La Croissance Economique De la Théorie à l’applicaTion

La Croissance Economique De la Théorie à l’applicaTion

La Croissance Economique depuis les Classiques

Les économistes ont commencé à penser à la croissance économique depuis déjà deux siècles et demi, plus exactement en 1776 lorsque Adam Smith a publié son célèbre livre « La Richesse des Nations ». Durant les quelques décennies qui ont suivi, d’autres économistes, en l’occurrence, Malthus, Ricardo, Mill et autres, ont traité du même sujet mais chacun de son propre point de vue. Toutefois, ils se partageaient une idée commune à propos de la croissance économique ; cette dernière ne peut pas durer sur le long terme. D’après leur théorie, l’effet de la croissance gagnée en production est rapidement effacé par celui de la croissance démographique. Cette théorie, qu’on nomme aujourd’hui « La Théorie Classique de la Croissance », a été, et pendant une très longue durée, incontestable même si elle était loin d’expliquer toutes les faces de la croissance, ni toutes ses causes. Cette position de monopole ne pouvait se perpétuer; les économistes de la fin du Dix-neuvième Siècle ne pouvaient s’empêcher de réfléchir à d’autres facteurs ayant un quelconque effet sur la croissance économique. A première vue, le progrès technologique qu’ont connu le Royaume Uni, et le reste de l’Europe par la suite, est un élément clé dans la croissance de la productivité des facteurs de production, l’exclure de l’équation porterait un préjudice à la fiabilité de toute la théorie. Les raisons qui ont poussé les Néoclassiques et les économistes contemporains à inclure le progrès technologique dans leurs modèles seront discutées durant cette section ; mais avant d’arriver à ceci, on devra avoir une idée plus claire sur la croissance économique : ses sources, ses caractéristiques, et les causes derrière l’inégalité des performances entre les différents pays. La Théorie Classique de la Croissance est ensuite visitée. Comprendre la dynamique de croissance proposée par cette théorie sera d’une grande utilité pour expliquer le besoin d’introduire le progrès technologique en tant que facteur de croissance. 1.1. Généralités sur la Croissance La croissance économique d’un pays peut être définie comme « une augmentation soutenue des capacités de production d’un nombre croissant de biens économiques, ces capacités sont basées sur une technologie de plus en plus avancée, et les ajustements institutionnels et idéologiques qui lui conviennent ». 1 Une première remarque à retenir de cette définition est la durabilité de la croissance économique sur le long terme, autrement son effet risque de s’estomper dans le temps. Une deuxième remarque concerne la diversification des biens économiques offerts aux consommateurs ; d’un coté on arrivera à satisfaire le maximum des besoins de consommation, et de l’autre coté un plus grand nombre de sociétés ne peut être que bénéfique pour absorber la main d’œuvre disponible La définition citée ci-dessus propose deux éléments essentiels pour garantir un tel niveau de croissance : le progrès technologique dont l’effet est directement reflété par l’augmentation de la productivité de l’économie et du bien-être de la population, et le cadre institutionnel, représenté par les autorités publiques, et qui a pour principale mission d’organiser et protéger les intérêts des producteurs et des consommateurs.

Les Déterminants de la Croissance Economique

La croissance économique de n’importe quel pays dépend de trois facteurs majeurs : 1 l’accumulation du capital, l’expansion démographique et le progrès technologique. L’accumulation du capital résulte du choix des ménages à épargner et investir une partie de leurs revenues ; ce choix a pour but principal l’augmentation de la production future et par la suite leurs revenus futurs. Les nouvelles usines et machines, les nouveaux équipements et matériaux contribuent à l’augmentation du capital physique de la nation, ce qui à son tour permet de réaliser des niveaux de production de plus en plus élevés. Parallèlement, l’investissement dans les ressources humaines peut améliorer leur qualité au point d’obtenir un effet égal ou supérieur à l’effet que peut produire l’augmentation du nombre de travailleurs. Par ailleurs, l’éducation réglementaire et les stages de perfectionnement peuvent augmenter la rentabilité des investissements directs dans le mobilier, les machines et les matériaux. L’expansion des opportunités éducatives contribue à la croissance économique via : 2  La création d’une main d’œuvre plus productive jouissant de plus de connaissances et de compétences ;  La création d’emplois rémunérés à l’intention des enseignants, des employés d’écoles, des sous-traitants en bâtiments et maintenance, des fabricants de livres et articles scolaires ;  La création d’une classe de leaders éduqués et capables de combler les postes vacants au sein des services gouvernementaux, des sociétés publiques et privées, des institutions politiques ;  La promotion d’un système éducatif qui peut contribuer à généraliser l’alphabétisation parmi les personnes âgées et les familles les plus démunies. Ces formes d’investissement, ainsi que d’autres, sont nécessaires pour garantir une accumulation du capital via la création de nouvelles ressources ou l’amélioration en qualité des ressources déjà disponibles. Cela implique également un choix à faire, consommer moins maintenant pour en avoir assez plus tard. L’expansion démographique (jumelée à une augmentation de la population active comme effet retardé) a toujours été considérée comme un facteur stimulant la croissance économique ; une population plus large signifie, à la fois, plus de travailleurs productifs et des marchés domestiques plus grands, donc une consommation plus importante. Néanmoins, l’effet d’une expansion démographique accélérée sur la croissance dépend des capacités de l’économie à absorber le nombre croissant de travailleurs ; ces capacités dépendent directement du taux et de la nature de l’accumulation du capital, ainsi que des compétences administratives et managériales des décideurs. Le progrès technologique se manifeste par l’utilisation de nouvelles méthodes dans l’accomplissement des taches plus ou moins traditionnelles telles que cultiver bu blé, façonner un costume ou bâtir un grenier. On remarque déjà que l’effet du progrès technologique ne peut être visible qu’à travers les autres facteurs de production, à lui seul ceux sont juste des idées non productives1 . L’association de la technologie au capital physique et au travail se manifeste à travers trois différentes formes : par un effet neutre, en économisant le capital ou le travail et enfin en améliorant le capital ou le travail.

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