Cours complet sur les déterminismes du sexe

Cours complet sur les déterminismes du sexe, tutoriel & guide de travaux pratiques en pdf.

Les cellules épithéliales vont entourer un certain nombre de gonocytes. Dans les deux sexes, ces cordons sont en relation avec la surface épithéliale.

Evolution testiculaire

Si l’individu est XY, les cordons sexuels primitifs vont continuer de proliférer et envahir la médulla de la gonade. Ils forment les cordons de la gonade. Ces cordons vont perdre leur connexion avec le cortex ; ils s’étirent en profondeur, jusqu’au hile de la gonade.
Entre les cordons et le cortex se glisse une couche épaisse de mésenchyme qui deviendra l’albuginée.
Le cortex involue car les gonocytes sont tous passés dans les cordons testiculaires médullaires.
Vers le 4ème mois, les cordons testiculaires prennent l’aspect de anse dont les extrémités se rapprochant donnent les tubes droits. Pendant la vie fœtale, on ne parle que de cordons testiculaires (ils ne sont pas encore creusés).
Les gonocytes primordiaux, entourés de cellules de soutien donneront les cellules de Sertoli.
Les cordons restent pleins jusqu’à la puberté. Là, ils vont se creuser et devenir les tubes séminifères. Ils se connectent également au Rete testis. Les canalicules de ce Rete testis s’accrochent aux tubules mésonéphrétiques et donnent ainsi les canaux efférents. Ces canaux vont rejoindre le canal de Wolff qui donnera le canal déférent.
Les cellules de Leydig apparaissent avant les tubes séminifères. Elles sont abondantes entre 4 et 6 mois de gestation. Elles forment le tissu endocrine du testicule.

Evolution ovarienne

Les cordons sexuels primitifs se fragmentent en amas dans la zone médullaire. L’épithélium gonadique reste épais et continue à proliférer.
Il se passe une nouvelle poussée de cordons sexuels secondaires (ou corticaux). La région corticale prolifère. Ces cordons vont se détacher légèrement puis se fragmenter.
Les ovogonies se divisent par mitose et entrent vite en prophase 2 de méiose. Cette entrée en méiose s’accompagne d’un « encerclement » de cellules venant de l’épithélium coelomique (les cellules folliculaires). Les follicules primordiaux sont dans la région corticale.
Les cellules folliculaires vont ensuite s’entourer de cellules issues du mésenchyme mésonéphrétique (les cellules médullaires) qui donneront les thèques.
Les gonoductes présents sont :

  • le canal de Wolff (qui donnerait les spermiductes chez un mâle) ;
  • le canal de Muller qui donnera un oviducte chez la femelle.
Lire sur cLicours.com :  Déterminations des caractéristiques physicochimiques des principes actifs

L’évolution de ces canaux est en relation avec les cellules permettant la néphrogenèse.
Au début, on a la coexistence et du canal de Muller et du canal de Wolff. Ils auront par la suite des évolutions distinctes.

  • Chez le mâle, les cellules de Sertoli sécrètent une hormone anti-Mullerienne (AMH). C’est une lipoprotéine homodimérique avec des cystéines (qui permettent la formation de ponts di-sulfures entre les 2 sous unités). Les cellules de Leydig sécrètent tôt la testostérone qui permet de maintenir les canaux de Wolff et de les faire évoluer en canal déférent, vésicule séminale…
  • Chez la femelle, il n’y a pas de synthèse d’AMH (sinon, à un taux insignifiant) ni de testostérone : les canaux de Wolff dégénèrent alors que ceux de Muller persistent.

La gonade bipotentielle

  • Le cas des mâles

Il y a expression de SRY et de SOW9 avant la différenciation des cellules de Sertoli (cellules pré-Sertoliennes). Les cellules du blastème mésonéphrétique sont induites par les cellules de Sertoli en cellules de Leydig. Les cellules de Sertoli expriment le gène SF1 dont le produit a pour cible un récepteur nucléaire.
Chez le mâle, ceci a lieu au stade fœtal ; SF1 est stimulé par SRY (par l’intermédiaire d’un récepteur nucléaire).
Les cellules de Leydig produisent SF1 qui va stimuler les gènes de la stéroïdogenèse, et donc, la synthèse de testostérone. Cette dernière stimule le développement et maintient les canaux de Wolff.
Pour la mise en place des organes externes, la testostérone, sous l’action de 5-alpha-réductase, est modifiée en 5-diHydroTestostérone (5dHT). C’est cette dernière qui favorise la mise en place  des organes génitaux externes mâles.

  • Le cas des femelles

Revoir le schéma précédent
DAX1 stimule la formation de l’ovaire. Comme chez le mâle, SF1 s’exprime. A la puberté, SF1 va stimuler la stéroïdogenèse qui aboutira à la synthèse de progestérone et d’oestradiol.
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