Le mécanisme de la spermatogenèse

Méthode de température

La température doit être prise et relevée quotidiennement par l’intéressée, à une heure à peu prés fixe, dés le réveil définitif, avant de se lever du lit et noter tout de suite sur une feuille de température.
On évite en effet les rapports sexuels au moment où la libido est parfois très forte. Ils ne sont autorisés dans la date comprise entre le 3 ème jour suivant le décalage thermique confirmée et les règles.

Méthode sympto-thérmique

Elle associe la méthode de température basale avec des signes pré-ovulatoires pour déterminer l’état de fertilité de la femme, tels que : la glaire cervicale, la sensibilité du seins, les douleurs et la sensation de lourdeur abdominale, les microrragies ou pertes.
La méthode s’avère peu efficace car l’indice de Pearl se situe entre 10 et 30% année femme.
Méthode de la glaire cervicale ou méthode de BILLINGS ou méthode de contraception d’auto observation : cette méthode est basée sur l’auto-observation quotidienne de la glaire cervicale. La femme doit surveiller le volume et la consistance de la glaire cervicale dans la vulve pour déterminer le but de la période de fécondité.
Pendant les jours fertiles ou période ovulatoire, la glaire prend un aspect fluide, transparente, filante, limpide, avec sensation de glissement (19)(20).
Quant aux jours infertiles ou période lutéinique la glaire cervicale devient épaisse, pâteuse, opaque, collante, voire coagulée.

Méthode du col 

Nous présentons dans le tableau n°01 les résultats obtenu au toucher quotidien du vagin selon la phase du cycle.

Méthode d’allaitement maternel

La MaMa est une méthode contraceptif qui repose sur l’exploitation de la période d’infécondité entraînée par l’allaitement maternel intensif.
Au cours de l’allaitement, le succion du mamelon au cours de la tétée entraîne une augmentation automatique du taux de la PROLACTINE dans le sang, induisant la sécrétion du lait. Les pics de prolactine qui vont persister pendant toute la durée de l’allaitement exclusif, provoquent un blocage de l’ovulation il en résulte une protection contre la grossesse d’où l’espacement favorable des naissances.
Le taux de prolactine est fonction :
– du nombre des tétées / 24h ;
– de la durée de chaque tétée ;
– de la fréquence des tétées ;
– de la durée de l’allaitement.
Plus le taux de prolactine est élevé, plus fort est l’effet contraceptif.
Pour que l’allaitement maternel ait une action contraceptive, la femme doit remplir les conditions suivantes :

Allaitement

* à la demande y compris la nuit ;
* exclusif (pas de supplément) ;
* tétées fréquentes (au moins 10/24h).
– Le Bébé a moins de six mois ;
– La femme est en aménorrhée en sachant que les pertes de sang pendant les huit semaines après l’accouchement ne sont pas prises en considération.

Les méthodes barrières

Ce sont des méthodes mécaniques qui empêchent les spermatozoïdes de pénétrer dans la glaire cervicale.

Le préservatif Masculin (Condom ou Capote)

Le condom est une enveloppe en latex ou en polyuréthane (plastic) dont on revêt le pénis en érection, juste avant la pénétration de façon a recueillir le sperme lors de l’éjaculation et empêche les spermatozoïdes d’arriver à la glaire cervicale. On peut l’utiliser en plus d’une autre méthode pour se protéger de l’IST et du VIH.

Les préservatifs féminins

En forme de tunnel en polyuréthane, possèdent un anneau à chaque extrémité.
Le condom féminin se place 8 heures avant le rapport sexuel, il constitue un obstacle à l’ascension des spermatozoïdes dans l’utérus et est à renouveler après chaque acte sexuel.

Le diaphragme et la cape cervicale

Ce sont les barrières à utiliser avec un spermicide. On les place dans le vagin, devant ou sur le col de l’utérus, on ne les emploie plus beaucoup.

Les produits spermicides

Présentés sous plusieurs formes : mousses, ovules, comprimés, crèmes, gelées, éponges. Le produit actif : Chlorure de Benzalkonium, Nonoxynol 9.

Les méthodes hormonales

Les contraceptifs oraux ou pilules

Les contraceptifs oraux ou « pilules » anti- conceptuelles sont généralement des dragées prises par voie orale, contenant des hormones (un œstrogène et un progestatif ou un progestatif seul) en proportion variable qui empêche la survenue d’une grossesse.

