.1.2.3. Les périodes et les permis de chasse
VI.1.2.4. La difficile application des textes de loi : lente participation des populations
VI.1.2.5. Les services rendus par la chasse aux écosystèmes et à la société au Nayala
VI.2. LES FEUX DE BROUSSE ANNUELS
VI.2.1. Les feux de brousse coutumiers
VI.2.2. Les incendies ou feux incontrôlés
VI.2.3. Les feux précoces des agents des eaux et forêts
VI.2.4. Les dégâts causés par le feu sur l’environnement
VI.3. LA DÉGRADATION DE LA BIODIVERSITÉ COMME CONSÉQUENCE DES PRATIQUES SOCIALES
VI.3.1. « Dôn ne nyan » ou « La brousse est finie »
VI.3.2. Les facteurs socioculturels de la disparition des espèces au Nayala
Conclusion partielle
TROISIÈME PARTIE : PRATIQUES DE PROTECTION DES ÉCOSYSTÈMES TERRESTRES, CHANGEMENT SOCIAL ET DÉVELOPPEMENT DURABLE AU NAYALA
Introduction partielle
CHAPITRE VII : CROISSANCE DÉMOGRAPHIQUE, MIGRATION, PAUVRETÉ ET ENVIRONNEMENT AU NAYALA
VII.1. LES CONSÉQUENCES DE LA CROISSANCE DÉMOGRAPHIQUE SUR L’ENVIRONNEMENT AU NAYALA
VII.1.1. L’augmentation de la consommation de ressources naturelles
VII.1.2. Accélération du rythme de dégradation des sols .
VII.1.3. Critique du rapport démographie et environnement
VII.2. LA MIGRATION ET SES EFFETS SUR L’ENVIRONNEMENT AU NAYALA
VII.3. LES RAPPORTS CONFLICTUELS AVEC L’ÉTRANGER DANS LA QUESTION ENVIRONNEMENTALE
VII.4. LES BOULEVERSEMENTS DANS LA GESTION LIGNAGÈRE DES TERRES ET LA COMPLEXIFICATION DE LA NOTION DE TERRITORIALITÉ EN CONTEXTE DE DÉCENTRALISATION
VII.4. LA PAUVRETÉ, UN FACTEUR DE DÉGRADATION ENVIRONNEMENTALE ET DE VULNÉRABILITE SOCIALE
VII.4.1. La notion de pauvreté
VII.4.2. Les effets de la pauvreté sur l’utilisation des ressources naturelles .
VII.4.3. La pauvreté, un facteur de vulnérabilité sociale
CHAPITRE VIII : PERCEPTIONS ET REPRÉSENTATIONS SOCIALES DE LA NATURE, DE SES RESSOURCES ET DE LEUR DÉGRADATION AU NAYALA
VIII.1. RAPPEL DES SERVICES ÉCOSYSTÉMIQUES
VIII.2. PERCEPTIONS ET REPRÉSENTATIONS DE LA TERRE ET DES ESPACES
VIII.2.1. Perceptions du paysage et pratiques agricoles
VIII.2.2. Les forêts et espaces sacrés
VIII.2.3. Les lieux arides ou dioe (sols dénudés)
VIII.3. USAGES ET REPRÉSENTATIONS DE L’ARBRE
VIII.3.1. La fonction nutritive
VIII.3.2. De la fonction énergétique à la fonction économique
VIII.3.3. La fonction sacrée
VIII.3.4. Fonction médicale
VIII.3.5. La fonction de bornage des espaces
VIII.4. REPRÉSENTATIONS DE LA FAUNE
VIII.5. PERCEPTIONS ET REPRÉSENTATIONS DES RESSOURCES MINÉRALES
VIII.5.1. Le fer
VIII.5.2. L’or
VIII.6. PERCEPTIONS DE LA DÉGRADATION DES RESSOURCES NATURELLES ET DE LA VULNÉRABILITÉ SOCIALE
VIII.6.1. La dégradation perçue
VIII.6.2. Les Vocables locaux de la vulnérabilité
VIII.6.3. Les dimensions de la vulnérabilité sociale
VIII.6.3.1. La vulnérabilité économique
VIII.6.3.2. Vulnérabilité sanitaire
VIII.6.4. La perception du risque
VIII.6.5. Les périodes de pénurie et de vulnérabilité accrue.
CHAPITRE IX : LES PRATIQUES DE PROTECTION DES ÉCOSYSTÈMES COMME STRATÉGIES DE SUBSISTANCE ET DE DÉVELOPPEMENT DURABLE AU NAYALA
IX.1. DE LA DEFINITION SOCIOLOGIQUE DU TERME « SUBSISTANCE »
IX.2. UNE MULTIPLICITÉ D’INTERVENANTS DANS LA PROTECTION DES ÉCOSYSTÈMES AU NAYALA
IX.2.1. Les acteurs individuels
IX.2.2. Les acteurs communautaires et organisations de la société civile
IX.2.2.1. Groupements villageois (GV)
IX.2.2.2. La Fédération des groupements producteurs du Nayala (FGPN)
IX.2.2.3. Les ONG et associations de développement
IX.2.2.3.1. L’ADRTOM
IX.2.2.3.2. SOS-Sal
IX.2.2.3.3. L’ADESI
IX.2.2.4. Les organisations religieuses
IX.2.2.4.1. OCADES Caritas Burkina (Organisation Catholique pour le Développement et la Solidarité- Caritas Burkina)
IX.2.2.4.2. L’ODE
IX.2.2.4.3. LE CEDICOM
IX.3. L’APPROCHE « GENRE » DE LA PROTECTION DES ÉCOSYSTEMES AU NAYALA
IX.3.1. Définition et contexte
IX.3.2. L’union des femmes artisanes Ben nafa ka bo
IX.3.3. Autres associations féminines
IX.4. L’ACTION COLLECTIVE COMME STRATÉGIE DES ONG ET ASSOCIATIONS
IX.5. LES POUVOIRS PUBLICS ET LES COLLECTIVITÉS
IX.5.1. L’État et ses services déconcentrés
IX.5.2. De quelques structures et institutions de l’État
IX.5.2.1. Les CVD
IX. 5.2.2. Les Centres de formation des jeunes agriculteurs (CFJA)
IX.5.2.3. Les ORD
IX.5.2.4. PNGT : Programme National de Gestion des Terroirs
IX.6. LES CONFLITS ENTRE ACTEURS MULTIPLES : ÉTAT, ONG ET POPULATIONS LOCALES
IX.7. LES SAVOIRS LOCAUX OU « SAVOIRS TECHNIQUES POPULAIRES »
IX.7.1. Définition
IX.7.2. Typologie des savoirs et des pratiques
IX.8. LES ACTIONS ET TECHNIQUES DE PROTECTION
IX.8.1. Les cordons pierreux
IX.8.2. Le « zaï »
IX.8.3. Les demi-lunes
IX.8.4. Fosses fumières
IX.8.5. La pratique de la jachère comme technique de conservation des sols
IX.9. LES ACTIONS DE CONSERVATION ET DE PROTECTION DES
ÉCOSYSTÈMES : STRATÉGIES D’ADAPTATION AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES
Conclusion partielle
CONCLUSION GÉNÉRALE
ANNEXES

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