La phase de dans le cycle de projet/ programme PLANIfIcATIoN

La phase de dans le cycle de projet/programme 

Phase d’analyse

Analyse de la situation et du problème

Le but des premières étapes de la phase d’analyse est de mieux comprendre les informations rassemblées durant la phase d’appréciation. Il s’agit souvent d’une étape transitoire entre l’appréciation initiale et la conception, mais les étapes précises nécessaires dépendront de la façon dont l’appréciation initiale a été menée. Les conclusions et recommandations de l’appréciation devraient servir de base à l’analyse plus approfondie des problèmes à résoudre. Si les informations recueillies semblent être imprécises, incomplètes ou biaisées, il peut être nécessaire de reconduire certaines étapes de l’appréciation, en utilisant les méthodes et les outils pertinents ..il est par conséquent utile que les personnes ayant effectué l’appréciation initiale participent à cette étape de la phase de planification. En règle générale, si l’équipe d’appréciation a déjà accompli certaines des étapes décrites ci-après (par exemple l’analyse des parties prenantes ou du problème), et que ses conclusions et ses recommandations recueillent un consensus parmi tous les acteurs participant à l’appréciation et à la planification de l’intervention, il n’est pas nécessaire de reconduire ou de compléter ces étapes.
4.1.1 Outils d’analyse
L’analyse de la situation nécessite des outils permettant de résumer, de comparer, de classer par ordre de priorité et d’organiser les données. Une grande variété d’outils peut être utilisée – ceux qui sont présentés ici ne sont que des exemples et ne sont pas nécessairement les mieux adaptés à chaque situation. Un outil n’est utile que s’il est employé au bon moment et de la façon appropriée. Un même outil peut être utilisé à différents moments. Ce manuel propose trois outils pour analyser la situation dans laquelle une équipe a l’intention d’intervenir: 1. Analyse des parties prenantes: pour évaluer les problèmes, les intérêts et le potentiel des différents groupes à la lumière des conclusions de l’appréciation. 2. Analyse FFOM (forces, faiblesses, opportunités et menaces): outil utile sous de nombreux aspects, notamment (comme suggéré ici) pour évaluer les capacités de l’organisation ou de l’équipe de mise en œuvre. 3. Analyse de l’arbre des problèmes: pour se faire une idée des principaux problèmes et de leurs causes, en se concentrant sur les relations de cause à effet. Les outils ci-dessus peuvent être complétés ou remplacés par d’autres outils, pour autant que les critères minimaux soient remplis.

Analyse des parties prenantes

Dans ce contexte, une « partie prenante » est une personne ou un groupe de personnes ayant un intérêt dans l’intervention planifiée. L’« analyse des parties prenantes» est une technique utilisée pour définir et évaluer les intérêts des Quel que soit l’outil utilisé pour l’analyse de la situation, il devrait au minimum: > encourager la participation, notamment des bénéficiaires visés par l’intervention, ainsi que de toute l’équipe de planification et d’autres collaborateurs et volontaires concernés de la SN ; > permettre à l’équipe de prendre des décisions sur la façon d’intervenir; > comprendre une auto-évaluation afin de déterminer la capacité d’intervenir de l’institution ou de l’équipe de mise en œuvre; > laisser de la place à la créativité pour planifier les changements nécessaires afin d’améliorer la situation; > recueillir des données qualitatives et quantitatives et des informations objectives et subjectives. Note: Lorsque les interventions de la Société nationale sont mises en œuvre en partenariat avec la Fédération internationale, le CICR ou une Société nationale sœur, il est important que la Société nationale hôte mène elle-même l’analyse, avec la pleine participation de ses partenaires. Critères minimaux pour l’analyse de la situation 19 Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge Partie III La phase de planification dans le cycle de projet/programme personnes, groupes ou institutions que l’intervention vise à aider, et d’autres acteurs qui pourraient avoir une influence significative sur la réussite de l’intervention. Le but global d’une analyse des parties prenantes est de s’assurer que l’intervention se déroule dans les meilleures conditions possibles, en l’harmonisant de façon réaliste avec les besoins et les capacités des parties prenantes. Une façon de conduire cette analyse est de mettre au point un tableau comparatif. Il s’agit tout d’abord de déterminer quelles sont les parties prenantes. Dans l’exemple proposé à la Figure 2, les parties prenantes sont classées dans les catégories suivantes: a) Institutions qui participeront éventuellement à l’intervention: la Société nationale en charge de la mise en œuvre, les Sociétés nationales sœurs, les organismes des Nations Unies, les ministères du gouvernement, la délégation de la Fédération internationale, etc. b) Groupes cibles, par exemple groupes vulnérables ou bénéficiaires potentiels, comme les «mères de jeunes enfants», «les jeunes de moins de 30 ans» ou, dans un projet de renforcement des capacités, «les membres Jeunesse de la Société nationale», etc. c) Autres, par exemple diverses associations, groupes locaux, écoles, ONG locales, dirigeants communautaires, médias, etc. Ensuite, les problèmes, les intérêts, les besoins, le potentiel, les interactions et d’autres facteurs pertinents doivent être définis et analysés pour chaque partie prenante. Les facteurs à étudier pour chaque partie prenante peuvent varier d’un contexte à l’autre, mais les facteurs clés comprennent en principe: a) Problèmes: Quels sont les principaux problèmes révélés par l’appréciation initiale et ayant une incidence sur la partie prenante en question? (Par ex. une éducation ou des soins de santé insuffisants, de faibles rendements des cultures, un taux élevé de chômage, etc.) b) Intérêts: Qu’est-ce qui motive le groupe de parties prenantes? (Par ex. la musique et la danse, le sport, les nouvelles technologies, la reconnaissance, etc.) c) Potentiel: Comment le groupe de parties prenantes peut-il contribuer à résoudre les problèmes relevés ? (Par ex. engagement fort dans certains domaines d’intérêt, volontariat, idéalisme, temps libre, connaissance de l’environnement, etc.) d) Interactions: Comment l’équipe de mise en œuvre peut-elle interagir avec ce groupe, et quelles voies de communication peut-elle utiliser? (Par ex. associations de jeunes, centres communautaires, membres ou formateurs Croix-Rouge/Croissant-Rouge, écoles, familles, etc.) e) Actions de tiers : Y a-t-il déjà une association, une organisation, un groupe, etc. qui réalise un projet ou déploie une action en faveur du groupe sélectionné? Si oui, cherchez à savoir de qui il s’agit et les activités qu’il/elle mène, pour éviter toute duplication de travail et établir les bases d’une éventuelle collaboration en vue d’économiser les efforts et les ressources. f) Actions Croix-Rouge/Croissant-Rouge: Existe-t-il un projet/programme ou service Croix-Rouge/Croissant-Rouge, ancien ou actuel, qui vise ce groupe? Si tel est le cas, l’équipe devrait s’entretenir avec ceux qui mettent en œuvre le projet/ programme pour déterminer s’il suffit en l’état actuel ou s’il doit être renforcé, amélioré ou remplacé.

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