Les pilules oestro-progestatives

Pilules classiques: A base d’œstrogène et de progestérone, prises en dose constante pendant 21 jours, suivies d’une intervalle de sept jours durant lequel la femme ne prend pas de pilule ou prend un placebo, des comprimés de fer ou des vitamines. Pilules séquentielles: elles contiennent de l’œstrogène à prendre au cours de la première partie du cycle pendant quatorze jours à seize jours, et de l’œstrogène combiné avec de la progestérone qui est à prendre pendant cinq à sept jours. L’administration de ces pilules est suivie d’un intervalle de sept jours durant lequel, la femme ne prend pas de pilules, ni de placebo.
On peut classer les pilules selon les doses d’œstrogène :
– les pilules fortement dosées renfermant plus de 50 mg d’ethinyl estradiol ou 80 mg de mestranol ;
– les pilules classiques mono dosées, enfermant 30 mg d’ethinyl ou 50 mg de mestranol ;
– les pilules mini dosées, renfermant 20 à 25mg d’ethinyl oestradiolou 30 à 50 mg de mestranol.
Les pilules combinées ont des effets contraceptifs en exerçant unerétroaction négative sur la sécrétion des gonadotrophines hypophysaire (LH et FSH) avec, pour effet, le blocage des deux fonctions des ovaires :
– absence d’ovulation ;
– absence de sécrétion ovarienne : œstrogène et progestérone (les ovaires sont mises au repos).
Comme actions secondaires :
– imperméabilisation de la glaire ;
– effet anti-nidatoire (amincit le revêtement de l’endomètre et entraîne un épaississement de la glaire cervicale dû à la présence de progestatif).
L’indice de Pearl est de 100% année-femme, c’est la plus efficace des méthodes contraceptives.
* Les pilules progestatifs ou micro-pilules
Elles sont caractérisées par l’administration d’un progestatif seul, faiblement dosé. Elles ont un double rôle :
– imperméabilité de la glaire ;
– effet anti-nidatoire sur l’endomètre (la fonction ovarienne est généralement conservée).
Les pilules micro progestatives se prennent quotidiennement pendant trente jours et du 5 ème jour au 25 ème jour pour les pilules progestatives. L’indice de Pearl est d’environ 99% année-femme, donc très efficace.
– Les contraceptifs injectables (27)(28)
Les plus fréquemment utilisés sont :
– DEPO PROVERA ou AMPD (Acetate de Depo-Medroxy Progestérone) présente en flacon d’une dose de 150mg dans 1ml, injection intra musculaire tous les trois mois ;
– NORISTERAT (L’enantale de Norethesterone, présenté en une dose de 200 mg dans 1ml,injection intra musculaire tous les 02 mois).
Le progestatif à effet retard et d’action prolongée, bloque l’ovulation, épaissit la glaire cervicale qui devient imperméable aux spermatozoïdes. L’endomètre est ainsi impropre à la nidation.
L’indice de Pearl est de 99% année-femme, donc très efficace.
– L’implant contraceptif NORPLANT
Le NORPLANT contient un progestatif le LEVONORGESTREL. Inséré chirurgicalement sous la peau de la partie supérieure du bras de la femme , cet implant diffuse le produit dans le sang à un rythme lent et constant, dès les 24h après sa mise en place.
Il annule l’ovulation au moins dans la moitié des cycles menstruels, épaissit la glaire cervicale et empêche ainsi la progression des spermatozoïdes vers l’ovule.
Le NORPLANT doit être retiré après 05 ans d’utilisation au moment où la méthode commence à échouer. L’indice de Pearl est de 99%.
Le NORPLANT est indiqué aux femmes qui désirent :
– une contraception continue ;
– un espacement long entre les naissances ;
– ne pas utiliser le stérilet, les pilules et les contraceptifs injectables ;
– ne pas subir la ligature des trompes.

Dispositifs intra- utérins (DIU) ou stérilets 

Les sels de cuivre libérés par le DIU ont des effets sur la glaire, rendant ainsi la muqueuse utérine inapte à la nidation :
– action mécanique : pression directe sur l’endomètre ;
– réaction inflammatoire.

Les méthodes de contraception chirurgicales volontaires ou CCV 

– Vasectomie ou ligature du déférent. C’est la stérilisation masculine la plus utilisée effectuée sous anesthésie locale. On bloque le canal déférent par coupure suivie d’une attache ou électrocoagulation pour empêcher les spermatozoïdes de se mélanger au sperme.
– Contraception chirurgicale volontaire ou ligature section des trompes .
C’est une intervention relativement simple par anesthésie locale. Une petite incision de l’abdomen (mini laparotomie) ou une petite perforation avec un laparoscope (laparoscopie) permet de couper et de lier, de pincer ou de cautériser les extrémités. Ceci inhibe le rencontre de l’ovule et des spermatozoïdes.
L’indice de Pearl est de 100% année-femme.

