GENERALITES SUR LA POLLUTION ATMOSPHERIQUE

GENERALITES SUR LA POLLUTION ATMOSPHERIQUE

L’air est un mélange gazeux contenant essentiellement 78% d’Azote, 21% d’Oxygène et 1%de gaz rares. Chaque jour environ 10.000 à 20.000 litres d’air transitent par nos voies respiratoires. Cependant la dégradation de la composition de l’air, liée aux activités anthropogéniques, est source de conséquences néfastes sur l’environnement et la santé humaine [Oramip, 2006].

Sources de pollution atmosphérique

Les inventaires d’émissions posent le problème d’exhaustivité. C’est pourquoi identifier correctement les émetteurs est une étape importante dans l’élaboration de l’inventaire. Cette identification correspond également à d’autres préoccupations à savoir: la connaissance de la contribution des différents secteurs permettant la mise en place d’une politique efficace de réduction des émissions.photochimiques plus ou moins différées (polluants secondaires). Ces valeurs de concentration ambiante sont mesurées par des capteurs de surveillance de la qualité de l’air. D’autres facteurs interviennent également pour caractériser l’exposition : le degré de ventilation respiratoire des personnes influencé par l’âge, le sexe, l’activité physique, le temps passé dans différents milieux au cours de la vie courante comme dans l’air extérieur dans lequel les séjours sont habituellement brefs par rapport aux milieux intérieurs, espaces clos plus ou moins bien ventilés… [SFSP, 1996].

Influence automobile sur la qualité de l’air

Le réseau routier du Sénégal s’étend sur un total de 14282Km dont 4046 Km de routesrevêtues. Toutes catégories de véhicules confondues, le parc automobile est estimé à 183.684 véhicules en 2000 contre 167.099 véhicules en 1999, soit une augmentation de 9,9%. L’analyse de la structure des nouvelles immatriculations selon l’état des véhicules a permis de mettre en évidence la prédominance des véhicules neufs sur le marché de l’automobile entre 1980 et 1986, leur part étant estimée à 2/3 des immatriculations. Depuis 1987, on assiste à un vieillissement du parc, attribuable au flux important de véhicules d’occasion enregistrés durant ces dernières années. En effet, de 55,3% en 1987, la part des véhicules d’occasion dans le parc immatriculé passe à 90,5% en 2000. Leur poids annuel dans les immatriculations s’établit à 70,2% sur la période 1987-2000, chiffre comparable à celui fourni par l’étude sur le secteur automobile au Sénégal, qui estime la part du marché informel de l’automobile à 70% du marché global [DTT/DPS, 2001].

Principaux polluants automobiles

Le transport automobile figure parmi les principales sources de pollution au Sénégal. Les polluants rejetés dans l’atmosphère sont: -Le Dioxyde de Carbone (CO2) produit par l’oxydation du carbone des carburant, -Le Monoxyde de Carbone (CO) provenant d’une combustion incomplète du carburant, -Les oxydes d’Azote (NOx) formés à haute température par l’oxydation de l’azote de l’air, principalement NO et NO2, -Les particules résultant d’une part d’une combustion incomplète (notamment par les véhicules diesel) du carburant lubrifiant, et d’autre part de phénomènes d’usure et de frottement, -Les composés organiques volatils (COV) comprenant des hydrocarbures (alcanes, alcènes, aromatiques monocycliques…), et des composés oxygénés (aldéhydes, acides, cétones, éthers…). L’évaporation du carburant lors du remplissage du réservoir et au niveau de l’alimentation des véhicules est également source d’émission, notamment pour l’essence plus volatil que le gazole, -Les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), tels que le benzo (a) pyrène, le benzo (k) fluoranthène. Ces composés lourds se retrouvent pour certains à la surface des particules, alors que les plus volatils, émis en moindre quantité, sont présents dans la phase gazeuse. -Le dioxyde de soufre (SO2) formé à partir du soufre contenu dans le gazole, -Les métaux (plomb) présents dans les huiles et les carburants (essence plombée). Le CO, NOx et les COV évoluent chimiquement dans la troposphère sous l’effet du rayonnement solaire, et sont à l’origine d’une pollution photochimique caractérisée par une production d’ozone et d’autres espèces dangereuses pour la santé et l’environnement (peroxyacétylnitrates, aldéhydes, acide nitrique, eau oxygénée, …).incomplètes de charbon, les particules en suspension sont aujourd’hui principalement issues des véhicules automobiles, des industries d’énergie non nucléaire ainsi que des réactions chimiques entre gaz atmosphériques et l’humidité de l’air. Les études toxicologiques et épidémiologiques mentionnent les particules fines comme un facteur d’accroissement de maladies respiratoires chroniques et de mortalité précoce. Les grosses particules (PM10) sont retenues par les voies aériennes supérieures tandis que les plus fines (PM2.5) pénètrent profondément dans l’appareil respiratoire où elles peuvent provoquer une inflammation et altérer la fonction respiratoire dans son ensemble. Les particules ultrafines sont suspectées de provoquer également des effets cardiovasculaires. Certaines particules ont des propriétés mutagènes et cancérigènes, c’est le cas notamment de certaines particules émises par les moteurs diesel qui véhiculent certains hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) [Hossen, 2002 ; SFSF, 1996 ; Salma et al., 2002 ; Pope III et al., 2002].

 

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