LA SUREXPLOITATI PLOITATION RAPHIERE APHIERE DANS LE PARC NATIONAL

LA SUREXPLOITATI PLOITATION RAPHIERE APHIERE DANS LE PARC NATIONAL

 Ecologie de l’espèce et rôle écologique de l’habitat Ecologie de l’espèce 

Le peuplement raphière est distribué dans les zones dégradées humides et subhumides près d’installation humaine (SCHATZ, 2001). Il se localise dans des marécages, dans des dépressions ou des vallées temporairement inondées. Du fait de l’humidité permanente, le raphia est généralement sempervirent et pousse sur un sol sombre argilo humique. Il est toujours associé à un certain nombre de fougères et de quelques espèces ligneuses (CI, 2002). Quelques espèces animales vivent aussi dans son milieu (Annexe X). Rôle écologique de l’habitat L’habitat du peuplement raphière joue un rôle très important sur l’équilibre de l’écosystème forestier d’Ankarafantsika. Il retient tous les sédiments de la rivière et rend un service environnemental vital qui garantit la protection non seulement de l’écosystème forestier mais aussi des rizières de la plaine de Marovoay. Ce service est assuré d’une part par la source ou le réservoir d’eau qu’il constitue, et d’autre part par la particularité de son substrat qui maintient l’eau en surface et freine l’érosion. Son substrat est le sol sombre argilo humique qui est fixé et favorisé par ses racines, et également les strates herbacées et les espèces végétales présentes dans les marécages. Le peuplement du raphia favorise aussi une ambiance forestière avec un climat un peu plus frais qu’à l’extérieur. Il est aussi une refuge ou un habitat des espèces végétales et des espèces animales. 

 RESULTATS DES ENQUÊTES

 Historique de l’exploitation raphière 

En 1956, la forêt d’Ankarafantsika était un abri d’une grande étendue de la zone raphière. A cette période, l’exploitation de raphia a déjà existé. En 1976, cette exploitation persistait et ne cessait d’augmenter à cause de la croissance démographique et de l’augmentation des besoins. Dix années plus tard, l’exploitation sauvage de raphia atteignait son niveau critique. Elle était à l’origine de l’accès facile dans la réserve. De 1996 à 1997, ce type de pression a trouvé une diminution. La Conservation International a pris en charge la gestion de l’Aire Protégée telle le contrôle et la surveillance, l’éducation environnementale et l’application des règlements en vigueur. Par conséquent, l’étendue de la zone raphière est devenue stable. DESS/EIE 2004-2005 32 Résultats et interprétations De 1999 jusqu’à présent, la gestion des zones raphières est renforcée par : – la mise en place de gestion participative forestière, – l’application de “ dina ”, – le contrôle et la surveillance, – la mise en place de ZOC. Les personnes qui sont déjà sur place avant 1994 ont le droit d’occuper cette zone. La zone raphière s’est déjà reconstituée mais elle n’a pas encore atteint son état d’equuilibre.

 Utilisation de l’habitat et de l’espèce 

Utilisation de l’habitat L’habitat des raphias ou encore la zone raphière est très utilisé par la population riveraine. L’utilisation est marquée par la transformation de ces zones en aménagement ripicole : riziculture et cultures vivrières tels que manioc, maïs, canne à sucre et patate douce. Utilisation de l’espèce Les différentes parties de raphia sont utilisées par la population locale. • Pétioles Les pétioles sont coupés pour avoir des fibres. Ces fibres sont vendues directement, sans transformation, entre 700 à 1000Ar le kilo, aux collecteurs. Le point de vente est sur la ZOC, tous les mercredi. Les collecteurs sont des Arabes ou des Indiens venant de Marovoay. A leur tour, ces derniers vendent les produits achetés aux exportateurs français, arabes, chinois, indiens à Mahajanga. • Folioles Les folioles sont destinées à la vente dont un paquet composé environ de 300 nombres vaut 1000Ar, et à la fabrication des toits, des murs et des cloisonnements des maisons. • Nervures principales Les nervures principales (kira) sont vendues à 150Ar le paquet (environ 300 nombres) pour fabriquer des bordigues, des nasses, et des supports de brochettes. • Marges Les marges sont utilisées pur l’emballage des citrons qui sont vendus par les paysans. Remarque Il est bien de préciser que la vente de tous ces produits se fait localement. DESS/EIE 2004-2005 33 Résultats et interprétations • Râchis Le règlement en vigueur interdit la vente des rachis. Ces rachis sont seulement destinés à l’autoconsommation pour satisfaire les besoins de la population locale dont la fabrication des bancs, des tables, des plafonds et des charpentes des maisons. 