La contraception de demain

Ce sont encore des moyens contraceptifs en exploitation. Ces nouveaux moyens visent à augmenter l’efficacité et/ou à minimiser les effets secondaires provoqués par les méthodes actuellement disponibles.
– La contraception hormonale
Ce sont des nouvelles méthodes à effet retard, notamment :
– l’anneau vaginal ;
– les micro sphères injectables ;
– les implants biodégradables qui sont de deux sortes le CAPRONORet les PELLETS ;
– les produits injectables mensuels.
– Le sexomètre ou « thermomètre intelligent »
C’est un appareil électronique, autorisé pour la détection de l’ovulation de la période inféconde post ovulatoire du cycle menstruel.
– La stérilisation fémininepar occlusion chimique des trompes
C’est une méthode non chirurgicale qui sert à introduire du methyl-cyano acrylate dans les trompes à travers le col, au moyen d’un appareil spécialement conçu à cette fin.

Entretien

Le médecin établit et l’identification de la cliente en lui posant diverses questions et l’aide à parler de ses besoins et de ses souhaits.
On lui demande si elle a déjà des expériences contraceptives, des antécédents médicaux, chirurgicaux, et gynéco obstétricaux.

Renseignements sur la méthode contraceptive

Dans cet étape l’agent du PF fournit les renseignement sur toutes les méthodes suivies au centre, leurs fonctionnement respectifs, les avantages, les inconvénients et les effets secondaires.
Les risques que pourrait engendrer une grossesse d’une part et lapratique de contraception, d’autre part, seront également soulevés à la cliente.

Choix de la méthode contraceptive

A ce niveau la cliente est amenée à faire un choix selon les affinités du couple, ses projets familiaux et ses préférences en PF.
– Entretien et Rendez-vous
Une fois une méthode contraceptive établie, l’agent du PF assurera les démarches ci-dessous :
– Discuter de l’expérience de la cliente concernant la méthode choisie
– Décrire le mode d’action, les avantages et les inconvénients de la méthode
– Faire un interrogatoire et un examen physique qui comprend :
* l’inspection des conjonctives ;
* l’examen cardio- vasculaire : mesure de la tension artérielle, l’auscultation cardiaque, l’inspection des états veineux (varices et hémorroïdes) ;
* l’examen gynécologique : examen des seins, examen au speculum ;
* le toucher vaginal combiné avec la palpation abdominale ;
* les résultats de ces examens sont mentionnés dans la fiche individuelle et le registre de la PF et dans le carnet de la consultante également.
– Selon la méthode choisie, délivrer les moyens contraceptifs :
* pour les contraceptifs oraux : livrer une plaquette de MICROGYNON ou OFEMENAL pour la nouvelle pratiquante en général, trois plaquettes au moment de l’approvisionnement ;
* pour les contraceptifs injectables : faire l’injection intramusculaire qui se renouvelle tous les 3mois pour le DEPO – PROVERA et tous les deux mois pour le NORISTERAT ;
* pour le condom masculin ou spermicides : livrer en général 20 (vingt) pièces par mois. Cependant, la quantité pour le réapprovisionnement dépend de la date du prochain rendez-vous ;
* insérer le DIU signalons que la notion de réapprovisionnement n’est pas valable car la pose d’un stérilet ne se fait qu’une seule fois.
– Expliquer le mode d’emploi de la méthode
– Programmer la consultation de suivi selon les normes. En général, pendant la consultation, la cliente subit systématiquement un examen physique complet, un dépistage des effets secondaires, un traitement symptomatique, si non, un changement ou arrêt de méthode est recommandé par le médecin.
– Appliquer la procédure pour la consultation de suivi :
* un mois après la consultation, puis tous les deux mois pour les contraceptifs oraux ;
* tous les deux ou trois mois suivant le médicament choisi pour les contraceptifs injectables ;
* une semaine après la pose, puis un mois après le premier contrôle et ensuite tous les six mois pour le DIU ;
* pour les clientes régulières qui n’ont pas réclamation particulière, le suivi ensuite tout simplement aux prises de poids, de la tension artérielle, en cas de contraceptifs hormonaux. En cas de DIU l’examen au spéculum, le toucher vaginal et l’inspection de la conjonctive doivent être appliqués.
A noter que les clientes peuvent repasser au centre avant la prochaine date de consultation si des effets indésirables se manifestent entre temps.

