Analyse des interviews réalisés auprès des élus locaux

Analyse des interviews réalisés auprès des élus locaux

Les entretiens réalisés auprès des élus locaux et des institutions a mis en évidence les outils utilisés par ces derniers pour lutter contre les trois phénomènes à l’origine de la fermeture du paysage sur le territoire d’étude. En recensant quels outils étaient utilisés et en prenant en compte les avis de chacun de ces acteurs institutionnelle, nous avons pu élaborer un schéma représentant la portée opérationnelle du label UNESCO à travers la thématique du paysage. A partir de l’analyse des couples photographiques puis de l’analyse cartographique de l’évolution du paysage. Nous avons pu identifier l’urbanisation comme phénomène de la fermeture du paysage. Par l’observation photographique, nous avons remarqué que :  En plus de cela, nous pouvons remarquer que les bâtiments nouveaux présentent des architectures modernes ne correspondant pas avec l’architecture ligérienne. Ce qui nuit à leur insertion dans le paysage. Egalement, on observe le développement de bâtiments liés à l’industrie ou au commerce (grande surface). Les phénomènes provoquant la fermeture du paysage ont pu être quantifiés. Ainsi, nous pouvons définir que l’urbanisation est responsable à hauteur de 43,3% de la fermeture du paysage, sur notre terrain d’étude. Loire » (Charte d’engagement Val de Loire – patrimoine mondial de l’UNESCO). « Les collectivités publiques du site du Val de Loire sont, dans le cadre de leurs compétences respectives, les partenaires de l’Etat vis-à-vis de l’UNESCO dans l’exercice de la garantie du respect des termes de la Convention » (Charte d’engagement Val de Loire – patrimoine mondial de l’UNESCO). Elles sont ainsi, en ce qui concerne le patrimoine bâti, responsable de sa protection et de sa valorisation. Les collectivités locales sont responsables de la localisation des problématiques d’aménagement et de la mise en application des orientations stratégiques. Selon le code de l’urbanisme (art. L.121-10), « la commune détermine les conditions permettant de limiter l’utilisation de l’espace, de préserver les activités agricoles, de protéger les espaces forestiers, les sites et les paysages ». D’un point de vue théorique la commune possède les éléments de la planification, elles possèdent les outils et les compétences (permis de construire, PLU, POS) pour maitriser la pression urbaine. L’inscription du territoire au patrimoine mondial de l’UNESCO doit favoriser le choix d’un développement cohérent et maitrisé. Profitant d’un attrait touristique accrue, les communes sont alors en théorie moins facilement tentées par le choix d’un développement urbain conséquent et non maitrisé, au profit d’une plus value financière importante. Cependant, l’urbanisation représente plus de 40% du phénomène de la fermeture du paysage. Afin de mieux comprendre et d’identifier les motifs de ce développement de l’urbanisation, nous avons procédé à des interviews auprès des acteurs locaux.

Les communes affirment vouloir conserver le caractère « rural »

« L’UNESCO c’est un label. C’est une valorisation de notre patrimoine. Bien sûr que c’est quelque chose que l’on prend en compte. Par contre on n’a pas attendu l’UNESCO pour faire des projets. Il y a toujours un écart entre la théorie et son application. Que ce soit au niveau du SCOT, de l’UNESCO… c’est vraiment délicat à mettre en application au niveau local. Les textes sont écrits hors cadre, ne prennent pas forcément compte de toutes les problématiques locales. Que l’UNESCO mette l’accent sur une prise en compte commune du paysage (paysage = territorialité) c’est très bien, ça serait même super que l’on puisse approfondir cette thématique et cette manière de travailler. Mais concrètement c’est plus délicat. Pour réaliser un projet il faut des certitudes, on ne peut pas baser nos projets de développement là-dessus. » territoire au patrimoine mondial de l’UNESCO doit orienter les communes vers un développement cohérent. Cependant, L’UNESCO ne permet pas de restreindre l’utilisation des documents de gestion d’occupation des sols et documents stratégiques. Lors des entretiens, nous avons pu constater que deux autres outils (le troisième ayant une influence moindre) ont une réelle influence dans les choix stratégiques de développement.

 

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