Table des matières

ACRONYMES
Liste des tableaux
Liste des figures
Liste des cartes
Liste des annexes
Liste des planches photographiques
Glossaire
Introduction
Introduction
Présentation
du milieu d’étude
Chapitre i : PRESENTATION DU MILIEU D’ETUDE3
1 MILIEU PHYSIQUE
1.1 Localisation et description du parc national d’Ankarafantsika
1.2 Climat
1.3 Relief et hydrographie
1.4 Géologie et pédologie (carte 3)
2 MILIEU BIOLOGIQUE
2.1Flore et végétation
2.2 Faune (RAKOTOARIMANANA, 2003)
3 MILIEU SOCIO-ECONOMIQUE
3.1 Population
3.2 Scolarisation
3.3 Cueillette
3.4 Agriculture
3.5 Elevage
3.6 Les pressions (carte 5)
3.7 Les activités menées dans le parc et ses zones périphériques (ANGAP, 2001)
Méthodologie
CHAPITRE II : METHODOLOGIE
1 DOCUMENTATION
2 ENQUÊTE
3 METHODE D’ETUDE DE LA VEGETATION ET DE LA FLORE
3.1 Choix et localisation des sites
3.2 Reconnaissances préliminaires
3.3 Techniques de relevés
3.4 Paramètres à relever
4 METHODE D’EVALUATION DE L’IMPORTANCE DES IMPACTS SUR LES MILIEUX SOCIAL
ET ENVIRONNEMENTAL DE SUREXPLOITATION DU RAPHIA
5 TRAITEMENT DES DONNEES
Données d’inventaire
L’étuded’impacts se réalise comme suit
-Identifier les sources d’impacts potentiels
-Evaluer l’importance des impacts
-Faire ressortir les enjeux environnementaux
-Présenter les mesures d’attenuations et de compensation
6 LIMITES De l’ETUDE
RESULTATS ET INTERPRETATIONS
Chapitre iii : RESULTATS ET INTERPRETATIONS
1 PRESENTATION DE L’ESPÈCE Raphia farinifera
1 1 Désignation taxonomique.
1 2 Description botanique
1. 3 Ecologie de l’espèce et rôle écologique de l’habitat
2 RESULTATS DES ENQUÊTES
2.1 Historique de l’exploitation raphière
2.2 Utilisation de l’habitat et de l’espèce
3 RESULTATS D’INVENTAIRE
3.1 Présentation de sites des relevés
3 2 Analyse de la végétation et de la flore au niveau d’écosystème
3. 3 Potentialités en raphière (Pour le peuplement raphière)
4 IMPACTS DE LA SUREXPLOITATION DE LA ZONE RAPHIERE SUR LE MILIEU RECEPTEUR
4.1 Identification des sources d’impacts potentiels
4.2 Identification des principales composantes de l’environnement potentiellement affectées lors des
activités de la surexploitation
4.3 Principaux impacts sur l’environnement de la surexploitation de la raphière
4.4 Les enjeux environnementaux
4.5 Les mesures d’atténuation
DISCUSSIONS
ET RECOMMANDATIONS
CHAPITRE IV : DISCUSSIONS ET RECOMMANDATIONS
Conclusion
CONCLUSION
BIBLIOGRAPHIE

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