METHODOLOGIE

Il s’agit d’une étude rétrospective du programme de la planification familiale effectué au CSBII d’Ambohipo. La population cible est constituée par les femmes fréquentant le centre.

Etude rétrospective

La procédure de cette étude consiste à dépouiller toutes les fiches individuelles des nouvelles utilisatrices au cours de l’année 2003, préalablement remplies par le responsable de ce service. Nous avons pris comme population cible, toutes les femmes ayant des dossiers complets et bien remplis, les dossiers incomplets ne rentrent pas dans le cadre de notre étude.
Nous avons axé notre travail sur les paramètres suivants :
– âge de la femme ;
– la méthode utilisée ;
– le niveau d’instruction ;
– la situation matrimoniale ;
– le nombre d’enfants vivants ;
– les motifs d’adhésion ;
– les sources d’informations ;
– les suites des méthodes contraceptives ;
– les causes du changement.

RESULTATS

Parmi les fiches individuelles des nouvelles utilisatrices recensées en 2004, 358 femmes répondent à nos critères de sélection. Le tableau suivant donne un aperçu global de l’adhésion de ces clientes avec la méthode suivie

Table des matières

INTRODUCTION
PREMIÈRE PARTIE : REVUE DE LA LITTÉRATURE 
1. Rappels anatomo-physiologiques
1.1. Le système reproductif de la femme
1.1.1. Anatomie
1.2. Physiologie
1.2. Le système reproductif de l’homme
1.2.1. Anatomie
1.2.2. Le mécanisme de la spermatogenèse
1.3. La fécondation
2. quelques Définitions
2.1. La Planification Familiale
2.2. L’espacement des Naissances
2.3. La Limitation des Naissances
2.4. La Contraception
2.5. Grossesses à risques
3. Généralités sur la planification familiale
3.1. Historique
3.2. Les Bienfaits
3.3. Les différentes méthodes contraceptives
3.3.1. Généralités
3.3.2. Les méthodes traditionnelles
3.3.2. Les méthodes naturelles
3.3.4. Les méthodes barrières.
3.3.5. Les méthodes hormonales
3.3.6. Dispositifs intra- utérins (DIU) ou stérilets
3.3.7. Les méthodes de contraception chirurgicales volontaires ou CCV
3.3.8. La contraception de demain
DEUXIEME PARTIE : NOTRE ÉTUDE
1. Objectifs de l’ETUDE
2. Cadre d’étude
2.1. Présentation du CSB II d’Ambohipo
2.2. Le personnel du CSB II
2.3. Le secteur sanitaire
2.3.1. Démographie et Fokontany
2.4. Le service de la planification familiale
2.4.1. Matériel
2.4.2. Déroulement des consultation en PF
3. Méthodologie
4. Résultats
4.1. Age
4.2. Les méthodes utilisées
4.3. Situation matrimoniale
4.4. Nombre d’enfants vivants
4.5. Le niveau d’instruction
4.6. Les sources d’informations
4.7. Les motifs d’adhésion
4.8. Suivi et contrôle
4.9. Proportion des femmes perdues de vue récupérées
TROISIÈME PARTIE : COMMENTAIRES ET SUGGESTIONS
1. Commentaires
1.1. Description globale des femmes utilisatrices
1.1.1. Age
1.1.2. Nombre d’enfants vivants
1.1.3. Niveau d’instruction
1.1.4. Le motif d’adhésion
1.1.5. Source d’information
1.1.6. Situation matrimoniale
1.1.7. Causes du changement
1.1.8. Suivi des acceptantes
1.2. La pratique des méthodes contraceptives
1.2.1. Age et méthodes
1.2.2. Nombre d’enfants vivants et méthodes
1.2.3. Situation matrimoniale et méthodes
1.2.4. Niveau d’instruction et méthodes
1.2.5. Les motifs d’adhésion et méthodes
1.2.6. Sources d’information et méthodes
1.2.7. Causes de changement et méthodes
1.2.8. Suivi et méthodes
2. Suggestions
2.1. Au niveau national
2.2. Au niveau du service de planification familiale de CSB II d’Ambohipo
2.2.1. Pour la qualité de service
2.2.2. Pour les utilisatrices
2.2.3. Pour la qualité de soins
2.2.4. Adopter le programme de CCC (Communication pour le changement de comportement)
CONCLUSION
BIBLIOGRAPHIE
ANNEXES

projet fin d'etude

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