Le capital humain dans les Pays de la Zone MENA

Le capital humain dans les Pays de la Zone MENA

Concernant les défis démographiques, la région MENA est classée deuxième au niveau mondial en ce concerne le taux de croissance démographique, ce taux est considéré comme le taux le plus élevé dans le monde après l’Afrique subsaharienne, aggravant des problèmes de marché du travail. Bien que le taux soit décroissant ces dernières années, on s’attend encore à ce que la croissance annuelle moyenne de la main-d’œuvre soit de 3.4 % par an dans les années 2000-2010, qui est deux fois celui d’autres pays en voie de développement avec des La présence d’une part élevée d’une population jeune (au-dessous de 30 ans elle constitue presque les deux tiers de la population), de manière disproportionnée, couplée avec un taux bas de croissance de PIB et un manque de développement des qualifications, celle-ci a eu comme conséquence un taux de chômage très élevé.  Surtout chez les jeunes (15-24 ans) : il représente en moyenne 22 % chez les hommes et 39 % chez les femmes des sept pays de la zone MENA. Certaines estimations montrent que le chômage des jeunes peut atteindre 40 % en Tunisie et bien plus dans les gouvernorats de l’arrière-pays. Les chiffres officiels les plus récents l’estiment à 25 % en Iran, alors qu’officieusement, il représenterait le double. Les disparités entre hommes et femmes sont importantes, à l’exception du Liban : le taux de chômage chez les jeunes femmes est presque le triple de celui des jeunes hommes en Égypte, et le double en Iran, en Jordanie et au Yémen.

Dans le cas des pays non producteurs de pétrole, un autre problème se situe dans leur dépendance à la croissance du travail dans les pays producteurs de pétrole. À partir de 1997, par exemple, les étrangers au Koweït ont tenu 99 % des emplois du secteur privé, 42 % des emplois dans le secteur public. Le taux de la main-d’œuvre étrangère par rapport celle domestique reste élevé aussi, il est de 90 % aux émirats arabe unis, 83 % au Qatar et 69 % en Depuis la période de l’indépendance, les pays de la Zone MENA ont investi une proportion élevée de leur PIB vers l’éducation et la santé, ils ont fait des gains remarquables sur les deux comptes. Le taux moyen d’analphabétisme a chuté de 60 % en 1980 à environ 43 % au milieu des années 90, tandis que le nombre des inscriptions dans les écoles à tous les niveaux allait vers le haut de 31 millions à 56 millions au cours de la même période (le PNUD, 2003). L’analphabétisme est encore répandu parmi la jeunesse et les adultes. Le taux est encore plus élevé chez les femmes et les pauvres ruraux.

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Malgré la dépendance élevée à la main-d’œuvre étrangère, et selon les données de l’organisation arabe du travail. Le taux de chômage dans cette dernière catégorie a été compris entre 1,7 % de l’effectif à son plus bas niveau au Koweït, et de 3,4 % au plus haut niveau à Bahreïn. Ils se trouvent entre eux le Qatar avec un taux de 2 %, ensuite les UAE avec un taux de 2,3 %, mais les pressions émergeant dans le marché du travail dans ces pays soulignant que les problèmes d’un chômage important chez les citoyens deviennent un défi majeur dans un proche avenir. Il existe une correspondance avec ces taux faibles, duquel on estime que le taux de chômage est de 6,1% en 2005 en Arabie Saoudite, où il est déjà un défi pour son économie. Le taux moyen de chômage dans les pays de la Zone MENA dans les années quatre-vingt du siècle dernier restait entre le niveau le plus élevé de 16,5 % en Algérie et un niveau aussi bas de 4,8% en Syrie, le deuxième taux en hausse était au Maroc avec 14.2 %, suivie par la Tunisie 13,6 % et ensuite l’Égypte avec 7,6 % puis la Jordanie 6.2 %. Le taux moyen pondéré de chômage pour cette catégorie de pays de la Zone MENA dans les années quatre-vingt, est de 10,6 %.

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