Evolutions de la politique de « filières universitaires »

Evolutions de la politique de « filières universitaires » du ministère des Affaires étrangères au prisme des actions de terrain

Comment, sur le terrain, la politique des formations universitaires francophones apparaît-elle et évolue- t-elle ? Quelles sont les investissements et les adhésions des « acteurs de terrain » du ministère à cette politique ? Le « terrain » du ministère des Affaires étrangères, est essentiellement constitué, dans les contextes locaux où sont implantées les formations francophones, par les services culturels des ambassades de France, qui représentent la politique du ministère des Affaires étrangères en matière de « culture » au sens large : action culturelle au sens stricte (spectacles, musique, diffusion du livre…), mais aussi action de diffusion de la langue française et de son enseignement /apprentissage – les politiques linguistiques éducatives -, actions en faveur de l’enseignement universitaire, de la recherche… Tout en adaptant contextuellement les grandes lignes du ministère des Affaires étrangère et de la direction chargée de l’action culturelle, les « SCAC » jouissent également d’une certaine autonomie – mais limitée par le cadre de l’enveloppe budgétaire qui leur est allouée. Le cas des formations universitaires francophones nous semble une excellente illustration de ce mouvement pendulaire entre les orientations du ministère et du « département » et les actions de terrain : les unes contribuent à forger les autres et inversement. Il nous semble en effet que la politique de « filières universitaires francophones » conduite par le MAE a d’abord émergé « du terrain », et en particulier sur les terrains turc, roumain et bulgare, – tout du moins, s’est-elle très fortement construite en interaction avec « ce terrain ». Par commodité, nous désignons indifféremment comme « SCAC1020 » ou « Services culturels » ou « Postes » ces services culturels des ambassades de France, à la tête desquels est affecté un conseiller culturel nommé et rémunéré par le ministère des Affaires étrangères1021. Ce ne sont pas toujours administrativement des « SCAC », certains ont changé de statut. Il s’agit d’un « SCAC » en Turquie. Mais en Bulgarie, ces services culturels étaient désignés jusqu’en 2012 comme Centre de coopération et d’action culturelle (CCC), dans la mesure où le conseiller culturel était également responsable de l’Institut français (centre culturel) de Bulgarie.

Depuis 2012, ils sont dénommés « L’Institut français de Bulgarie », gérés par l’ambassade mais administrés non directement par le MAE, mais par L’Institut français, établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) français, opérateur du ministère des Affaires étrangères et du développement international et du ministère de la culture et de la communication pour l’action culturelle extérieure de la France. Quelle que soit leurs désignations et les rattachements administratifs, nous les désignons donc indifféremment comme « SCAC » : ils sont toujours à la jonction entre des politiques culturelles gouvernementales, conduites à Paris, la politique culturelle des ambassades de France et des adaptations aux spécificités contextuelles. Cependant, ces différences administratives ont des incidences sur les budgets et surtout sur la manière de les lire – ce qui ne fut pas sans nous poser de nombreux problèmes. Nous désignons de même de manière générique le « Ministère des affaires étrangères » qui a adopté plusieurs noms au cours des années (ministère des Affaires extérieures, et, dernièrement, ministère des Affaires étrangères et du développement international). Qui, au sein des SCAC, était chargé de la coopération universitaire ? Avant 1999, la fonction d’attaché de coopération universitaire n’existait pas : elle a été créée en même temps que la grande restructuration de la direction « culturelle » du MAE, lorsque la DGRCST est devenue la DGCID (1999).

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Comment, sur le terrain, la politique des formations universitaires francophones apparaît-elle et évolue- t-elle ? Quelles sont les investissements et les adhésions des « acteurs de terrain » du ministère à cette politique ? Le « terrain » du ministère des Affaires étrangères, est essentiellement constitué, dans les contextes locaux où sont implantées les formations francophones, par les services culturels des ambassades de France, qui représentent la politique du ministère des Affaires étrangères en matière de « culture » au sens large : action culturelle au sens stricte (spectacles, musique, diffusion du livre…), mais aussi action de diffusion de la langue française et de son enseignement /apprentissage – les politiques linguistiques éducatives -, actions en faveur de l’enseignement universitaire, de la recherche… Tout en adaptant contextuellement les grandes lignes du ministère des Affaires étrangère et de la direction chargée de l’action culturelle, les « SCAC » jouissent également d’une certaine autonomie – mais limitée par le cadre de l’enveloppe budgétaire qui leur est allouée. Le cas des formations universitaires francophones nous semble une excellente illustration de ce mouvement pendulaire entre les orientations du ministère et du « département » et les actions de terrain : les unes contribuent à forger les autres et inversement. Il nous semble en effet que la politique de « filières universitaires francophones » conduite par le MAE a d’abord émergé « du terrain », et en particulier sur les terrains turc, roumain et bulgare, – tout du moins, s’est-elle très fortement construite en interaction avec « ce terrain ». Par commodité, nous désignons indifféremment comme « SCAC1020 » ou « Services culturels » ou « Postes » ces services culturels des ambassades de France, à la tête desquels est affecté un conseiller culturel nommé et rémunéré par le ministère des Affaires étrangères1021. Ce ne sont pas toujours administrativement des « SCAC », certains ont changé de statut. Il s’agit d’un « SCAC » en Turquie. Mais en Bulgarie, ces services culturels étaient désignés jusqu’en 2012 comme Centre de coopération et d’action culturelle (CCC), dans la mesure où le conseiller culturel était également responsable de l’Institut français (centre culturel) de Bulgarie.

Depuis 2012, ils sont dénommés « L’Institut français de Bulgarie », gérés par l’ambassade mais administrés non directement par le MAE, mais par L’Institut français, établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) français, opérateur du ministère des Affaires étrangères et du développement international et du ministère de la culture et de la communication pour l’action culturelle extérieure de la France. Quelle que soit leurs désignations et les rattachements administratifs, nous les désignons donc indifféremment comme « SCAC » : ils sont toujours à la jonction entre des politiques culturelles gouvernementales, conduites à Paris, la politique culturelle des ambassades de France et des adaptations aux spécificités contextuelles. Cependant, ces différences administratives ont des incidences sur les budgets et surtout sur la manière de les lire – ce qui ne fut pas sans nous poser de nombreux problèmes. Nous désignons de même de manière générique le « Ministère des affaires étrangères » qui a adopté plusieurs noms au cours des années (ministère des Affaires extérieures, et, dernièrement, ministère des Affaires étrangères et du développement international). Qui, au sein des SCAC, était chargé de la coopération universitaire ? Avant 1999, la fonction d’attaché de coopération universitaire n’existait pas : elle a été créée en même temps que la grande restructuration de la direction « culturelle » du MAE, lorsque la DGRCST est devenue la DGCID (1999).

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